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Jimmy_Peters

Hommage à la carrière de Jérôme Le Banner !

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Il était assez lucide sur la question. Faut dire que l'Ultimate Fighting Championship ressemblait plus à des combats barbares risqués qu'à une réelle discipline de sport de combat à cette époque... Le K-1 c'était un sport de grands seigneurs à côté.

 

Ce qui m'embête c’est qu'aujourd'hui en France on a toujours des personnes qui pensent que ce sport n'a pas évolué et qu'il porte atteinte à la dignité humaine... A l'époque il était normal de trouver ça violent et dégradant.

 

Ceci dit ça aurait pu être marrant de voir un Le Banner contre Tank Abbott ou Le Banner contre Coleman ! ^_^

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On continue cette retro 1995 avec une autre interview et son combat contre Andy Hug avec l'avis du coach de Jérôme de l'époque, Robert Rite, sous forme de lettre ouverte.

 

Geronimo sort de sa réserve

Interview Karaté Bushido n°231

 

Portrait

Figurant parmi les tous meilleurs super-lourds de la planète, Jérôme "Geronimo" Le Banner devrait faire vibrer le Palais des Sports de Levallois le 19 janvier prochain. Avant ce premier rendez-vous parisien, il fait le point sur sa carrière avec Pascal Iglicki.

En mai dernier, à Tokyo, Jérôme "Geronimo" Le Banner faisait sensation en arrivant jusqu'en finale du prestigieux tournoi, le K1. Pour sa première apparition aux côtés des meilleurs (Hoost, Satake, Longinidis, Bernardo, Aerts etc.), le Français a prouvé qu'il faisait partie des meilleurs super-lourds de la planète. Une surprise ? Non. Ceux qui ont toujours cru en lui savaient que Jérôme était amené à faire une grande carrière. Tout d'abord adepte de Boxe Américaine avec plusieurs titres à la clé, Le Banner, après son succès japonais, a décidé de ne plus évoluer qu'en Boxe Thaïlandaise, et éventuellement en Kickboxing, mais si les propositions sont intéressantes. Geronimo s'est entretenu avec Pascal Iglicki.

Karaté Bushido : "Souviens-toi de cette phase finale du K1. Parle-nous de ton parcours .
Jérôme Le Banner : En quart de finale j'ai rencontré le Japonais Satake. Je n'ai pas douté un seul instant de ma victoire. Il fallait absolument que je me préserve pour les combats suivants. Durant les deux premiers rounds, j'ai géré mon match. Dans le troisième j'ai mis le paquet et je l'ai mis KO. Ensuite, j'ai retrouvé Mike Bernardo. Un combat revanche puisque je l'avais battu aux points chez lui en Afrique du Sud, dans les règles de la Boxe Américaine. Connaissant parfaitement sa technique - de très bons poings (puissants), et de bonnes jambes - j'ai axé ma stratégie sur l'esquive et le contre, mais également sur les lowkicks, car j'ai remarqué qu'il ne savait pas les bloquer. Dans le début du combat j'ai tout de même commis une erreur tactique : je voulais absolument le battre sur son terrain, c'est à dire par les poings. A cause de cela, je me suis fait fracturer le nez. J'ai donc repris mon travail de destruction en lowkick et je l'ai couché pour plus du compte. Sans vouloir trouver d'excuses, je ne suis pas monté en finale face à Aerts en possession de tous mes moyens. Ceci ne retire rien à sa victoire.

KB : Que t'a-t-il manqué pour gagner ce tournoi ?
JLB : Bien évidemment, l'expérience du ring et la blessure au nez m'a handicapé. J'ai malgré tout démontré que l'on pouvait, avec seulement quatre mois de Boxe Thaïlandaise, faire quelque chose de positif.

KB : Présente-toi à nos lecteurs.
JLB : J'ai 22 ans, je mesure 1,92 m pour 110 kilos. Je suis né au Havre mais d'origine bretonne.

