Nous sommes le jeudi 18 septembre 2014, Bonjour visiteur ! Se connecter / S'inscrire
Recherche
Annuaire des clubs: 449 clubs enregistrés

Publicité

Pronostics

Publicité
Document sans nom
Règlement Officiel MMA (FFFCDA)


Article 1: Le ring
Article 2: Les participants
Article 3: Medical
Article 4: Equipements autorisés pour les hommes de coins
Article 5: Les bandages
Article 6: Les gants
Article 7: L'équipement des combattants
Article 8: La pesée
Article 9: Les catégories de poids
Article 10: Les hommes de coins
Article 11: L'arbitre
Article 12: Les juges
Article 13:
Article 14: Décision des combats
Article 15: Le chronometreur
Article 16: Le contenu technique
Article 17: Arret Pour inspection
Article 18: Durée des combats
Article 19: Assurances
Article 20: Sorties et entrées des combattants



Le MMA est un sport de combat de plein contact englobant un large éventail techniques incluant les percussions, saisies, projections et soumissions tant dans le combat debout qu’en combat au sol.
 
 
 1) LE RING:
 
Les combats se déroulent dans un ring à 4 cordes minimum, inspecté et monté par les autorités compétentes.
Le sol de celui-ci est recouvert d'un tapis absorbant de 25 mm à 40 mm puis d'une bâche.
La Bâche est attachée hors de la surface de combat.
Les coins du ring sont protégés par les protections usuelles.
 
 
2) LES PARTICIPANTS:
 
Les participants doivent être de niveau sportif équivalent, reconnu par la commission mixte paritaire d’entraîneurs et d’officiels constituée avant chaque manifestation. Le niveau technique et sportif est garanti par le système de classement et/ou de carrière sportive.
 
Tous les participants doivent présenter les documents médicaux nécessaires afin d'être autorisés à combattre:
- Certificat médical d’aptitude à la compétition de MMA (saison en cours)
- Examen fond d’œil 3 miroirs (de moins de 3 mois)
- Electrocardiogramme (de moins de 3 mois)
            -  Tests H.I.V et Hépatite     
Un participant n'est pas autorisé à combattre durant les 28 jours précédents un combat.
 
Un participant (ou un de ses représentants) doit être obligatoirement présent lors de la réunion explicative du règlement de combat. Un interprète sera présent pour les non francophones.
 
Les participants doivent tous être présents sur les lieux des combats 1 heure avant le début de l'évènement.
 
Si un participant, prévu sur la carte et annoncé, n'est toutefois plus capable de combattre pour des raisons médicales, il devra fournir un certificat médical. Le promoteur peut également demandé un examen médical par un médecin désigné par ses soins.
 
 
3) MEDICAL:
 
Un médecin fédéral sera présent tout au long de l'évènement. Il peut décider de stopper à n'importe quel moment le combat (ou dans le cadre d'un tournoi, également à la fin de chaque combat) afin d'examiner un combattant et l'autoriser ou non à poursuivre.
 

a) intervention du médecin

-pendant la reprise :

A tout moment, l'arbitre peut faire appel au médecin autant de fois qu'il le juge nécessaire. Le médecin montera sur le ring à l'extérieur des cordes.

Le médecin ne soigne pas la blessure et son avis sera  « STOP » ou « BON ».

Si le médecin désire examiner un combattant pendant la reprise il en informe le délégué officiel ou superviseur qui fait signe à l’arbitre d'interrompre la rencontre pour examen médical. Si l'arbitre n'est pas attentif au signe du délégué officiel ou superviseur celui-ci va alors demander au présentateur ou speaker officiel de faire connaître la demande d'arrêt du médecin selon la formule «  demande d'arrêt du médecin  ».

L'arbitre prononce alors « STOP » et fait arrêter la reprise le temps que le médecin examine le combattant souhaité.

À l'issue de cet examen le médecin peut décider de laisser continuer la rencontre ou d'arrêter le combat. Son avis sera « STOP » ou « BON »

-pendant la minute de repos :

Le médecin peut examiner le combattant à son initiative ou sur la demande des seconds du combattant.

Le médecin peut, si il le juge nécessaire, apporter ses soins aux combattants pendant cette minute de repos. Le médecin peut arrêter un combattant, s’il le juge nécessaire pendant cette minute de repos après l’avoir examiné.

En règle générale le médecin peut arrêter à tout moment un combattant s’il l’estime nécessaire.

Concernant le rôle exact et les prérogatives du médecin officiel de rencontre il convient de se reporter au chapitre spécial consacré à ce thème des règlements médicaux.  
 

Le médecin officiel de la réunion pourra examiner tout combattant, s'il l’estime nécessaire, et en particulier tout combattant battu par K.O., T.K.O, soumission et jet de l'éponge. Cet examen devra être obligatoirement accepté par le boxeur et son entourage.

Le médecin sera seul juge de la durée de récupération nécessaire. Celle-ci sera inscrite sur le passeport du combattant et visée par le délégué officiel.
 
Une assistance paramédicale, sera présente sur les lieux afin de pouvoir apporter les premiers soins. Cette assistance sera en possession des équipements nécessaires et d'un véhicule d'évacuation.
Un hôpital local sera informé de la tenue de l'évènement au moins 24 heures avant l'évènement.
 
Après un K .O  tout combat est interdit pendant deux mois.
 
Un contrôle médical facultatif est proposé tous les cinq combats, il devient obligatoire (certificat d’aptitude au sport de haut niveau) après dix combats.
 
 
 
4) EQUIPEMENTS AUTORISÉS POUR LES HOMMES DE COINS:
 
- Vaseline
- Bouteilles d'eau, gourdes, etc. (pas de récipient en verre)
- Eponge
- Poches de glace
- Spray froid
- Spray d'eau (type brumisateur)
- Serviette blanche (Obligatoire, fournie par l'organisation)
- Ciseaux Médicaux
- Fer médical (réduction des hématomes)
 
Tous les équipements des hommes de coins doivent être vérifiés et validés par un officiel.
 
 
5) LES BANDAGES:
 
Les participants peuvent utiliser gaze médicale, tape, etc. pour bander leurs mains. Aucun bandage excessif ou trop rigide n'est autorisé, en particulier concernant les bandages sur la surface de frappe.
 
Un officiel inspectera et signera les bandages avant que le combattant ne mette ses gants afin de garantir que les bandages ne seront pas modifiés par la suite.
 
