Par Akira « Kappa » HATTORI
akira@ikusa.fr
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La saison de MMA recommence pour le DREAM !
Après une année 2009 riche en émotion lors des Feather et Welter Weight
Grand Prix, la première organisation de MMA japonaise avait conclu
l’année en s’imposant in extremis lors d’une confrontation 9 contre 9
contre le Sengoku au Dynamite !! le 31 décembre dernier. Durant ce duel
entre les deux grandes organisations du pays, le DREAM a montré une
faiblesse dans leur catégorie Feather Weight avec les défaites de Takaya
et Kid Yamamoto (face respectivement à Omigawa et Kanehara) et qui
aurait pu êter plus lourde de conséquence si Marlon Sandro n’avait pas
été remplacé au pied levé pour son combat face à Tokoro. Néanmoins
d’autres catégories ont fait preuve d’une toute autre réussite pour le
DREAM, notamment les catégories Light (victoires sans conteste de Aoki
sur Hirota et Kawajiri sur Yokota) et Heavy (victoire de Overeem sur
Fujita). L’objectif pour le DREAM cette année est donc de renforcer les
catégories « faibles » et d’affiner les catégories prédominantes.
Mais pour cela la naissance et la venue de nouveaux combattants
susceptibles de devenir des « stars » semble indispensable. Et pour ce
faire le DREAM, va tenter de recruter des combattants étrangers majeurs
(les noms de Arlovski et Sylvia ont circulé et circulent toujours),
ainsi que de renforcer leurs liens avec les organisations partenaires
telles que le Strikeforce (conclu avec la partipation de KJ Noons pour
cet event puis le prêt du champion Shinya Aoki pour un Title Shot en
avril aux USA) et le Sengoku. Mais l’idée du changement semble avoir
également émergé dans la tête des organisateurs qui ont demandé à
certains combattants de chevaucher entre deux catégories, c’est le cas
notamment du norvégien Joachim Hansen, qui pour sa conversion en Feather
Weight se voit attribuer directement un combat pour la ceinture face au
champion de la catégorie, le brésilien Bibiano Fernandes. Autres
combattants à descendre en poids : Andrews Nakahara et Kiyoshi Tamura
qui passent de la catéogire Middle à la catégorie Welter. Pour le
premier une confrontation l’attend face au redoutable Chonan Ryo, et
pour le second, un combat devait l’opposer à Marius Zaromskis mais
n’aurait finalement pas eu lieu à cause de certains différends entre
Tamura et le DREAM. Il se pourrait que d’autres combattants changent de
catégorie pour les prochains events.
Ce DREAM 13 est l’occasion pour le DREAM de prouver que l’organisation,
dont la rumeur de disparition avait surgi dans le courant de la fin de
l’année dernière, notamment en raison de la suppression des budgets
télés, n’est pas encore morte et peut renaitre de ses cendres. Pour cela
le DREAM a mis le gros paquet ; comme d’habitude et toujours en tant
qu’institution exaspérante les combats ont été dévoilés très très en
retard (le combat de Mighty Mo n’a été annoncé que 2 jours avant
l’event) mais les organisateurs ont fait l’effort d’appeler des
combattants avec noms et les qualités qui s’en suivent pour compenser
tant bien que mal leur carte qui ne comportera au final que seulement 7
combats… Mais il est certain que des noms comme Josh Barnett, Ryo
Chonan, Minowaman (qui enchaine les events), KJ Noons, Cole Escovedo,…
ne laisseront pas insensibles les connaisseurs de MMA.
L’heure de la rédemption pour le DREAM a sonné, il faudra prouver alors
que le MMA japonais n’est pas encore mort et qu’il a de beaux restes.
L’event se tient aujourd’hui au Yokohama Arena, plus connu pour être le
nouvel antre du K-1. Une arène pouvant accueillir 36000 spectateurs au
maximum de sa capacité ; 15h les portes s’ouvrent, les stands de goodies
habituels sont au rendez-vous, mais le produit à succès semble être le
T-shirt Minowaman élevé au rang de « star » depuis sa victoire au Super
Hulk Tournament en décembre dernier. Plus de produits que d’habitude,
mais moins de gens devant les stands laissent planer une légère
inquiétude. Heureusement que Sakuraba, Kikuno, Tokoro et Kawajiri sont
apparus pour saluer les fans.