KB : Peux-tu nous faire un récapitulatif de ta carrière ?
JLB : J'ai commencé par la Boxe Américaine avec René Pollet au Havre. J'ai été Champion de France (ISKA), d'Europe (ISKA) et du Monde dans un organisme américain peu connu. En fait, j'ai fait mes combats les plus durs à l'étranger. J'ai également souvent combattu à Elbeuf. A cette époque, le seul magazine qui s'intéressait à moi était Karaté Bushido. Ensuite, je sais que tu as fait le forcing auprès de certaines personnes afin que cela bouge pour moi. Grâce à ça j'ai eu la proposition du Japon. En changeant de style, j'ai donc changé d'entraîneur pour un spécialiste du Muay Thaï, Robert Rite. On a fait du bon boulot.

KB : Qu'est-ce qui a changé pour toi ?
JLB : Après cette finale du K1, de nombreuses personnes se sont intéressées à moi. J'ai également eu des propositions par Sami Kebchi. De plus, je combats régulièrement au Japon.

KB : Comment se passe une semaine type pour Jérôme Le Banner ?
JLB : En ce moment il y'a l'Armée. Je me lève tous les matins à six heures. Je vais courir trois fois par semaine. Trois fois par semaine je me rends à Rouen, et le week-end, musculation au Physic Forme du Havre.

KB : Et lorsque qu'il n'ya plus l'Armée ?
JLB : Footing le matin, musculation et boxe, boxe et toujours boxe.

KB : Tu n'as pas de problème pour les sparrings ?
JLB : Non ! J'ai des sparrings attitrés comme David Mesta, et des types assez lourds qui viennent du Kyokushinkai. Pour l'Anglaise, je suis au B.C.R. et je tourne avec entre autres Mendy, sélectionné pour les J.O. Je dois énormément à tous ces garçons.

KB : Aura-t-on enfin l'occasion de te voir boxer en France et sur Canal + ?
JLB : Oui ! Le 19 janvier face à l'Anglais Tyron Herod et en juin, certainement contre Curtis Schuster.

KB : La transition Full/Thaï n'a pas été trop difficile ?
JLB : J'ai fait le grand saut. Je suis un guerrier ! Je n'ai pas vu la différence. J'ai été pris en main par un type qui m'a appris à souffrir. Durant deux mois cela a été infernal. Lorsque je vais à Rouen, ce n'est pas une partie de plaisir : c'est l'entraînement total.

KB : Que te faut-il pour remporter le prochain tournoi au Japon ?
JLB : Un courage énorme. C'est une compétition très difficile. Ca ne finit pas au sol ! Pour gagner, il faut rester debout. La préparation est complètement différente de celle d'un grand combat.

KB : De tous les super-lourds que tu as côtoyés, lequel t'a le plus impressionné ?
JLB : Tout d'abord, le Thaïlandais Nokweed Devy que j'ai rencontré lors de la sélection. Un combattant hyper vaillant. Sinon, Hoost, Aerts et Bernardo.

KB : Et celui que tu aimerais rencontrer ?
JLB : Andy Hug, que j'aurai boxé le 9 décembre à Nagoya au Japon. C'est une très grande star au Pays du Soleil Levant. Lui, je le veux vraiment ! Et bien évidemment Peter Aerts. Pas en tournoi, car tu prends trop de coups. Non ! En cinq rounds de trois minutes.

KB : Parle-nous du public japonais ?
JLB : Ce sont des fanatiques. Je n'avais jamais vu ça. Ils te prennent en photo, viennent jusqu'à ton hôtel. C'est une véritable bousculade. C'est un public très discipliné. Rien à voir avec la France. Andy Hug a pris plusieurs KO, pourtant les Japonais l'adorent. Ici, Dida se fait siffler. Je ne comprends pas ce comportement négatif.

KB : Que penses-tu de Schuster ?
JLB : C'est la coqueluche des abonnés de Canal + et de Levallois. Je pense qu'entre Schuster et moi, ce sera un très grand combat. Un match dur, violent et physique. J'espère que le public sera avec moi. Ce soir là, je ferai sauter la baraque.

KB : Je sais, pour être parti avec toi que Japon, que tu recouvres systématiquement tous les miroirs et glaces de ta chambre avant chaque combat. Pourquoi ?
JLB : (rires) Pour ne pas me regarder. Je ne veux pas voir la réalité en face.