 
6) LES GANTS:
 
Les gants seront fournis par l'organisateur. 2 paires doivent être tenues en réserve à la table des officiels.
Seuls les gants en parfait état (sans réparation apparente) peuvent être utilisés. Ils doivent être de même marque et de structure identique pour les 2 combattants.
Leur rembourrage ne doit être ni déplacé, ni rompu de quelque façon que ce soit. L’arbitre doit s’en assurer.
La fixation velcro des gants doit être recouverte de tissu adhésif.
En cas de détérioration d’un gant pendant le combat, les 2 gants seront remplacés par des gants de même structure et de même marque.
Les entraîneurs peuvent assister au remplacement des gants de l’adversaire.
En aucun cas, 2 paires de gants différentes (structure et marque) ne sont autorisées dans un combat.
 
 
7) L'ÉQUIPEMENT DES COMBATTANTS:
 
Les combattants doivent porter une tenue en parfait état et convenable.
Les combattants doivent revêtir un short de combat adapté, avec un cordon de serrage interne :
-         short de type cycliste en lycra
-         short long de MMA
Les shorts doivent être exempts de poches et matériau dur.
 
Le port d'un kimono n'est pas autorisé.
 
La coquille et le protège-dents sont obligatoires.
 
Les chevillières de soutien et les genouillères sont autorisées, après inspection et approbation d'un officiel.
 
Les “strappings” sont autorisés, après inspection, approbation et signature d'un officiel.
 
La publicité est autorisée sur la tenue des combattants
 
Les combattants ne sont pas autorisés à utiliser des crèmes grasses, crèmes chauffantes, huiles thaïlandaises ou autres sur le corps.
Ils peuvent toutefois utiliser une petite quantité de vaseline sur la face (autour des yeux, sur le nez et les oreilles) et sera à l’appréciation de l’arbitre.
 
Les combattants ne peuvent pas revêtir d’objet comportant des matériaux durs.
Le port de lunettes, lentilles de contact dures, bijoux, piercing, bracelets, bagues et collier n’est pas autorisé.
 
Les cheveux longs doivent être maintenus par un objet non rigide de manière à ne pouvoir occasionner de blessures et à ne pouvoir gêner l’adversaire.
 
 
8) LA PESÉE:
 
La pesée officielle se déroule la veille des combats, en présence de l'adversaire (ou un de ses représentants) et des officiels de l'évènement.
 
La balance utilisée sera fournie par le promoteur et réglée par un officiel.
 
 
9) LES CATÉGORIES DE POIDS:
 
- poids mouches : - de 58 kg
- poids coqs : - de 61 kg
- poids plumes : - de 66 kg.
- poids légers: - de 70 kg
- poids welters: - de 77 kg
- poids moyens: - de 84 kg
- poids mi-lourds: - de 93 kg
- poids lourds: - de 120 kg
- poids super lourds: + de 120 kg
 
Après accord préalable des combattants et de l’organisateur, un combat peut se dérouler à une nouvelle limite de poids (catchweight). Dans ce cas, l’écart de poids entre les deux combattants ne peut être supérieur à l’écart maximal autorisé dans la catégorie de poids la plus petite à laquelle appartient le combattant le plus léger.
 
 
10) LES HOMMES DE COINS:
 
Ne seront autorisées dans le coin d'un combattant que les cadres techniques munis d'un laissez-passer d'hommes de coins.
 
Trois hommes de coins maximum sont autorisés.
 
Un officiel peut révoquer un homme de coins ne respectant pas les recommandations ou les règles.
 
Les hommes de coins doivent rester dans leur zone, assis pour donner les conseils à leur combattant.
Ils doivent utiliser un langage approprié et respectueux de l'adversaire et de son entourage technique, ainsi que de l’arbitre et tout officiel.
 
Ils  ne peuvent détenir que les équipements réglementaires approuvés par l'organisation.
 
 
11) L'ARBITRE:
 
L’arbitre d’un combat est obligatoirement licencié et agréé par la FFFCDA. Il possède les compétences et l’expérience requises pour arbitrer les combats en fonction du niveau de la compétition ou du gala : régional, interrégional, national ou international.
 
L’objectif principal de l’arbitre est la préservation de l’intégrité physique des combattants.
 
Lorsqu’un combattant est dans l’incapacité de se défendre correctement, debout comme au sol, l’arbitre stoppe alors le combat immédiatement, sans comptage « 8 » ou « 10 ». L’adversaire est alors déclaré vainqueur par K.O. Technique (arrêt de l’arbitre).
 
Lors des échanges debout, nous retrouvons le même principe que dans les diverses boxes sauf qu’au lieu de compter « 8 » un combattant, il est stoppé définitivement.
Lors du combat au sol, c’est également le même principe : si plusieurs coups sont  effectifs et que le combattant touché n’est plus apte à se défendre proprement, l’arbitre s’interpose et stoppe le combat (principe des 3 coups effectifs sans défense). L’arbitre sera particulièrement vigilant sur ce point lorsqu’un combattant est complètement immobilisé (bras bloqués, etc.).
Si un combattant touché debout va au sol de son plein gré cela est interprété comme un moyen de défense et le combat peut alors se poursuivre, à condition que le combattant à terre puisse se défendre à nouveau correctement sinon le combat sera  stoppé par l’arbitre.
 
A noter également qu’un combattant ne s’estimant plus capable de poursuivre le combat peut à tout moment abandonner.
 
a) Compétences de l'arbitre
 
Il doit être titulaire :
- de l’unité d’enseignement prévention et secours civiques de niveau 1 (anciennement AFPS),
- d'une licence d'arbitre de la FFFCDA
- d'un passeport sportif et d'un passeport médical
- d'un certificat médical de non contre-indication à l'arbitrage de la saison en cours
- d'un diplôme de juge/arbitre
 
Lors de l'exercice de ses fonctions d’arbitrage sur le ring, il ne doit pas porter de lunettes, de montre, de gourmette, de bague, de ceinture. Le port de verres de contact rigides est interdit alors que le port de lentilles souples est autorisé.

 
b) Tenue vestimentaire de l'arbitre
 
La tenue de l'arbitre doit être stricte et sans fantaisie
 
-un pantalon noir,
-un polo noir,
-le port sur le polo, du titre d'arbitre et l'écusson de la fédération ou de la ligue, peut-être autorisé,
-des chaussures de sport noir uni à semelles plates,
-une paire de gants en latex (facultatif),

-les effets personnels tels que : montre, gourmette ou bracelet, chaînette, boucles d'oreilles, piercing, bague, ceinture à boucles de pantalon doivent être impérativement ôtés avant de monter sur le ring.
 
c) La préparation physique et psychologique
 
Pour assurer un bon arbitrage, l’arbitre est en bonne forme physique et mentale. Il entretient cette forme par un entraînement régulier.
Il doit s'assurer d’effectuer le repos réparateur nécessaire avant de participer à toute rencontre.
Il doit avoir conscience que son rôle et premier devoir est de protéger la santé des compétiteurs dont il dirige le combat ou l’assaut.
Il doit veiller au bon déroulement de la rencontre et permettre par l'application impartiale des règles techniques de la discipline l'expression sportive des compétiteurs. Dans le respect de l'éthique et de l'équité sportive, il concourt directement à la mise en valeur du M.M.A.
 
d) Conduite de l'arbitre avant la rencontre
 
L'arbitre est la première personne à monter sur le ring avant le combat.
Une fois sur le ring il se placera face à la table des officiels (délégué officiel ou superviseur) qu'il saluera.
Il contrôle la tension des cordes du ring et le ring qui aura déjà été préalablement contrôlé par le superviseur et les arbitres précédents.
Puis il prend place en face de la table du délégué officiel.
 