La cérémonie d’ouverture cependant tient tout autant les spectateurs en
haleine, tant les cris de Lenny Hardt font vibrer la salle sur la
musique du DREAM. Les jeux de lumières sacralisent l’apparition des
combattants sur scène et les fans n’ont d’yeux que pour leurs idoles. La
plus grande ovation est réservée à Joachim Hansen, Minowaman et Josh
Barnett. Le terrain et l’ambiance de la salle est prêt, place désormais
aux combats !
1)
Open Weight Superfight :MINOWAMAN VS Jimmy AMBRIZ
Qui c’est le plus fort? C’est Minowaman ! Depuis sa victoire lors du
Super Hulk Tournament en décembre dernier face à Sokoudjou par un KO
plus qu’inattendu, Minowaman a été élevé au rang de star. Une idole
sympa, dépourvu d’un bon caractère et d’un fond extravagant, prêt à
faire n’importe quel entrainement de masochiste pour atteindre son but
ultime : être un surhomme. Ce rêve, il l’a réalisé en devenant le
premier Super Hulk de l’histoire du MMA, et les fans lui sont
reconnaissants, même pour un tournoi sans intérêt, considéré comme un
cirque au début, et une petite fille de 8 ans a même offert une ceinture
de champion fabriquée en carton de ses petites mains pour l’offrir au
champion. Minowaman ne devait rien gagner lors de ce tournoi, sauf une
reconnaissance, mais les organisateurs ont été bons seigneurs et lui ont
offert, alors qu’il ne s’y attendait pas, un chèque de 10 000$ ainsi
qu’une véritable ceinture de champion, beaucoup moins précieux
symboliquement que celle de la petite fille. Peu importe, Minowaman peut
être fier de son nouveau statut qu’il n’a pas volé. Mais se dresse face
à lui, lors de ce DREAM 13, un mur au sens propre en la personne de
Jimmy Ambriz. Qui est Jimmy Ambriz ? Un simple tas de muscle ? Oui mais
pas seulement ! en terme de popularité Jimmy Ambriz est considéré par
les fans du DREAM un peu comme le messie, et tout ça à cause d’un seul
homme : Genki Sudo !
Ambriz était venu affronter Sergei Kharitonov au DREAM 6 en 2008, et
lors de sa présentation, Jimmy, pour les fans, avouait qu’il avait
tellement de muscles qu’il ne pouvait pas lever son bras au-dessus des
épaules, premier four rire. Genki Sudo, alors commentateur du DREAM
s’en est donné à cœur joie pendant tout le combat pour souligner d’une
manière comico-sarcastique le physique panda, l’absence d’endurance et
de technique du cher Jimmy ; second fou rire. Les spectateurs devant la
télé ont suivi dans cette Ambrizisme ; multiple fou rire dans
l’archipel. Et Genki Sudo n’arrêtait pas de ressortir le nom d’Ambriz à
la moindre occasion, pour n’importe quelle conférence de presse, en
espérant pouvoir retrouver son Jimmy. De l’autre coté du web, sur le
forum du DREAM, une communauté s’est formée pour demander le retour de
Jimmy Ambriz, des milliers de posts et de délires en tout genre sur
Ambriz ont été débités depuis deux ans, la Ambriz-mania fait ravage et
parvient aux oreilles des organisateurs qui ne peuvent que rappeler ce
généreux garçon de 130 kilos (il arrive toujours 10minutes avant les
rendez-vous) pour le confronter au chasseur de Freak numéro un,
Minowaman auréolé de son titre. Nul ne doute que les fans sont partagés
entre Ambriz et Minowaman, mais les vannes fuseront dans la salle à coup
sur. Un combat Open Weight entre Minowaman (89kg) et Ambriz (125kg).
Round 1:
Tacle de Mionowaman d’entrée
mais Ambriz effectue une bonne défense de Take Down pour se retrouver
dans la demi-garde de son adversaire. L’américain passe ensuite
successivement en latérale puis translate doucement vers une position en
North-South, tout en donnant des petits coups avec ses bras de musclor.