KB : Nombre de combats ?
JLB : 24 combats, dont 20 victoires par KO, pour deux défaites. Bechari en début de carrière et Peter Aerts.

KB : Te reverra-t-on en Kickboxing ?
JLB : En Boxe Américaine, jamais ! Pour le Kickboxing, cela dépendra des propositions. C'est de la Boxe Thaï sans coup de genou. Il n'ya que la distance qui change. On verra bien !

KB : T'intéresses-tu à l'actualité en France ?
JLB : J'ai lu dans ton magazine que Stéphane Reveillon effectuait son retour. Ca m'a fait plaisir. Sinon, bien évidemment je m'intéresse à ce qui se passe en France.

KB : Tu fais partie de cette élite qui ne vit que de la boxe ?
JLB : En France, je pense que nous ne sommes trois. Dida, Dany Bill et moi. Pour les autres, je ne sais pas.

KB : Qu'aimerais-tu ajouter pour conclure cet entretien ?
JLB : Tu es mon ami et un de ceux qui a toujours cru en moi, et je voulais que ce soit dit. Sinon, je souhaite bonne chance aux jeunes qui se lancent.

Reportage : Pascal Iglicki.

 

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Grand merci pour tout le taf @@Jimmy_Peters!

 

Je reviens sur l'itw dans laquelle il dit que l'engouement au Japon est bien plus fort qu'en Europe, et que les stades sont remplis de 15000 spectateurs. Quand on voit la situation actuelle, on se dit qu'il a été là au bon moment, parce que je ne sais pas s'il aurait pu développer sa carrière comme à l'époque dans la configuration actuelle.

 

Je ne suis plus trop la boxe pied poing, mais j'ai vraiment l'impression que les années 90/début 2000 ont été l'âge d'or pour les lourds.

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@@parp > Il est clairement arrivé au bon moment, au tout début du K-1, il a connu l'age d'or comme tu dis. Après il y en a qui sont arrivés et qui n'ont pas percé comme Schuster par exemple qui était considéré comme une terreur pourtant. JLB a eu le mérite de s'imposer et d'obtenir des résultats exceptionnels face aux meilleurs dès son arrivée sur le circuit japonais. Aujourd'hui il n'y a plus vraiment d'organisation capable de rassembler les meilleurs mais au delà de ça je trouve les lourds beaucoup moins complets et moins intéressants qu'avant, il n'y a que 4-5 qui sont pas mal, c'est insuffisant. Si il y avait un promoteur inspiré pour relancer la catégorie reine avec un tournoi à l'ancienne en fin d'année, ça serait top. Des lourds talentueux il y en a j'en suis sur, et pas qu'au GLORY. Il y a le SuperKombat qui propose un peu le même système que l'ancien K-1 avec des tournois qualificatifs puis une grande finale mais ils manquent de moyens et de combattants.

 

@@mishima > Reste connecté ^^ C'est parti pour retracer plus de 20 ans de carrière au plus haut niveau de Geronimo en articles, photos et vidéos !

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Jérôme Le Banner poursuit sa marche en avant ! Le 19 janvier, pour sa première grande sortie parisienne au Palais des Sports Marcel Cerdan de Levallois-Perret, il lui a fallu moins d'une reprise pour se débarasser du Hollandais Willy Martina (25 combats, 2 défaites, 23 KO). Ce dernier a eu le mérite d'accepter de remplacer au pied levé l'Anglais Tyron Herod. Mais face au Golgoth des rings qu'est Jérôme Le Banner, la bonne volonté n'a pas suffit. Isolé dans son vestiaire, Martina semblait très fébrile avant la rencontre. Il y'avait de quoi. La dernière fois qu'il avait rencontré Géronimo (le 10 décembre 1994), dans les règles du full-contact, il y avait laissé une côte et une partie de sa mâchoire. Tandis que Martina se demandait ce qui allait lui arriver, Nikiéma et Le Banner, qui partageaient le même vestiaire, riaient en comparant la taille de leurs cuisses.