Son maintien doit être naturel strict et sérieux. Il doit éviter les attitudes nonchalantes (appui sur les cordes, mains dans les poches, déhanchement, communication injustifiée avec les juges…) qui pourraient suggérer un manque de sérieux ou de compétences dans l'exercice de ses fonctions.
Il doit fixer son attention sur le délégué officiel, le médecin, le chronométreur, les juges de la rencontre et toute autre personne ayant un rôle officiel à tenir durant le combat.
Une fois les combattants entrés sur le ring, il vérifie la tenue des combattants en commençant par le coin rouge.
Dans les grandes rencontres (rencontre internationale, gala de prestige), la tenue et l’équipement des combattants sont vérifiés par le délégué officiel avant qu'ils ne montent sur le ring. Pour gagner du temps, cette vérification préalable de l'équipement et de la tenue peut également être réalisée par le délégué officiel au pied du ring. Dans ce cas, le contrôle des tenues et des équipements par l’arbitre sur le ring peut-être plus sommaire et plus rapide.
Il vérifie d’une part, que le matériel utilisé soit aux normes fédérales ou d’une marque labellisée par la Fédération et d’autre part, qu’il est employé selon les prescriptions en vigueur.
 
 
L'arbitre contrôle :
- les gants: il s'assure que les bandages sont posés d'une façon réglementaire et que les gants sont fermés correctement (dans le cas de gants à lacets, la boucle du noeud doit se trouver sur le dessus de la manchette du gant). Un tissu adhésif souple non coupant type strappal doit recouvrir toute la circonférence de la manchette au niveau du velcro (ou du lacet et du nœud) qui doit être recouverts par ce tissu adhésif.
 
- protège dents et la coquille.
 
L’arbitre doit s'assurer que les visages des combattants ne sont pas excessivement enduits de corps gras. Il fait essuyer par les hommes de coin si nécessaire. Il vérifie qu’ils n'ont pas de pansements sur le visage ou le corps.
 
Il doit demander aux combattants s'ils possèdent un bridge ou tout autre appareil dentaire.
 
Pendant la durée de la vérification les combattants doivent être tournés face vers le centre du ring.
 
L’arbitre vérifie et contrôle que les juges connaissent le nom des combattants.
 
Au début de la rencontre, l'arbitre réunit les combattants au centre du ring pour quelques brèves et ultimes recommandations.
Il fait saluer les combattants en se touchant les gants et les renvois dans leur coin respectif.
Ensuite, il reste au centre du ring, face à la table des officiels, il s'assure que les juges sont prêts, en commençant par sa droite et en demandant «  juge un, prêt ? » (le juge ainsi interpellé doit faire savoir à l'arbitre qu'il est prêt en levant la main droite à hauteur minimale du visage).
L'arbitre continue son contrôle en s'adressant ainsi successivement à chaque juge en le nommant par son numéro « juge deux, prêt ? », « juge trois, prêt ? », etc.
Une fois le contrôle des juges effectué, l'arbitre se tourne ensuite vers la table des officiels auxquels il s'adresse dans l'ordre suivant et par les termes suivants :
- « délégué officiel, prêt ? »
- « médecin officiel, prêt ? »
- « chronométreur, prêt ? »
 
L'arbitre s'assure ensuite auprès de chaque instructeur de la disponibilité de son combattant.
Il fait descendre les instructeurs au pied du ring (ils doivent normalement s'asseoir sur des chaises prévues à cet effet et placées à une certaine distance du coin du ring).
Il s'assure ensuite du regard que le ring est bien libre de tout objet (tabouret, cuvette, etc.) et que tout est en ordre.
Il demande alors au chronométreur de donner le signal sonore du début du combat.
D'un geste du bras et par le commandement « FIGHT » l'arbitre engage le combat.
Dès la première seconde du combat, il doit être prêt à intervenir.
 
e) rôle et commandements de l'arbitre pendant le combat 
 
L'arbitre peut intervenir à tout moment pendant le combat.
L'arbitre peut interrompre le combat quand il constate un manque d'action debout ou au sol ; il avertira les combattants avant son intervention. Le combat repartira systématiquement debout.
 
Si l'arbitre stoppe un combat et demande à un combattant de rejoindre un coin, il indique alors le coin neutre le plus proche de la main.
 
L'arbitre peut interrompre le combat s'il considère que le ou les combattants ne font pas de leur mieux pour gagner, refusent le combat, etc. Il peut alors pénaliser ou disqualifier le ou les combattants concernés. Dans un tel cas, l'arbitre justifiera sa décision auprès du corps arbitral
Pour cela, il dispose exclusivement de 6 commandements :
 
« STOP » : pour interrompre le combat. Dès qu'il est prononcé, les combattants doivent s'arrêter et faire un pas en arrière si possible (déplacement des deux appuis).
Ce commandement permet d'interrompre le combat à tout moment. Il est utilisé pour interrompre le combat dans les cas suivants :
 
1) l'arbitre veut faire une observation à un ou aux deux boxeurs
2) l'arbitre veut donner un avertissement (penalty)

3) en cas d'incident technique « gants défaits, protection mal positionnée ou qui se détache, etc.)

4) l'arbitre désire faire des observations, en particulier s'il est nécessaire d'intervenir par rapport à des acteurs situés hors du ring, spectateurs intempestifs, second n'observant pas les règles de retenue nécessaire dans le coin du ring (second trop bruyant ou n'étant pas assis sur sa chaise, etc.).

5) au terme du round ou du combat pour faire cesser l'opposition

6) l'arbitre désire arrêter le combat pour une des raisons principales suivantes :

- infériorité manifeste d’un des boxeurs

- insuffisance technique de l’un ou des deux combattants ou non-respect manifeste des règles techniques de la discipline
 

« FIGHT » : Ce terme signifie combat. Il est utilisé pour engager le combat au début de chaque reprise ou après un STOP. Il peut être également accompagné d’un signe de la main.