Minowaman arrive à se défaire puis se relever mais Mabriz lui prend le
dos, le soulève puis le slamme durement contre le sol. Minowaman pivote
au sol sur lui-même pour se remettre face à son adversaire mais
l’américain est sur lui, ne le lâche pas et continue d’attaquer en
tentant même un improbable Kata Gatame. Tentative avortée mais Ambriz
garde une position avantageuse en prenant le dos de Minowaman, ne lui
laissant aucune marge de manoeuvre et en le frappant au visage avec des
petits coups de poing. Le japonais tente de se relever mais Ambriz
effectue un Supplex et préserve sa position sur le dos de Minowaman. A
ce moment l’arbitre interrompt le combat pour le faire reprendre debout,
au centre, et attribue un carton jaune à Minowaman pour manque
d’agressivité. Les deux combattants s’observent et se tournent autour,
Minowaman provoque et envoie une série de coups de poings au corps à
corps, ce à quoi Ambriz riposte par des enchainements Punchs puis coups
de genou. Une intensité qui aura duré tout juste 5 secondes, de quoi
faire perdre l’endurance à l’américain. Minowaman continue de provoquer
en balançant des jabs sur un Ambriz statique qui baisse de plus en plus
sa garde. A la fin du round, série de Lows Kicks puis de Jabs de
Minowaman sur Ambriz qui n’en peut plus physiquement.
Round 2:
Reprise des hostilités avec
Minowaman qui enclenche son attaque avec des crochets droite-gauche,
Ambriz riposte par des coups de genou et tente un Take Down le long du
coin rouge. L’américain se retrouve dans la garde ouverte de Minowaman
et tente un passage sans succès. L’arbitre interrompt un moment le
combat pour essuyer le nez saignant d’Ambriz. Le combat reprend et ce
dernier réussit à passer en position montée puis passe sur le dos de
Minowaman mais ce dernier pivote latéralement et vient renverser la
situation en se mettant à son tour dans la demi-garde de l’américain,
avec la manière et comme lui seul sait le faire. Ambriz utilise sa force
pour repasser en position montée mais Minowaman, se retourne et pivote à
une vitesse impressionnante pour se saisir de la cheville de son
adversaire et placer une clef qui scelle le sort du combat. Minowaman
gagne avec sa spécialité (et la manière) face à un adversaire de 40kg de
plus que lui et effectue, en harmonie avec tout le public, son fameux
Standing Real Fist 8 qui consiste à lever 8 fois les bras en criant la
victoire. Minowaman confirme son statut de Super Hulk vivant.
MINOWAMAN vainqueur par soumission (clef de
cheville) au 2nd Round en 2 minutes 42 secondes
2)
Light Weight Superfight:Katsunori KIKUNO VS Kuniyoshi HIRONAKA
Un duel nippo-japonais entre deux combattants en forme du moment. Kikuno
est annoncé comme l’attraction numéro un de la catégorie Light Weight
cette année par les organisateurs du DREAM. Normal, ce karateka de
formation au style pied poing original, avec notamment son coup de pied
en demi-lune (Mikazuki-Geri), était sur une série de 8 victoires
consécutives avant de tomber sur Eddie Alvarez dans une cage, au DREAM
12 pour une première défaite mais en ayant démontré qu’il ne reculait
devant rien. Une preuve de courage qu’il tient de l’enseignement de son
mentor, Tsuyoshi Kohsaka. Cette année le but de Kikuno est de repartir
sur des victoires et de postuler en fin d’année au titre Light Weight,
mais y arrivera-t-il ? Car il croisera lors de cet event la route de
Hironaka, un autre combattant japonais en forme depuis son passage en
Light Weight (consécutif à une défaite cuisante face à Mach Sakurai) et
qui reste sur une série de 5 victoires consécutives au ZST, Cage Force
et le DREAM 12 en cage où, malmené par le coréen Parky, il obtient une
victoire inespérée sur une coupure de son adversaire. Le gagnant se
rapprochera un pas de plus d’une confrontation contre un grand nom de la
catégorie.
Round 1:
Kikuno dès l’entame du
combat utilise son Mikazuki-Geri pour frapper le foie de Hironaka qui
recule sur le coup. Puis le duel continue en clinch une première fois,
remis par l’arbitre au centre puis une seconde fois. Kikuno continue
d’attaquer avec précision et place ses coups de pieds en demi-lune une
première fois, puis une seconde fois du gauche, sur le foie de son
adversaire puis en enchainant sur un crochet gauche et un crochet droit
fatal qui envoie Hironaka au tapis. Kikuno se précipite pour placer
quelques Pounds et l’arbitre arrête le massacre. Kikuno, un combattant à
suivre dans cette catégorie Light Weight.
Katsunori KIKUNO vainqueur par KO au 1er Round en 1
minute 26 secondes.