 

Le Banner expéditif

Article Uppercut n°16 - Février 1996

 

Je me sentais comme un éléphant

Une fois sur le ring, l'élève de Robert Rite n'avait plus du tout envie de plaisanter. Une courte série aux poings, enchaînée par un low kick, en donnaient tout de suite la preuve au Hollandais. Se désaxant bien, Le Banner prenait tout de suite l'ascendant sur son adversaire et mis en confiance, lâchait même un high kick au visage de Martina : "Ce soir je e sentais comme un éléphant, mon symbole, très puissant et très fort. Pour mon premier combat de boxe thaï face au public parisien et devant les caméras de Canal Plus, j'avais à coeur de faire un bon résultat. De plus j'étais en parfaite osmose avec Robert. On a mis au point des codes pour communiquer et j'ai parfaitement réussi à les exécuter ce soir, ça prouve ma lucidité."

Voulant trop bien faire, le Havrais n'a pas laissé durer le suspens. A la moitié du 1er round, le Hollandais, la jambe gauche tétanisée décidera d'abandonner le combat : "Le combat a peut-être paru court à certains mais cela prouve que j'ai bien fait mon boulot. Ma devise est simple, si on en chie à l'entraînement ça devient simple sur le ring" explique le Havrais.

Existe-t-il des combattants qui peuvent résister aux low kicks d'un monstre de 116 kilos ? Seul l'avenir nous le dira : "Maintenant mon objectif principal est de vaincre Peter Aerts. En mars je vais au Japon pour disputer les éliminatoires du K-1 qui aura lieu en mai. Cette fois je ne laisserai pas passer ma chance."

 

 

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Les low kicks de Le Banner vont peu à peu tétaniser les jambes de Martina.

 

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il s'appelle David Mefta :D  , nous faisions partie du Samouraï Karaté Club de René Pollet impasse Laenec pour les Havrais , ils se reconnaîtront , d'ou sont sortis de nombreux champions et la plupart des entraîneurs et profs de la région , dont moi  :6yaisse:

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@@godzillou > C'est des articles que j'ai repris de vieux magazines, je réunis ça depuis 4 ans pour le site de Jérôme.

Maintenant de là à faire des articles pour Karate Bushido, je ne pense pas avoir la "plume" ^^ D'ailleurs je suis sur que Karate Bushido préparera un article spécial Jérôme Le Banner dans un de leur prochain numéro pour lui rendre hommage.

@@JoDrago > Oui c'est moi qui les ai faites pour le site de Jérôme. On peut les retrouver d'ailleurs dans ce thread

mais je continuerai de poster dans ce topic comme ça tout le monde pourra commenter et se rappeler de certains combats épiques et anecdotes. On a eu des grands champions en France, Skarbowsky, Nikiema, Bill, Prestia etc dont on parle encore. Je trouve bien d'en faire de même pour Jérôme Le Banner qui est dans la même lignée que ces anciens combattants cités, ils nous ont fièrement représenté !

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1ère chance pour un titre mondial

Article Karaté Bushido n°237 - Juillet-Août 1996

 

Avec Le Banner 24 h avant le combat

Après la pesée, c'est Steve qui a pour mission de le ramener à la maison, à Neuilly chez son pôte Anthony Dupray. Là, Le Banner se dirige vers les vidéo-cassettes et choisit Pulp-Fiction. Anthony arrive. C'est l'heure de dîner. Le prétendant au titre mondial décide de manger japonais, histoire de rester dans l'ambiance nippone. A ce moment-là, Jérôme commence à s'enfermer.

"Le rendez-vous de demain est important, je suis attendu au tournant".

Le Banner commande un sushi et des nouilles. Sans oublier les compléments vitaminés (vitamine C). On discute de tout, sauf de boxe. Plutôt de la carrière de son ami Anthony Dupray et des copains qui soutiennent Jérôme depuis de longs mois. Ensuite, retour à la maison. Jérôme n'a pas trop envie de dormir. Il sait qu'il doit boxer après vingt deux heures, donc pas question d'aller au lit. Tous les regards se portent sur MCM (chaîne cablée). Vingt trois heures trente, Jérôme dort. Il se réveille à neuf heures et met le CD de NTM. En pensant à Schuster, Jérôme effectue du shadow devant la glace. Petit déjeuner : céréales, produits Universal plus compléments vitaminés. Après une petite promenade dans Neuilly, retour pour le déjeuner chez les Japonais. Jérôme n'est pas encore dans son combat. Il est détendu mais ne quitte plus ses lunettes et son Walkman. Retour à la maison. Là, il regarde la fin de Pulp-Fiction. 16 heures : André Zeitoun son entraîneur, téléphone.