« BREAK » : Ce terme signifie rompez, arrêtez. il est prononcé lorsque les deux combattants sont dans une situation rapprochée mutuellement paralysés et ne pouvant plus travailler, bien qu'il n'y ait faute ni de l'un ni de l'autre.

À ce commandement les boxeurs doivent se dégager, faire un pas de retrait (déplacement des deux appuis) puis reprendre le combat sur ordre de l'arbitre qui prononce « FIGHT ».

Si l’un ou l'autre des combattants ne respecte pas l'ordre « BREAK », l'arbitre fait une observation en interrompant le combat « STOP ».

Au-delà de trois observations, l’arbitre prononce un avertissement (penalty) à l'encontre du boxeur fautif pour non-respect des commandements de l'arbitre.

« OUT » : Ce terme signifie fin du combat et est prononcé lorsque l’arbitre stoppe la rencontre suite à un K.O, T.K.O, soumission, etc.
« WORK » : Ce terme signifie travailler. Il est prononcé afin de demander aux combattants de rester actif et éviter l’intervention de l’arbitre.
 
« FIX » (lors du combat au sol) : Ce terme signifie fixer. Il est prononcé pour demander aux combattants de stopper le combat en fixant la position, afin d'examiner une blessure, repositionner les combattants au centre du ring si trop proches des cordes, etc.
 
Dans le cas où l'arbitre stoppe un combat se déroulant au sol afin d'examiner une blessure, replacer les combattants dans le ring, etc. il demande aux combattants de figer l'action (FIX) puis, une fois les combattants replacés, redonne l'ordre de reprendre le combat gestuellement et verbalement de la manière suivante : signal visuel pour les deux compétiteurs par l’action de montrer du doigt avec un « messieurs, préparez-vous » (pour les combats internationaux, l’anglais sera retenu) avant d’annoncer la reprise du combat (FIGHT).
 
 

f) déplacements et placements de l'arbitre

L’arbitre doit à tout moment pouvoir contrôler la rencontre. Il doit être capable de PREVOIR, ANALYSER, DECIDER et PROTEGER en fonction des situations qui vont se présenter a lui.

Le placement de l'arbitre est donc un point essentiel pour réaliser cet objectif. Il doit se tenir assez loin des deux combattants pour leur laisser toute liberté dans l'expression de la discipline, mais il doit cependant être prêt à intervenir rapidement à tout moment.

Il ne doit donc être ni trop loin ni trop prés, il adaptera la distance qui le sépare des combattants en fonction de la physionomie du combat :

- il contrôlera à distance les échanges clairs.

- il s'approchera pour contrôler le combat de prêt en cas d'échanges confus ou si les combattants ont tendance à commettre des fautes.

L’arbitre doit se déplacer rapidement avec fluidité et souplesse pour être prêt à intervenir sur chaque action. Des déplacements latéraux lui permettront d'être toujours dans l'axe des combattants.

- Le déplacement de l'arbitre doit lui permettre d'éviter d'être pris à « contre-pied ».

- Son attitude calme, sans précipitation, son placement précis et son aptitude à intervenir rapidement doivent contribuer au bon déroulement de la rencontre. Il donnera ainsi un sentiment de sécurité aux deux combattants, ce qui favorisera leur pleine expression.
 
g) la disqualification et les avertissements publics « penalty »
 
- L’arbitre doit obligatoirement disqualifier un combattant qui a reçu trois avertissements publics « penalty »
- Il doit donner le troisième avertissement « penalty » comme il a donné les deux premiers. En faisant comprendre sa signification au combattant fautif qui a commis la faute et au public, par la démonstration gestuelle de la faute.
- Il disqualifie ensuite immédiatement le combattant une fois le troisième avertissement public « penalty  » donné.
- L’arbitre doit disqualifier immédiatement un combattant qui commet une faute grave, volontaire ou involontaire, dont les conséquences priveraient son adversaire de tout ou partie de ses chances.
 
Un combattant touché par un coup interdit dispose de 5 minutes maximum afin de récupérer.
 
L'arbitre indiquera si nécessaire au chronométreur de stopper le chronomètre en cas d'interruption durant la reprise ou la pause.
 
Exemples de fautes entraînant la disqualification :
- coup irrégulier entraînant une blessure irréversible à son adversaire.
- mise hors combat de l'adversaire sur coup irrégulier.
- coup donné après un « stop », un « break » ou après le gong.
- frappe d'un adversaire irrégulièrement hors du ring.
- projection d'un adversaire volontairementhors du ring.
- manquement grave au fair-play.
 
Ces exemples ne sont pas limitatifs
 
- L’arbitre peut réprimander l'instructeur ou le coach qui enfreindrait les règles comportementales des instructeurs, coachs et hommes de coins.
- En cas de récidive, il peut les pénaliser en les éloignant de leurs coins, en prononçant un avertissement public ou en disqualifiant le boxeur. L'éloignement est définitif pour tout le reste du combat : il exclut à ce dernier toute possibilité d’accès à la salle où se déroule la compétition ainsi que les vestiaires.

- L'arbitre peut donner un avertissement public ou même disqualifier un combattant qui se débarrasserait de son protège-dents dans le but délibéré de gagner du temps pendant le combat ou de se sauver d’une situation dangereuse. (Il n’ y a pas de réprimande pour le boxeur perdant son protège dents sur un coup).
Règle :
- première perte volontaire : remontrance,
- deuxième perte volontaire : avertissement public « penalty ».
 
Dans tous les cas de perte de protège dents durant le combat (indépendamment des décisions ultérieures de l'arbitre), l'arbitre stoppe le combat (sans toutefois interrompre une action s'avérant décisive), ramasse le protège dents, ramène le boxeur dans son coin tout en envoyant son adversaire dans le coin neutre qu'il désigne.
L'homme de coin (instructeur, coach) doit se tenir immédiatement prêt sur le ring, à l'extérieur des cordes, doit rincer le protège dents de son combattant et lui remettre en bouche. Cette opération doit se dérouler en quelques secondes et sans que l'homme de coin adresse la parole à son combattant.
 
-l'arbitre peut, s'il pense cette décision justifiée, disqualifier les deux combattants si ceux-ci commettent des fautes justifiant cette décision. Il n'y aura donc pas de vainqueur dans ce combat qui sera indiqué : disqualification des deux combattants.
 
La disqualification est une décision grave que l'arbitre ne doit prendre que sur des motifs réglementaires, dans le calme et la rigueur.
 
L'arbitre a donc le pouvoir de «  disqualifier » à tout moment du combat même s'il n'a pas délivré d'avertissement public « penalty » préalable.
 
Suivant le motif de la disqualification, l'arbitre peut être amené à rédiger un rapport qu'il joindra au procès-verbal de réunion pour être transmis à la commission d'arbitrage et à la commission sportive.
 
 
h) en dehors des commandements
 

En début de chaque round, l’arbitre convoque les combattants au centre du ring par la phrase «  soigneurs dehors, combattants au centre ».