3)
Feather Weight Superfight:Yoshiro MAEDA VS Cole ESCOVEDO
La faiblesse de la catégorie Feather Weight du DREAM avait été démontrée
lors du Dynamite!! par la défaite de deux combattants majeurs de la
catégorie, Kid et Takaya. Le plan renforcement du DREAM peut alors
commencer et pour cela les organisateurs ont fait appel à deux anciens
combattants du WEC, et pas n’importe lesquels. Maeda Yoshiro, combattant
japonais populaire, avait terminé le tournoi Feather Weight l’an
dernier à la troisième marche du podium, battu en demi-finale par un KO
de Takaya. Il s’est néanmoins rattrapé par une victoire surprenante sur
l’ancien champion incontesté de la catégorie Feather Weight du WEC,
Chase Beebe lors du DREAM 12. Mais le challenge de Maeda ne s’arrête pas
là, car l’ancien champion de l’organisation Pancrase affronte ce soir
un autre ancien, et même premier champion Fether Weight de la WEC, le
Jiu-Jutsuka américain Cole Escovedo. Ce dernier était l’un des
combattants phare des premières WEC et possède un palmarès de 15-4-0,
défait seulement par les gros cadors Jens Pulver, Urijah Faber, Bao
Quach et Antonio Banuellos. Sa carrière avait été arrêtée en 2006 suite à
une troisième défaite consécutive au WEC et une absence de trois ans
s’en est suivi. En 2009 Escovedo refait son apparition sur le circuit
MMA avec une victoire au PFC sur Michael MacDonald puis continua sur sa
lancée avec trois autres victoires, pour prouver au monde qu’il n’a rien
perdu de son niveau. Un très beau duel entre deux combattants véloces
et puissants.
Round 1:
Le combat commence avec un
échange de coups, Escovedo provoque son adversaire à l’aide de Punchs et
de Low Kicks, mais Maeda résiste et riposte solidement en enchainant
les crochets droite-gauche avec un mouvement de boxe Hit and Away.
Escoveeo met involontairement un doigt dans l’œil de Maeda lors d’un
échange, le combat est interrompu momentanément. A la reprise les
échanges de coups continuent, Maeda en toute vivacité enchaine les
Punchs puis Escovedo, en contre-attaque, place une série de High Kick
puis Front Kick, et mise de plus en plus sur ses jeux de jambes.
Stratégie payante car quelques secondes plus tard l’américain utilise un
petit Low Kick de la droite pour déséquilibrer Maeda (à la manière d’un
Harai-Goshi au judo) puis de la gauche envoie un Middle Kick en plein
sur le visage de Maeda, baissé, qui s’écroule les bras en l’air sur le
ring. Escovedo effectue littéralement un plongeon sur son adversaire
pour lui donner le coup de grâce, mais se retient quelque peu, ayant vu
que son adversaire était KO et que l’arbitre voulait arrêter le combat.
Escovedo signe un des plus beau KO de ce début d’année et Yoshida a
beaucoup de mal à se relever; son visage est en sang. Escovedo remercie
tout son entourage ainsi que les fanspendant ce temps. On est certain de
le retrouver encore une fois avec un grand plaisir pour les prochains
events.
Cole ESCOVEDO vainqueur par KO au 1er Round en 2
minutes 29 secondes.
4)
Welter Weight Superfight:Ryo CHONAN VS Andrews NAKAHARA
Une petite pige à l’UFC ponctuée par 3 défaites et une seule victoire et
le voia de retour sur la terre japonaise. Ryo Chonan n’a pas su
s’imposer aux Etats Unis, lui qui a été présenté comme le seul
combattant à avoir pu soumettre le champion incontesté Anderson Silva
par le passé lors du PRIDE Shockwave 2004. Un retour au Japon en 2009 et
une victoire au DEEP sur Jutaro Nakao lui a permis de retrouver son
sourire de Piranha et compte désormais s’attaquer au titre Welter Weight
du DREAM. Son adversaire, Andrews Nakahara est un champion de karate,
encore en activité, déniché par M.Tanikawa le directeur du K-1. Ce
brésilien d’origine japonaise ne compte qu’un palmarès de 2 victoires
pour 1 défaite mais avait montré qu’il était capable d’effectuer une
transition honorable de son sport de prédilection, le karate, et le MMA,
chose plutôt rare. Autrefois combattant Middle Weight, il descendit
d’une catégorie où il se sent plus à l’aise, comme il l’a pu le montrer
lors de sa dernière victoire sur Shungo Oyama lors du DREAM 8. Certes
son expérience en MMA est encore peu suffisant pour juger de ses vrais
compétences mais sa détermination pour le MMA l’a poussé à accepter ce
défi contre un vétéran du MMA comme Chonan.