"Que tu gagnes ou bien que tu perds je serai toujours avec toi".

Ces mots touchent Jérôme et le motive. Le Banner prépare son sac. Il vérifie que rien ne manque. Maintenant, le challenger au titre mondial évite toutes les glaces. Il ne veut plus se voir. 18 heures 30 : Rendez-vous devant la Mairie de Neuilly. Medhi et André Zeitoun arrivent. Direction le Zénith pour le choc...

 

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Le Banner tire Schuster et monte au zénith

Article Karaté Bushido n°237 - Juillet-Août 1996

 

Superbe soirée le 1er juin au Zénith de Paris pour Le Choc des Champions. Une organisation signée Sami Kebchi. Le promoteur parisien n'a pas regardé à la dépense pour proposer aux 4000 spectateurs et aux abonnés de Canal+, un plateau de tout premier choix. Que ce soit César, Dany, Bill, Sissoko, Sari, Dida, Cuningham, Le Banner, Schuster ou bien Rick Roufus. Qu'ils soient vainqueurs ou bien vaincus, tous ont été à la hauteur de leur réputation.

22h20 : c'est le grand moment de la soirée. Le Championnat du Monde de boxe thaï des supers-lourds (ISKA) entre Curtis Schuster (le tenant du titre) et Jérôme Le Banner. Idolâtré au Japon, JLB n'a pas encore véritablement confirmé tout son potentiel sur l'hexagone. L´Américain est invaincu en 19 combats dont 18 remportés avant la limite. Lors des recommandations de l'arbitre, Schuster et Le Banner ne se quittent pas du regard. L'affrontement a déjà commencé.

L´Américain qui a pour habitude de se jeter sur ses adversaires, préfère jouer de prudence. JLB ouvre le feu par un middle-kick. Il suit avec un low-kick. Schuster encaisse. Ça part ! JLB est le plus entreprenant. Dans ce premier round, malgré une accélération de l'Américain en fin de reprise, les deux protagonistes, se lâchent vraiment dans le second round.

Schuster compte sur son punch et ses coups de genoux. JLB envoie ses "shoot" à l'intérieur et l'extérieur de la jambe avant de son rival. Si le combat est moins explosif que prévu, on assiste à un match de stratège. Jérôme Le Banner domine (bon jab du droit). Il touche durement Schuster (crochet du droit) qui est obligé de rompre.

Dans la quatrième reprise, les deux champions s'éprouvent en direct du gauche et droit. C'est encore JLB qui prend le dessus. Dernier round. A moins d'un KO, Schuster ne peut prétendre à la victoire. Dans un ultime assaut, Schuster est ouvert à l'arcade gauche, alors que JLB est touché au nez par un coup de genoux. Le verdict tombe sans surprise : Jérôme Le Banner vainqueur aux points.

A 17 ans, JLB décrochait salle Japy à Paris son premier titre : Champion de France junior de Boxe Américaine (Full Contact). Six année plus tard, après un titre national professionnel (ISKA), une ceinture européenne (ISKA) et une finale au célèbre tournoi japonais du K-1, il décroche un titre mondial.

 

 

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K-1 Revenge à Osaka

Article Karaté Bushido n°239 - Octobre 1996

 

Superbement affuté face au Japonais Takeru, Jérôme Le Banner attend Hoost le 18 octobre à Tokyo de pied fermes.

Le 1er septembre, l'Osaka-Jo Hall (Japon) et ses 20.000 spectateurs ont été les témoins privilégiés du K-1 Revenge 96. Les meilleurs super-poids lourds de la planète du Kick-Boxing, Muay Thaï et Karaté SeidoKaikan se sont donnés rendez-vous au pays du Soleil Levant, le 1er septembre dernier à Osaka. Comme il le fait très régulièrement, Kazuyoshi Ishii a convié les grandes stars de la boxe pied/poing pour des rencontres comme on en voit rarement (ou plutôt jamais) ailleurs dans le monde. Tous les "cadors" de la spécialité on été conviés à en découdre pour des rencontres explosives, dans les règles d'un mélange Boxe Thaïlandaise et de Kick-Boxing.