Au début du combat : il convoque les combattants au centre du ring, leur fait se toucher les gants, puis les renvoie dans leur coin respectif en formulant les recommandations d’usage.

Les combattants se tenant prêts, l'arbitre demande aux juges (dans l'ordre) :
« Juge 1, PRET ? »
« Juge 2, PRET ? »
« Juge 3, PRET ? »

Il rappelle les combattants au centre du ring et prononce le début du combat avec le mot « FIGHT »

Le tout ne doit durer que quelques secondes

Entré en premier, l'arbitre sera le dernier le ring.

Si il y a changement d'arbitre, les deux officiels se serrent la main.

Dans toute situation non mentionnée dans le règlement, le délégué officiel a le pouvoir d'interprétation du règlement en sollicitant l’avis aux autres officiels. En tout état de cause, la décision finale reste de son ressort.
 
i) annonce de la décision à la fin du combat
 

Après s'être assuré, que chaque combattant a rejoint son coin, l’arbitre retourne face à la table des officiels.

Puis au-delà de 10 secondes, il ramasse les feuilles de jugement dans l'ordre de 1 à 3, pour les remettre au superviseur.

Ensuite, il convoque les combattants au centre du ring en prononçant à voix haute et intelligible la phrase « combattants au centre pour la décision ». Les deux combattants se rangent de part et d'autre de l'arbitre (combattant rouge à droite) face à la table des officiels pour la décision.

Après le décompte des points, le délégué officiel indique la décision à l'annonceur officiel qui prononce la décision au micro. L'arbitre tenant les deux combattants par le poignet au niveau de la fin des bandages lève alors le bras du vainqueur.

 

Fin de combat autre que décision aux points :

 

Une fois que les combattants ont rejoint leurs coins, l'arbitre en accord avec le superviseur ou délégué officiel fait le tour des juges (toujours dans l'ordre) afin de faire notifier la décision prise, puis il récupère les feuilles de jugement comme précisé ci-dessus en effectuant un deuxième tour.

En fonction de la situation les combattants sont convoqués au centre du ring pour la décision par la phrase «combattants au centre pour la décision ».

L'annonceur officiel, sur instruction du superviseur ou délégué officiel, annonce la décision.
 
 
12) LES JUGES:
 
Obligatoirement au nombre de 3, ils sont licenciés au sein d’un club et ont une connaissance poussée de l’ensemble des techniques et principes régissant le M.M.A.
 

Ils doivent être titulaire :
- du PSC1,
- d'une licence d'arbitre de la FFFCDA,
- d'un passeport sportif et d'un passeport médical,
- d'un certificat médical de non contre-indication à l'arbitrage de la saison en cours,
-d'un diplôme de juge/arbitre.
 

a) le rôle du juge

Règle suprême :
Le premier devoir d'un officiel est la neutralité et l'impartialité absolue.


Le juge doit avoir à l'esprit que c'est l'ensemble du combat que son jugement doit refléter. Il ne doit pas se laisser influencer par une activité supérieure en fin de combat d'un combattant qui aurait été dominé le reste de la rencontre, à savoir le syndrome des dix dernières secondes.

Le juge ne doit pas être perturbé dans l'exercice de sa fonction. C'est pourquoi il doit être seul à sa place ou éventuellement assisté d'un juge stagiaire en formation.

Une fois installé, le juge ne bougera plus de sa place, ne parlera pas, n'interviendra ni par gestes ni par la voix auprès de ses collègues ou à plus forte raison du public.
Il communique exclusivement avec l'arbitre :
- soit pour répondre à une question.
- soit pour  demander quelque chose dans ce cas il appelle l’arbitre en levant le bras à hauteur de l'épaule et la main en signe d'appel.
 
Pendant et après un combat, le juge se gardera de tout commentaire, polémique, concernant le déroulement du combat et sera très réservé sur la prestation des athlètes.
Ces consignes sont souvent mal comprises et intentionnellement transformées.
Le juge doit donner de lui une image qui inspire confiance et respect à toutes les personnes présentes.
 
Le juge doit donc être :
Impartial:
seul les coups réguliers et portés doivent intervenir dans le pointage. Le juge ne se laissera pas influencer par les titres de l'un des boxeurs ou la réputation de ses hommes de coin.
Concentré : le juge doit être seul à sa table où assisté d'un juge stagiaire.
Compétent : un bon juge doit avoir en tête son pointage au moment du coup de gong annonçant la fin de la reprise.
L'inscription sur le butin doit être immédiate.
Il doit connaître parfaitement les différents points du règlement.
 

b) tenue vestimentaire du juge

La tenue du juge doit être irréprochable.

Sa tenue est la même que l'arbitre, sauf qu'il peut porter un blazer noir.

Sa tenue se compose :

-- un pantalon noir
-- un polo noir sans fantaisie (sont autorisés les écussons de la fédération ou de la ligue)
-- des chaussures de sport noir à semelles plates (type chaussures de foot en salle) sans fantaisie
-- un blazer noir

c) tenue vestimentaire exceptionnelle du juge

- un pantalon noir
- une chemise blanche (sont autorisés les écussons de la fédération ou de la ligue) avec nœud de papillon noir.
- des chaussures de sport noires à semelles plates (type chaussures de foot en salle) sans fantaisie
- un blazer noir

La tenue du juge arbitre doit être stricte et sans fantaisie
 
 
 

d) les signes du juge

Pour communiquer avec l'arbitre, le juge utilise des signes :

- Il lève le bras à hauteur de l'épaule, l'avant-bras vertical, la main dans le prolongement de l'avant-bras et la paume face à l'arbitre. Ce signe signifie :
* qu’il appelle l’arbitre,
* ou qu’il donne son accord à l'arbitre (pour une demande d'avertissement, le fait de lever le bras signifie que le juge accepte et valide la demande d'avertissement).

- Il croise les deux bras devant lui au-dessous du visage les paumes de main sont orientées latéralement pour signifier qu'il n'est pas d'accord avec la demande (notamment quand il refuse de donner un avertissement)

- Il lève les 2 bras les coudes à hauteur des épaules, paumes des mains face à l’arbitre pour signifier qu'il n'a pas vu l'action ou le coup pour lequel il est interrogé.
Chaque juge note le combat indépendamment.
 
 
e) application de la méthode de pointage
 
Le système de notation sur 10 pour chaque reprise est retenu.
 
Chaque reprise est notée individuellement et, si le combat n'est pas interrompu avant, chaque juge totalise les notes obtenues à chaque reprise et rend sa décision écrite et sans rature.
 