Round 1:
Coup de poing en contre de
Chonan sur le visage de Nakahara qui riposte avec ses coups de pieds de
karate sans grande réussite. Chonan pousse son adversaire sur les cordes
puis provoque un Take Down pour emmener son adversaire au sol. Le
brésilien se retrouve à son avantage sur une position de triangle toute
faite pour lui mais ne tente pas la prise de soumission et reste en Open
Full Mount pour tenter de bloquer son adversaire. Chonan repasse alors
dans la garde de Nakahara et place des Ground and Pound en profitant de
la faiblesse plus que visible de Nakahara au sol. Ce dernier tente de
garder la distance toujours en Open Full Mount tandis que Chonan,
profitant de cette position place une série de Pounds. Le japonais passe
dans la demi-garde de Nakahara puis en crucifix pour se remettre en
demi-garrde. L’action se poursuit et Chonan passe cette fois-ci en
Side-Control mais n’arrive pas à passer en Mount et revient dans la
demi-garde de Nakahara, et ceci à deux reprises sans que le japonais
n’ait eu le temps de placer de coups décisifs. En position d’Open full
Mount l’arbitre relève les deux combattants et donne un carton jaune à
Nakahara pour être resté trop statique. Le combat reprend avec des
Punchs de Chonan contre un Nakahara qui place plusieurs Low et Middle
Kicks. A quelques secondes de la fin du round, Nakahara envoie
involontairement un Low Kick dans les parties génitales de Chonan qui
s’écroule. Le combat est interrompu quelques minutes. A la reprise,
Nakahara envoie toujours autant de Kicks mais Chonan riposte de la même
manière avec une maitrise de la situation plus flagrante.
Round 2:
A l’entame du second round
les deux combattants ne cèdent pas, Chonan envoie une série de coups de
poing droite-gauche et Nakahara lui rend la pareille en ajoutant coups
de pied, et notamment un Brasilian-Kick raté. Chonan attaque en contre
avec une série de crochets et place un uppercut, ainsi qu’une droite.
Nakahara appuie sur l’accélérateur et fonce sur son adversaire pour
placer une série de plusieurs coups de poings et genou, le japonais
riposte et un échange virulent de coups a lieu. Chonan se prend des
dizaines de coups de poings et de coups de genou pendant près d’une
minute et arrive enfin, sur un difficile Take Down à emmener son
adversaire au sol. Side Control du japonais qui revient de lui-même dans
la demi-garde de son adversaire pour ensuite passer en position montée
sur son adversaire. Chonan, dans la Rubber Gard de Nakahara, martèle la
tête du brésilien mais n’arrive pas à permuter pour placer un
Juji-Gatame. Chonan continue de frapper comme il peut au sol et le
combat arrive à son terme.
Les juges donnent logiquement la victoire unanimement à Chonan qui aura
montré de belles choses (tout comme son adversaire) sur ce combat.
Ryo CHONAN vainqueur par décision unanime 3 à 0.
5)
Light Weight Superfight:Andre DIDA VS KJ NOONS
Bienvenue au DREAM, nous vous attendions Monsieur le représentant du
Strikeforce ! Enfin une alliance qui se concrétise du coté du DREAM.
Alors que l’organisation japonaise avaut par le passé prêté plusieurs
combattants à son compère US (Ishida, Manhoef, Zaromskis, etc.) le
processus inverse ne s’était jamais produit jusqu’à ce jour où
M.Sasahara annonça la participation de KJ Noons, une des icônes du
défunt Elite XC. Cet américain, spécialiste en boxe (discipline dans
laquelle il a combattu 6 fois ces deux dernières années en gagnant 5
combats pour 1 défaite) compte un palmarès en MMA de 7-2-0 et n’avait
plus combattu dans cette règle depuis 2008 et une victoire sur Yves
Edwards. Cependant Noons a choisi le DREAM pour faire son retour sur les
devants de la scène, un premier combat au Japon, et combattre devant un
public connaisseur qui a toujours rêvé de le voir. Mais le gardien de
l’antre du DREAM, et par ailleurs du K-1, ne sera pas un cadeau de
bienvenue, car il s’agira de l’efficace Striker brésilien, Andre Dida.
Ce dernier présente un bilan assez négatif ces deux dernières années
avec une série de défaite face à Eddie Alvarez, Katsuyori Kikuno en MMA
et face à Buakaw au K-1 World Max. Toutefois Dida a toujours fait preuve
d’un style particulièrement agressif, misant tout son combat sur le
duel en pied-poing. Le DREAM ne pouvait surement pas trouver mieux que
de confronter ces deux Strikers sur leur ring. Un duel DREAM VS
Strikeforce très attendu.