Le Banner bien affûté avant de prendre Hoost

La côte de Jérôme Le Banner est constamment en hausse au Japon. Le Français fait partie des cinq plus populaires super-lourds du circuit nippon. Après sa performance face au Japonais Takeru, notre champion du Monde de Boxe Thaï a encore pris du bonus dans le coeur des fans Japonais.

Dès le coup de gong initial, le poulain de André Zeitoun met la pression. Son premier direct du gauche secoue le Japonais. Le Français envoie de très puissants low-kicks et suit à merveille avec ses poings. Takeru est impuissant face à la fougue de Le Banner. Ce dernier continue son travail de destruction : low-kicks intérieurs et extérieurs laminent les cuisses de son adversaire. Au cours de la troisième reprise Takeru est compté suite à un enchaînement low-kick, crochet du gauche. Si le Japonais repart au combat, le plus dur reste à venir. Le Banner se déchaîne dans l'avant dernier round. Il frappe sous tous les angles. En haut, en bas, Takeru vit un véritable enfer. Compté par deux fois, il est mis KO sur un ultime high-kick.

Victoire convaincante de Jérôme Le Banner avant de retrouver Hoost le 18 octobre à Tokyo.

 

 

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Trois jours avec Le Banner (par Pascal Iglicki)

Article Karaté Bushido n°239 - Octobre 1996

 

Durant mon très court séjour à Osaka, j'ai passé la plus grande partie de mon temps en compagnie de Jérôme Le Banner et son entraîneur André Zeitoun. Un trio qui a su mélanger sérieux mais également détente. Petit déjeuner copieux à 7 heures (New Otani hôtel). Ensuite, balade aux alentours, histoire de décontracter notre champion. Déjeuner et dîner dans un restaurant typiquement Japonais.

L'animosité n'existe pas entre les combattants du K-1. Tout le monde se retrouve auprès du somptueux bar et discute de tout, de rien. Jérôme est détendu. Il n'a pas la pression car il boxe loin de chez lui. Le jour j, notre champion du monde atomise Takeru en quatre rounds. Il peut jubiler dans les bras de André Zeitoun a qui il dédie sa victoire.

 

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K-1 Stars Wars de Tokyo : Jérôme Le Banner pulvérise Hoost

Article Karaté Bushido n°240 - Novembre 1996

 

Le 18 octobre à Tokyo, devant 15.000 spectateurs, au cours du K-1 Star Wars organisé par Kazuyoshi Ishii, le Français Jérôme Le Banner a confirmé son irrésistible ascension en pulvérisant en moins de 2 rounds le Hollandais Ernesto Hoost, tombeur de Rick Roufus.

Après le K-1 Revenge d'Osaka, c'est à Tokyo, au Yokohama Arena que se sont retrouvés les acteurs du nouveau K-1, le Star Wars 96. Douze super-lourds les plus côtés dans le monde se sont donné rendez-vous pour six matchs à hautes tensions. Une superbe organisation, signée Kazuyoshi Ishii, qui a attiré plus de 15.000 spectateurs.

La férocité de Le Banner rappelle celle de Mike Tyson

Au gong, Le Banner va tout de suite à la bagarre. Un premier crochet du droit et surtout un middle-kick font d'entrée très mal à Hoost. Ce dernier est bousculé par la férocité du Français. Un oeuf de pigeon apparaît déjà sur le front du Hollandais. Le Banner est impressionnant. Hoost tente de répliquer durement mais rien à faire, Jérôme avance constamment en frappant sous les coups de son rival. Le Hollandais rejoint son coin bien éprouvé.

Ça repart : Le Banner reprend sa marche en avant. Crochets au corps, remise à la face. Ses kicks suivent également très bien. Il laisse un moment l'initiative à Hoost. Ce dernier envoie trois low-kicks sur la jambe avant de Geronimo. Malgré la puissance des low-kicks de Hoost, Le Banner sonne de nouveau la charge. Il frappe sous tous les angles. Hoost est balloté et se retrouve au tapis. Compté, il reprend très difficilement le combat. Le Banner reprend son travail de destruction. High-kick, crochet au corps. C'es avec un terrible crochet du droit réceptionné à la tempe que Hoost s'écroule pour plus du compte.