-         les 2 combattants sont à égalité = 10-10
-         1 combattant remporte la reprise = 10-9
-         1 combattant domine la reprise = 10-8
(la notation 10-7 est possible dans le cas d’une reprise très largement dominée)
 
Pour chaque faute commise et signalé comme telle, 1 point est retiré. Cette déduction peut changer un round gagnant en égalité et sera noté 9-9.
 
Les critères de jugement retenus sont :
 
-    les frappes effectives
-         le grappling effectif
-         le contrôle du ring
-         l’agressivité effective
 
Les frappes effectives :
 
Le combattant qui a envoyé des frappes effectives (qui touchent) et efficaces.
Il y a 2 moyens de mesurer les frappes :
1) le nombre total de touches,
2) le nombre total de frappes efficaces, qui causent des effets.
 
Le combattant qui envoi le plus de frappes efficaces doit retenir plus l’attention des juges que le nombre de touches.
1) si l’efficacité des frappes est égale de part et d’autre, le nombre total de touches peut alors être utilisé comme critère de jugement,
2) le nombre total de touches doit être de quantité suffisante afin d’attribuer le round à un combattant.
 
Les frappes assénées depuis une position supérieure au sol (depuis l’intérieur de la garde, en montée, contrôles latéraux) sont généralement plus efficaces que celles assénées depuis une position inférieure (dos au sol)
1) ainsi un juge reconnaîtra que les frappes assénées depuis une position supérieure sont de meilleure qualité que celles assénées depuis une position inférieure.
2) dans certains cas, le juge pourra constater qu’un combattant sur le dos assène tout de même des frappes tout aussi efficaces.
Toutefois, la grande majorité des combattants adopte une position supérieure afin de frapper avec le plus d’efficacité. Ceci indique une position dominante (dans le domaine des frappes).
 
Le grappling effectif :
 
1) le juge reconnaîtra la valeur des amenées au sol ainsi que la position de garde active.
2) le juge reconnaîtra que le combattant capable de mettre au sol son adversaire est efficace en grappling.
3) le juge reconnaîtra qu’un combattant dos au sol et adoptant une position de garde active peut combattre efficacement par l’exécution de tentatives de soumissions (clés et étranglements) et de renversements répétées, ayant pour résultat la défense continue du combattant en position supérieure.
4) le juge reconnaîtra que la position de garde active seule sera notée neutre ou identique, si aucune des situations précédentes n’étaient rencontrées (voir points 2 & 3)
5) le juge reconnaîtra également la même chose si les deux combattants restent dans la position de la garde la majorité du temps de la reprise sans qu’aucun des deux ne prenne l’avantage dans le domaine des frappes ou du grappling (voir points 2 & 3).
Un combattant ayant alors réussi l’amenée au sol doit remporter la faveur du juge.
6) Un renversement est équivalent à une amenée au sol dans le pointage des juges.
 
Le contrôle du ring :
 
1) Un combattant prend le centre du ring, cadre, se déplace efficacement, etc.
2) Un combattant de type frappeur qui défend les tentatives d’amenées au sol d’un grappleur, afin de rester debout et travailler avec ses frappes, est considéré comme contrôlant le ring.
3) Un combattant de type grappleur qui amène au sol un adversaire de type frappeur est considéré comme contrôlant le ring.
4) le combattant au sol qui tente des soumissions, renverse, prend des positions de contrôle ou touche avec ses frappes est considéré comme contrôlant le ring.
 
Agressivité effective :
 
1) un combattant avance, prend l’initiative et place ses techniques (frappes, amenées au sol ou soumission)
2) un combattant qui frappe en reculant est moins efficace que le combattant qui frappe en avançant.
3) une frappe lancée mais qui ne touche pas n’est pas considérée comme faisant l’objet d’agressivité effective.
4) un combattant qui avance mais qui se fait contré à son tour par les frappes de son adversaire n’est pas considérée comme faisant l’objet d’agressivité effective.
5) tenter une amenée au sol qui sera défendue et/ou contrée n’est pas considérée comme faisant l’objet d’agressivité effective.
 
Critères d’évaluations :
 
1) Chaque juge doit évaluer quel combattant est le plus effectif. Le niveau en frappes et grappling est la priorité.
2) L’évaluation des critères requiert de la souplesse d’esprit et une échelle de valeur variable. Un combat peut se dérouler debout ou bien au sol. Le juge reconnaîtra que ce n’est pas la durée que les combattants ont passé dans les phases de combat debout ou au sol qui peut être le critère de jugement mais plutôt ce qu’accomplissent les combattants à partir de ces positions.
3) Si 90% de la reprise se déroule au sol avec un combattant en position supérieure :
- le grappling effectif sera le premier critère,
- les frappes seront le second critère. Les frappes peuvent toutefois surpasser le grappling selon l’orientation que prend le combat au sol,
- le contrôle du ring sera le troisième critère.
4) Si 90% de la reprise se déroule debout :
- les frappes seront le premier critère,
- le grappling sera le second critère (mise au sol et corps à corps effectif),
- le contrôle du ring reviendra au combattant qui adopte les meilleurs positionnements, crée les situations afin de frapper et toucher son adversaire.
5) Si la reprise se déroule 50% debout et 50% au sol :
- les frappes et le grappling seront notés de la même manière,
- le contrôle du ring sera le second critère.
6) Dans ces 3 situations, l’agressivité effective sera le dernier critère.
7) Les juges notant un combat de M.M.A doivent respecter la priorité suivante des critères d’évaluation :
- frappes et grappling
- contrôle du ring
- agressivité effective

 

Critères de domination :

1) Un juge peut déterminer qu’un combattant domine son adversaire dans la reprise. Cela se traduit par une différence de 2 points, ou plus, sur la notation du juge.

2) La définition d’une reprise dominée est la capacité d’un combattant à frapper, lutter efficacement et contrôler son adversaire.

3) Un juge peut également déterminer si un round a été dominé par un des combattants quand son adversaire a été affecté par une des actions suivantes :

- touché et mis au sol sur une frappe,
- par une tentative de soumission,
- par une projection, amenée au sol,
- par les frappes debout comme au sol.

f) règle de «  l’avis du juge »

Si lors du combat l'arbitre donne un avertissement  IL EN EST LE SEUL DECIDEUR , la sanction est décomptée par les juges.

Au terme de la rencontre après le total des points ou après avoir précisé la préférence en cas d’égalité, le juge entourera la mention ROUGE ou BLEU correspondant au vainqueur en fonction de son pointage.

Il entourera en bas du bulletin la case correspondant à la décision sans omettre le round de la fin du combat.