Round 1:
Premier coup et premier
incident, KJ Noons frappe involontairement les parties génitales de
Dida. Le brésilien se ressaisit et enchaine les frappes improbables avec
de larges crochets, un Superman Punch et un coup de poing retourné
tandis que Noons cadre au corps et cherche le coup décisif. Dida
enchaine les Lows Kicks et reste discret sur ses Punchs, l’américain
utilise ses techniques de boxe pour attaquer progressivement, toujours
au corps avec des jabs, puis petit à petit ajoute les gros crochets.
L’échange continue sur le même rythme pendant quelques minutes avec
Noons qui pousse de plus en plus et contre un Dida qui recule. Le
brésilien rate ses crochets, trop larges, tandis que Noons gagne en
précision mais ne conclut pas. L’arbitre leur attribue un avertissement
verbal pour plus d’agressivité. Dida est touché sur un crochet droit de
Noons qui accélère la cadence en enchainant les Rush de coups de poing
et, le brésilien tente de placer quelques coups de pied en contre. Dida
et Noons tentent de sortir le grand coup fatidique mais n’y arrivent
pas, même en utilisant les feintes de Jabs et en multipliant les
enchainements. Les esquives des deux combattants sont d’un niveau très
relevés mais l’attaque est insuffisante.
Round 2:
Dida a le nez boursoufflé,
tandis que Noons revient avec un visage propre. Dida tente un coup de
pied sauté puis un coup de pied retourné, pour le spectacle, dès le
départ puis se remet en mode défense en reculant devant les offensives
puissantes de Noons qui semble avoir gagné la maitrise du combat avec
ses nombreux Punchs précis sur le corps de son adversaire. Noons avance
et met la presion sur le brésilien, un enchainement de Punchs au visage
et le nez de Dida saigne à nouveau. Les médecins l’ont soigné et Noons
profite de la reprise pour aller encore plus de l’avant et placer un
uppercut et une série de poing gauche-droite au visage de Dida. Ce
denrier encourage le public à l’encourager d’avantage et provoque un
Rush que Noons arrive à casser en plaçant plusieurs frappes au corps.
L’américain semble à bout physiquement mais Dida l’est encore plus que
lui. Noons continue d’attaquer avec un peu plus de précipitation et
utilise par deux fois son genou. Jusqu’à la fin du combat Noons
continuera d’attaquer et Dida de subir.
Les juges donnent en toute logique la victoire à KJ Noons qui a montré
ici toute sa technique debout et domine le soi-disant duel Strikeforce
VS DREAM (Noons n’a jamais combattu au Strakeforce, il était un plus un
combattant phare de l’Elite XC).
KJ NOONS vainqueur par décision unanime 3 à 0.
6)
Heavy Weight Superfight:Josh BARNETT VS Mighty MO
Enfin le retour de Josh Barnett au Japon et même sur le circuit du MMA.
En effet, Barnett s’était mis la communauté mondiale du MMA à dos
lorsqu’il fut contrôlé positif au test anti-dopage à la fin du mois de
juillet 2009 lors de l’Afflcition3, précipitant ainsi la disparition de
ce qui l’une des plus belles organisations de MMA à court-terme et en
auto-détruisant son combat face à Fedor ; un combat pourtant attendu par
des millions de fans. Barnett, persona non-grata aux USA, sait trouver
refuge au Japon. Adulé en tant que catcheur et vénéré en tant que
combattant MMA depuis son passage au PRIDE, un pays qui veut le voir
combattre et qui lui a pardonné sa bêtise. Le DREAM a pensé à lui et lui
avait proposé plusieurs combattants qui pour la plupart ont refusé (Tim
Sylvia, Antonio Silva, Neil Grove) et le seul courageux, ou plutôt
suicidaire, à avoir accepté ce défi déséquilibré n’est autre que le
combattant de K-1, Mighty Mo. Ce dernier certes compte 4 combats en MMA
avec trois victoires, mais uniquement face à des combattants inconnus au
bataillon et sa dernière confrontation fut celle face à Semmy Schilt au
Dynamite !! 2008 où il perdit sur un triangle, démontrant ainsi ses
limites. Mo est pourtant bon debout et possède surtout un punch hors du
commun capable d’assommer n’importe quel combattant. Barnett devra se
méfier de cette unique arme et tenter de gagner par-dessus tout afin de
se rapprocher d’un combat pour le titre face au meilleur de sa catégorie
au DREAM, le néerlandais Alistair Overeem.