Une victoire très impressionnante du Français, surtout lorsque l'on connait la grande valeur du Hollandais. En terrassant Hoost avec un tel panache, Jérôme Le Banner est devenu définitivement un prophète au pays du Soleil Levant. Il faudra quelques mois au Hollandais pour digérer cette cuisante défaite, mais nul doute qu'il reviendra au tout premier plan.

Avec ce combat, Jérôme Le Banner vient de franchir un cap : à présent, il fait parti des super-stars du Kick. Les Japonais ne s'y sont pas trompés : ils ont fait un triomphe au Français !

 

 

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La fureur de vaincre, toute la rage de Jérôme Le Banner transparait sur cette photo : le Français n'a fait qu'une bouchée de Ernesto Hoost, pourtant un redoutable combattant.

 

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Jérôme Le Banner entre Jean-Pierre Dupray et Stéphane Réveillon à l'issue du combat.

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Merci beaucoup pour ce sujet, c est vraiment génial et instructif car je connaissais pas en détail sa carrière :-)

Quand est ce que Lebanner à atteint son apogée ? Était il meilleur vers 2002 ou plutôt 1996 avec cette victoire sur hoost ?

Penses tu qu à l époque, 1996, si il avait combattu hoost plusieurs fois, le résultat aurait été le même ? À t il gagné car vraiment meilleur que hoost ou bien ce dernier S était reposé sur ses lauriers et habitué à des combattants qui avaient moins faim ?

Merci

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C'était l'époque reine du K-1.

 

Pour moi, il a été numéro 1 mondial pendant un bon moment. Seul le fait de ne pas avoir réussi à remporter le Grand Prix fait qu'on oublie un peu aujourd'hui.

 

Quand tu regardes tous ses combats contre les monstres de l'époque, tu t'aperçois que c'était une guerre à chaque fois, et que tous ces immenses combattants étaient au top. Y avait pas de victoires galvaudées. Ni pour les uns, ni pour les autres.

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Merci beaucoup pour ce sujet, c est vraiment génial et instructif car je connaissais pas en détail sa carrière :-)

Quand est ce que Lebanner à atteint son apogée ? Était il meilleur vers 2002 ou plutôt 1996 avec cette victoire sur hoost ?

Penses tu qu à l époque, 1996, si il avait combattu hoost plusieurs fois, le résultat aurait été le même ? À t il gagné car vraiment meilleur que hoost ou bien ce dernier S était reposé sur ses lauriers et habitué à des combattants qui avaient moins faim ?

Merci

Pour moi ce combat de 1996 face à Hoost reste l'une de ses plus belles performances, d'1 car il faisait face à un Hoost qui faisait parti du top 3 du Kickboxing mondial à cette époque avec Aerts et Andy Hug, 2 car techniquement et au niveau qualité du combat c'était l'un de ses plus aboutis. Après son apogée c'était entre 1999 et 2002 je dirai, sans compter qu'il n'ait pas remporté un tournoi K-1 Finals d'une soirée mais en terme de résultats sur cette période c'était le meilleur, le numéro 1 mondial, craint par tous, avec un niveau de performance encore plus impressionnant en terme de technique, de puissance, d'explosivité etc... Ses rares défaites étaient dues à un excès d'engagement alors qu'il dominait clairement ses adversaires. Son deuxième plus beau combat était en 2002 en demie finale du K-1 World GP face à Hunt au Tokyo Dome, impressionnant, mais on y reviendra ;)

Pour revenir sur ce combat de 96 face à Hoost, c'était une perf fantastique, par le suite Hoost prendra sa revanche mais dans cette période de 1993 à 2002 tout le monde pouvait battre tout le monde. Ensuite le K-1 a changé un peu d'allure avec un niveau moindre, des stars qui déclinaient et un monstre comme Schilt qui détruira un peu toute la compétition.

Edited by Jimmy_Peters

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Je suis complètement d'accord , 2000-2002 , vraiment son apogée , puissant rapide , et super technique .