Il est interdit au juge :
- de commenter son bulletin ou celui de son collègue,
- de quitter sa place avant que la décision n’ait été annoncée au public,
- de plier son bulletin avant de le remettre à l'arbitre, afin que celui-ci ne le contrôle.
 
 
14) DÉCISION DES COMBATS:
 
- Soumission,
            *verbale
            * physique (en tapant 3 fois avec le plat de la main)
 
- Knock Out (K.O.)
- Knock Out Technique (T.K.O.), prononcé par l'arbitre en stoppant le combat et/ou le médecin.
- Décision des juges, comprenant :
 
* Décision unanime (les 3 juges désignent le même vainqueur)
* Décision partagée (2 des juges en faveur d’un combattant, le 3e juge en faveur de l’autre combattant)
* Décision majoritaire (2 des juges en faveur d’un des combattant, le 3e juge prononce l’égalité)
 
* Egalité unanime (les 3 juges prononcent l’égalité)
* Egalité majoritaire (si 2 juges prononcent l’égalité, le 3e en faveur d’un des 2 combattants)
* Egalité partagée (les 3 juges prononcent 3 résultats différents)
 

- Jet de l’éponge : il est rappelé que seul l'homme de coin officiel a le droit au «  jet de l'éponge ». Le règlement exige que, dans ce cas, l'homme de coin officiel monte sur le ring, en restant à l'extérieur des cordes et qu’il agite visiblement la serviette. Ce point du règlement est encore mal appliqué par beaucoup d'hommes de coin (jet de la serviette par-dessus les cordes, derrière l’arbitre ou même jet d’une minuscule éponge,…). Il est du devoir des arbitres d'éduquer et de réprimander les contrevenants dans le sens de la règle actuelle afin de ne pas fausser les décisions.
 
- Disqualification
- Forfait
- No contest
 
Lorsque les 2 combattants sont blessés ou KO simultanément et ne sont pas capables de reprendre le combat, les juges rendent leur décision en s'appuyant sur les scores enregistrés jusqu’au moment où s’est stoppée la rencontre.
 
Lorsqu'un combattant est Knock down mais ne peut reprendre le combat, son adversaire sera déclaré vainqueur par KO.
 
Lorsqu'un combattant est blessé avec une technique autorisée et que le combat ne peut ne poursuivre à cause de la gravité de la blessure, l'arbitre stoppe le combat, consulte le médecin, si ce dernier décide que le combat doit être stopper, il déclare alors le combattant blessé perdant par KO Technique.
Lorsque l'arbitre considère qu'un combattant n'est plus capable de se défendre ou de s'opposer à son adversaire, il stoppe le combat est déclare l'adversaire vainqueur par KO Technique.
 
Si un combattant est disqualifié, l'arbitre déclare son adversaire vainqueur par disqualification.
Dans le cas où les 2 combattants seraient disqualifiés, la décision serait alors une double disqualification.
 
Lorsqu'un combattant est coupé par un coup interdit intentionnel et ne peut poursuivre le combat à cause de la gravité de sa coupure, son adversaire, fautif, sera alors disqualifié.
Lorsqu'un combattant est coupé par un coup interdit non intentionnel et que le combat ne peut se poursuivre à cause de cela, l'arbitre rendra une décision technique, accordant la reprise durant lequel la blessure est survenu en faveur de celui qui menait sur les scores des juges, comprenant le score de la reprise où le combat a été stoppé. La première reprise doit être effectuée afin de rendre cette décision, sinon un No contest sera déclaré. Si le combat peut se poursuivre, l'arbitre peut déduire 1 ou plusieurs points au combattant fautif, selon la gravité de la blessure.
Si une blessure, infligée par un coup interdit accidentel s'aggrave par la suite et que l'arbitre décide de stopper le combat, l'issue peut être déterminée grâce à la notation des juges sur les reprises effectuées ainsi que le round durant lequel l'arrêt à été prononcé.
 
 

15) LE CHRONOMETREUR

C'est l'officiel qui contrôle le nombre, la durée et les intervalles des reprises d'un combat.

Cet officiel devra être de préférence juge pour lui permettre de négocier toutes les difficultés durant les combats.

Il se trouve à la table officielle, auprès du délégué officiel ou superviseur, il doit posséder 2 chronomètres, qu'il déclenche simultanément afin de pallier à une carence de l'un ou de l'autre.

 

Sa fonction exige : ATTENTION, METHODE et HONNETETE.

En début de combat :
Sur l'initiative de l'arbitre, il donne le signal sonore de commencer doubler du commandement « FIGHT » de l'arbitre.

Durant la reprise :
Il est attentif à toutes les interventions de l'arbitre.
Il stoppe les temps à chaque fois que l'arbitre prononce le mot « STOP » surtout s'il y a un temps d'arrêt pour une remarque de l'arbitre.
Il refait partir le chronomètre et donc le décompte du temps au mot « FIGHT » prononcé par l'arbitre.
D'ailleurs l'arbitre par un regard ou un geste s'assure que le chronométreur l’a suivi.
 
10 secondes à 5 secondes avant la fin de la minute de repos :
Plusieurs petits coups de gong alertent l'arbitre et ordonnent la sortie du ring du soigneur.
L'arbitre à l'appel de ces petits coups de gong gagne le centre du ring, précise, si nécessaire, «  soigneurs dehors, combattants au centre » et se prépare à arbitrer la suite de la rencontre.
À la suite de ces petits coups de gong, un coup sec, sonore et appuyé signale le début de la reprise suivante. C'est ce coup de gong net et sonore qui ordonne la reprise du combat.
L'arbitre ne fait que suivre le coup de gong.
L'arbitre peut être appelé alors à intervenir si l'un des combattants n'est pas prêt à combattre.
 
Le chronométreur indique également avec 3 frappes sonores lorsqu’il ne reste que 10 secondes avant la fin de la reprise, tant pour les combattants que pour l’arbitre, prêt alors à s’interposer si nécessaire.
 
Le chronométrage est un acte essentiel lors d'un combat.

Dans les phases critiques, une décision pourrait être faussée ou  inversée, si le temps était écourté ou allongé d'une ou deux secondes.
 
16) LE CONTENU TECHNIQUE:
 
Le MMA possède un large panel de techniques de percussions, saisies, projections et soumissions.
Les techniques de percussions visent les 3 hauteurs des cibles corporelles :
Bas = sous la ceinture (membre inférieur)
Moyen = le tronc
Haut = la tête, le visage
 
Les cibles pour les frappes sont l’avant et le côté de la face et du tronc mais aussi les membres inférieurs (cuisse dans sa globalité et la jambe).
Dans les compétitions de MMA, 6 armes de frappes sont répertoriés : 2 poings, 2 pieds et 2 genoux.
On cherche à percuter, avec les parties dures de son propre corps, les parties molles autorisées du corps adverse.
 