Round 1:
Les deux combattants
s’observent et tardent à attaquer. Barnett d’un Low Kick suivi d’un coup
de poing ouvre l’offensive. Mais un puissant crochet de Mighty Mo le
frappe au visage et Barnett tombe par terre, sans grande conséquence car
il arrive à se rattraper et tenter un tacle sur la même action. S’en
suivra dans la continuité un clinch le long des cordes, interrompu par
l’arbitre. Barnett continue d’attaquer et place ses Low Kicks.
Malheureusement un Front Kick de Barnett en contrant un Low kick de Mo
atteindra les parties génitales de ce dernier, qui souffre en se tordant
de douleur. Mighty Mo semble un peu exagérer sur le temps de
récupération mais les médecins se précipitent pour voir son état, et les
officiels se concertent pour savoir si le combat devrait se poursuivre
ou non, d’autant plus que Mo ne semble plus vouloir retourner sur le
ring. M.Tanikawa, patron du K-1 intervient lui-même pour le persuader de
continuer à combattre, mais le concerné n’a pas l’air convaincu.
Pendant ce temps Barnett attend et redoute de voir ce combat se terminer
sur ce genre de cas, il parle sur le ring avec le photographe de
Sherdog présent le long des rings et lui dire que le coup n’était pas
volontaire. Matt Hume, son ancien mentor de l’AMC Kickboxing &
Pankration, aujourd’hui juge pour le DREAM vient également lui parler
pour lui expliquer la situation.
Près de 15 minutes se seront écoulés, les spectateurs dans la salle ont
perdu concentration, mais Mighty Mo décide enfin de reprendre le combat
malgré la douleur. Les efforts des organisateurs du DREAM pour éviter de
voir ce combat être déclaré No Contest ou de donner Barnett perdant
auront payé. Barnett écopera néanmoins d’un carton jaune pour son coup
de pied.
A la reprise Mo fonce sur son adversaire et rate ses puissants crochets
larges. Josh Barnett tente des Take Down à de multiples reprises avec
des tacles à distance puis ensuite en débutant par un clinch le long des
cordes. A trente secondes de la fin, Barnett soulève Mo tel un enfant
et le plaque par terre pour enchainer sur une-demi Armlock-Americana.
Mighty Mo ne peut qu’abandonner, soulagé de terminer le combat.
Barnett, désolé pour son adversaire lui demandera de lui frapper les
parties génitales en retour lors de la remise du trophée, ce que Mo
exécute gentiment mais avec douleur pour Barnett (à noter qu’à la fin de
l’event, sur le ring il demandera également à Kikuno de lui envoyer un
Mikazuki-Geri dans l’entrejambe). Ce dernier n’a rien eu à prouver lors
de ce combat et on espère le retrouver dans d’autres events et dans
d’autres circonstances.
Josh BARNETT vainqueur par soumission (Armlock) au
1er round en 4 minutes 41 secondes
7)
Feather Weight Championship:Bibiano FERNANDES VS Joachim HANSEN
Il y a un an Hansen était le champion Light Weight du DREAM. Il y a un
an Fernandes n’était qu’un des combattants du Feather Weight Grand Prix
du DREAM. Le 6 octobre 2009, le destin change pour ces deux hommes.
DREAM 11, Hansen est battu par Aoki à 4 secondes de la fin du combat sur
une soumission (alors que si le combat s’était terminé il aurait
remporté le duel) et Bibiano quelques minutes plus tard, au terme d’une
superbe confrontation contre Takaya, devenait le premier champion
Feather Weight du DREAM. Aujourd’hui le chemin des deux hommes se croise
sur un ring ; Hansen a décidé de s’attaquer au titre Feather Weight de
Fernandes en passant du Light Weight (70kg) au Feather Weigh (63kg),
chose assez faisable pour Hansen qui ne pèse que 70kg tout juste dans la
vie de tous les jours. LE norvégien est arrivé au Japon deux semaines à
l’avance pour se préparer pour ce combat est s’est isolé dans le Dojo
de Mach Sakurai, loin de Tokyo. Bibiano Fernandes, pour la première
défense de son titre, connait les dangers de son adversaire et sait que
le DREAM ne pouvait pas lui proposer d’adversaire plus redoutable. Le
brésilien, ceinture noire de JJB devra emmener le combat au sol, point
faible de Hansen, mais devra aussi faire très attention aux coups et au
style très agressif et imprévisible de Hansen qui ne cherchera que la
victoire.