A cette époque la sans doute le mec que personne ne voulait combattre , comme il disait à avant son contre Hunt , même si son adversaire gagne , le mec repartira cassé

C'est sans doute la période ou ses low kick étaient le plus meurtrier .

Edited by kissifrot

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Je suis complètement d'accord , 2000-2002 , vraiment son apogée , puissant rapide , et super technique .

A cette époque la sans doute le mec que personne ne voulait combattre , comme il disait à avant son contre Hunt , même si son adversaire gagne , le mec repartira cassé

C'est sans doute la période ou ses low kick étaient le plus meurtrier .

 

J'adorai sa mentalité "ça passe ou ça casse". Selon mois deux combattants ont été "craints méchamment" par leurs adversaires, c'était le prime JLB et Hari. Sinon c'était vrai quand JLB disait "même si le mec gagne contre moi, je vais le casser !" Plusieurs combattants sont sortis marqués de leur combat face à Geronimo. J'ai souvenir d'Aerts en 2005 qui a gagné mais qui est sorti bien cassé avec une côte fracturée et qui n'avait pu continuer son tournoi, ou encore Bonjasky à Amsterdam en 2006 qui a avait pris une décision hyper litigieuse (décision inversée ensuite) et qui était sorti en boitant bien bas. Sans parler des ko qu'il a infligé et qui ont plus ou moins stoppé net la carrière de certains de ses adversaires. C'est sur qu'il envoyait des missiles avec ses poings bien sur mais aussi avec ses jambes qui étaient mortelles... J'ai en tête cette image en fin de round avec Hunt en 2002 à Tokyo, sur le gong de la cloche, il envoie un lowkick surpuissant dans le tibia du Samoan qui bloque mais qui a un sacré rictus de douleur, j'imagine même pas la douleur ressentie, ce passage m'a toujours impressionné, l'impression que le tibia de Hunt heurtait une barre de fer. Hiromi Amada qui avait terminé en PLS et sorti sur civière doit lui aussi encore s'en souvenir... JLB en était même désolé lol Christophe Midoux qui était dans son coin lors de ce combat avait raison quand il lui disait "Tu te rends pas compte de ta force Jérôme"... Non, c'était vraiment un phénomène !

Edited by Jimmy_Peters

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K-1 Hercules '96 : Le Banner vs Greco

Article Karaté Bushido n°242 - Janvier 1997

 

A Nagoya (Japon), le 8 décembre, 10.000 Japonais sont venus applaudir les stars du K-1.

Les héros des K-1 Tournament commencent à être fatigués. Depuis le mois de septembre, la plupart des meilleurs super-lourds ont effectué deux combats au Japon, trois avec la soirée du K-1 Hercules. Un gala qui s'est tenu le 8 décembre au Nagoya Rainbow Hall. Comme d'habitude , ce sont plus de dix mille Japonais (guichets fermés) qui ont pris d'assaut le prestigieux complexe.

Sam Greco refuse la bagarre

Sam Greco a bluffé tout son monde. Lors de la conférence de presse, il avait promis que la bataille qui l'opposerait à Jérôme Le Banner serait rude et intense. En définitif, l'Australien a refusé tout contact pendant les cinq reprises du combat. Tout de suite Le Banner fait goûter sa puissance de jambes à Greco. Un middle-kick supersonique le déplace sur plusieurs mètres. Une technique qui en donne pas envie à l'Australien d'aller à la bagarre. Il préfère rester à distance et balance des low-kicks sur la jambe avant du Français. "Greco n'est pas un guerrier. Il a couru pendant tout le combat. Je pensais qu'il accepterait la bagarre. Il est monté sur le ring uniquement pour faire un résultat, tenir la limite" déclarait Le Banner après le combat à la télévision japonaise. Une seule fois, dans le dernier round, Greco a osé accepter l'affrontement de près. Conséquence : le crochet de Le Banner le percute au visage.

Verdict des juges : match nul et un combat à refaire !

 

 

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Cette année 1996 aura fait affronter à Jérôme Le Banner le très haut niveau et les meilleurs mondiaux avec de grands résultats à la clé.

 

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