Les surfaces de frappes autorisées sont :
Poing : toute la surface de frappe de la main peut être utilisée.
Genou : la rotule, la partie tibia/péroné et la partie fémorale.
Pied : le dessus du pied, le bol du pied, le talon, les bords externes et internes du pied et le tibia.
 
Les techniques autorisées :
- Coups de poings : directs (jab, lead, direct court), circulaires (crochet, swing, half swing), remontants (uppercut), descendants (plongeant), de revers, de revers retourné, marteaux,
- Coups de pieds : directs, circulaires, circulaires inversés, crochetés, arrières, en croissants, en retombant (marteaux),
- Coups de genoux : remontants, directs, circulaires, semi circulaires, doubles.
Toutes ces techniques peuvent être utilisées de face, de profil, de dos mais aussi en techniques retournées et/ou sautées.
Lors du combat debout, toutes ces techniques de percussions peuvent viser le visage, le corps et les jambes.
Lorsqu’un combattant est au sol :
- Il ne peut être attaqué uniquement par les percussions des poings (visage et corps) au-delà d’une série de trois coups non bloqués l’arbitre interrompt le combat estimant que le combattant au sol ne peut se défendre. Si le combattant frappé au sol n’est plus lucide l’arbitre prononce le KO.
- Les attaques en coups de pieds et genoux sont strictement prohibées.
 
Les coups avec l’épaule sont autorisés, debout comme au sol.
Les coups de talons sur les pieds/orteils de l’adversaire sont autorisés lors du combat debout.
 
Sont également autorisées les techniques de :
- Saisies et contrôles, visant : bras, jambes, torse, cou/tête,
- Projections et amenées au sol : arrachés, balayages, crochetages, fauchages, épaulés, hanchés, ramassages de jambes, souplesses, jambes en barrages,
- Clés articulaires : en extension, torsion et compression visant les articulations des épaules, coudes, hanches, genoux, chevilles et cou,
- Etranglements : sanguins et respiratoires.
Toutes techniques de préhension et soumissions peuvent être portées avec n’importe quelle partie du corps.
 
Les techniques de défenses sont les blocages, les esquives, les déviations, les retraits, les déplacements et les neutralisations.
 
Les techniques interdites :
- Coups de coudes (visant n'importe quelle cible et dans toutes les positions)
- Coups de pieds visant un combattant au sol (que ce soit au visage, au corps ou dans les jambes)
- Coups de genoux visant un combattant au sol (que ce soit au visage, au corps ou dans les jambes)
- Coups de tête
- Coups visant les parties génitales
- Coups visant les reins
- Coups visant la colonne vertébrale et le derrière de la tête
- Coups visant la gorge
- Saisir la trachée artère avec les doigts
- Attaque directe dans l'articulation du genou (coups de pieds d'arrêt, latéraux ou directs)
- Manipulation des petits articulations (doigts), autorisé si contrôle d'au moins 4 doigts.
- Mettre les doigts dans les yeux, la bouche, le nez ou une plaie.
- Griffer et/ou pincer intentionnellement
- Attraper/tirer les cheveux
- Projeter intentionnellement sur la tête et le cou
- Projeter, pousser son adversaire hors du ring
- Attraper les cordes, enrouler un bras ou pieds autour de celles-ci, etc.
-Saisir le short, les gants ainsi que les autres protections
- Porter des chaussures
- Utiliser un langage non sportif, abusif, irrespectueux envers son adversaire, ses coaches, l'arbitre, les juges ou tout autre officiel. (Cela est également valable pour les hommes de coins)
- Cracher sur son adversaire
- Attaquer l'adversaire durant une interruption de l'arbitre
- Attaquer l'adversaire avant le début ou après la fin de la reprise (signalé par l'arbitre)
- Ne pas tenir compte des instructions de l'arbitre
- Enlever (ou faire tomber) intentionnellement ou constamment son protège dents
- Feindre une blessure
- Interférence par les hommes de coins, coachs.
 
Un combattant au sol ne peut être frappé  uniquement que  par des attaques de poings au visage..
Les coups de pieds et de genoux sur un adversaire au sol sont prohibés.
 
L’arbitre intervient et stoppe le combat lorsqu’un combattant est dans l’incapacité de se défendre correctement et que son intégrité physique pourrait être menacée.
La plus grande vigilance sera portée sur un combattant au sol, subissant les attaques de poings de son adversaire.
 
17) ARRÊT POUR INSPECTION:
 
Si un combattant au sol est blessé (par exemple une coupure), l'arbitre peut stopper le combat dans cette position pour évaluer la blessure et faire repartir le combat dans la même position. L'arbitre inspecte la blessure en gardant les combattants dans la position de combat, si le combat peut se poursuivre, il reprend dans la même position.
Si l'arbitre demande l'avis du médecin, il mémorise la position des combattants, les fait relever et le médecin intervient. Si le combat peut reprendre, l'arbitre replace les combattants dans la même position et fait repartir le combat de sorte qu'il reprenne dans la même position précédant l'arrêt.
 
 
18) DURÉE DES COMBATS:
 
Les combats se déroulent en 2 ou 3 reprises de 5 minutes chacune avec 1 minute de pause entre chacune d'elles. Sans prolongations possibles.
 
 
19) ASSURANCES:
 
La licence et l’affiliation FFFC&DA couvrent les participants. Une assurance individuelle complémentaire peut être souscrite auprès de la Fédération.
L’organisateur se conformera cependant aux règles fédérales régissant l’organisation de manifestations sportives, tant en matière d’assurance que des dispositions réglementaires en matière de sécurité et de cahier des charges.
 
20) SORTIES ET ENTRÉES DES COMBATTANTS:
 
1) Sorties de territoire :
Les combattants licenciés à la FFFCDA désirant combattre à l’étranger sont autorisés selon divers critères, notamment :
-         Absence de risque ou d’atteinte à la santé ou l’intégrité physique du combattant,
-         Absence de risque de combat déséquilibré.
 
2) Entrées sur le territoire
Toute demande d’entrées sur le territoire français d’un combattant étranger sera autorisée sur les critères suivants :
            -     Etre en possession d’une licence FFFCDA,
            -     Absence de risque ou d’atteinte à la santé ou l’intégrité physique du combattant,
            -     Absence de risque de combat déséquilibré,
-   Approbation de la commission paritaire mixte, certifiant des compétences sportives et techniques du combattant.
 
Les combattants étrangers doivent également se conformer aux règlements médicaux et présenter les documents suivants :
-    Certificat médical d’aptitude à la compétition de MMA (saison en cours)
-    Examen fond d’œil 3 miroirs (de moins de 3 mois)
-    Electrocardiogramme (de moins de 3 mois)