Les hymnes nationaux des deux combattants résonnent dans la salle avec
les spectateurs qui montrent tout leur respect pour ce moment solennel
protocolaire. M.Sasahara le directeur lit les procédures de remise de la
ceinture de champion et Bibiano remet son titre en jeu.
Round 1:
Bibiano attaque avec trois
Low Kicks qui réveillent Hansen. Ce dernier balance plusieurs Punchs
mais le brésilien exécute magnifiquement un High kick suivi d’un coup de
genou sauté pour placer subtilement un Take Down sur le norvégien.
Bibiano pivote autour de Hansen mais ce dernier le dégage avec son pied
et profite d’un moment d’inattention pour se relever. Le combat reprend
debout avec un clinch arrêté par l’arbitre. Hansen tente de placer
quelques Low Kicks, puis Bibiano riposte de la même manière avec un
enchainement Low-Middle Kick suivi d’un Take Down bien maitrisé. Le
norvégien au sol ne perd pas la position et ne laisse aucune faille à
Bibiano pour ensuite se relever. Le combat recommence et les échanges de
coup s’en suivent, Hansen utilise ses Low Kicks et Bibiano privilégie
les échanges aux poings au corps à corps. Hansen commence à riposter en
Punchs en réponse au brésilien, mais ce dernier ne recule devant rien et
continue même son offensive. Bibiano tente alors un Take Down et, au
sol, se retourne pour tenter de passer en position de clef de jambes
mais Hansen se débat pour empêcher la soumission et se retrouve en
position Inoki-Ali ou il frappe du sol, avec ses jambes, plusieurs fois
sur le visage de Bibiano. Hansen arrive à s’échapper avec aisance et
remettre le combat debout, cette fois-ci ses Low Kicks semblent faire
effet sur les jambes de Bibiano et le norvégien maitrise la lutte pour
contrer les attaques de son adversaire.
Round 2:
Reprise de la partie avec
des Low Kicks de Hansen, puis Bibiano réussit un superbe Take Down en
portant son adversaire norvégien. Ce dernier ne se laisse pas faire et
en position Inoki-Ali, arrive à choper la jambe de Bibiano pour
l’entrainer au sol, le déséquilibrer et se relever dans la même action.
Le combat se poursuit avec une série de Low Kicks de Hansen qui claquent
mais Bibiano arrive encore une fois à se mettre en position Inoki-Ali
avant de rentrer dans la garde de Hansen, pour la première fois, mais
abandonne rapidement l’idée de rester au sol. Hansen se relève et s’en
suivent deux clinchs sur les offensives suivantes. Bibano réussit un
énième amenée au sol mais Hansen avec une maitrise du sol arrive à
s’échapper du Side Control et repositionner le combat debout. Le
norvégien continue d’attaquer durant les dernières minutes du round et
enchaine les crochets droite-gauche et arrive même à placer un coup qui
fait voler le protège-dent de Bibiano. Ce dernier ne lâche pas et
riposte par des enchainements pied-poing jusqu’à la fin du round sans
pouvoir toutefois placer le coup fatal. La décision risque d’être très
serré au vue de la physionomie du combat.
Les juges donnent la victoire finale à Bibiano Fernandes par décision
partagée, la salle n’est pas totalement d’accord avec la décision mais
les nombreux Take Down réussi et les attaques du brésilien qui n’a rien
lâché pendant 15 minutes auront fait pencher la décision en sa faveur.
Bibiano FERNANDES vainqueur par décision partagée 2 à
1 défend son titre Feather Weight du DREAM
Impression générale:
Un event en
dessous de ce que l’on espérait malgré quelques très bons combats et
surtout une finale Feather Weight mémorable. Les combats les plus
attendus n’ont malheureusement pas été à la hauteur des espérances
(Noons VS Dida, Barnett VS Mo). Et comme cela arrive parfois une
première partie d’event très beau à voir avec des KO et une seconde
partie plus terne. Cependant on a découvert de vrais talents par exemple
en la personne de Cole Escovedo, Katsunori Kikuno, un bon Hansen en
feather weight et un impressionnant Bibiano Fernandes pour ne citer
qu’eux. Le spectacle était au rendez-vous comme d’habitude, mais la
salle était loin d’être comble avec ses 17 312 spectateurs seulement.