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Jimmy_Peters

Hommage à la carrière de Jérôme Le Banner !

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Dynamite! 2002 : Le Banner vs Frye, K-1 vs. PRIDE FC

Août 2002

 

Le 29 août au Tokyo National Stadium, devant 91,107 spectateurs (plus grande affluence jamais vue tout évènements de sports de combat confondus), Jérôme Le Banner (1m90, 122 kg) est opposé à l'une des stars du PRIDE Fighting Championship et de l'UFC, l'Américain Don Frye (1m83, 100,3 kg) qui accepte courageusement l'affrontement dans les règles du K-1.

Jérôme va une nouvelle fois faire parler la poudre, c'est en seulement 1 minute et 30 secondes qu'il s'impose par un terrible KO infligé à l'Américain, sur un crochet du droit dévastateur.

 

 

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Don Frye n'a plus jamais été le homme après ce ko.

 

D'ailleurs, j'avais adoré le commentaire de Jean-Paul Maillet lors du premier down subit par l'américain: "Il ne sait plus ou il est! Il a le drapeau américain, les étoiles tout autour de la tête!".

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Ah oui les commentaires de Jean-Paul Maillet lol Il avait pas tort quand il disait "Don Frye il a pris 20 ans en 30 secondes" alors que le combat n'était pas encore terminé...

 

Si je me trompe pas, pour ce combat Jérôme était arrivé directement le jour même du combat à l'aéroport et il avait filé directement au Tokyo National Stadium pour y combattre et éteindre Don Frye, un KO qui aura marqué les esprits.

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Ça je ne sais pas...

On en vient à l'un des combats les plus épiques, le Le Banner/Goodridge, K-1 vs Pride lors des éliminatoires pour la grande finale. L'ambiance, la tension autour du combat, juste énorme ! La célébration de Jérôme avec toute sa team derrière, à cette période il était vraiment chaud bouillant, il avait envie de fracasser tout le monde !

 

Le Banner qualifié en 42 secondes !

Article Karaté Bushido n°306 - Novembre 2002

 

Une fois de plus, le Français Jérôme Le Banner a fait le spectacle lors de la grande soirée qualificative pour la finale du K-1 World GP du 7 décembre.

Il aura fallu moins de 10 ans à Kazuyoshi Ishii pour transformer le paysage mondial des sports pieds-poings. Le maître incontesté des organisations "poids-lourds" fêtera bientôt une décennie de succès avec la mise en place planétaire d'un système hiérarchisé et discipliné de rencontres et classements. Même si cela reste, pour l'instant, confiné à la catégorie reine, la méthodologie sportive des éliminatoires nationaux, continentaux, mondiaux et enfin du tournoi final, représente la meilleure solution pour un sport où les titres suprêmes sont trop souvent distribués lors de manifestations épiphénomènes.

Le 7 décembre prochain, le grand Maître japonais fondateur du karaté Seidokan et créateur du K-1 invitera, une fois encore, les meilleurs kickboxeurs poids-lourds de la planète au Tokyo Dôme pour un tournoi final qui promet d'être exceptionnel. En attendant cette grandiose soirée, c´est le Saitama Super Arena de Tokyo qui accueillait le 5 octobre dernier les ultimes tours éliminatoires du K-1 World Grand Prix 2002. A la clé de cette méga-réunion : le tirage au sort des premiers combats du 7 décembre prochain...

Le Banner le bulldozer

Le K-1 est un véritable show sportif de très grande envergure. Il a ses règles, son public et surtout ses stars. Partout où il se produit, le K-1 entraîne avec lui les fans et les champions par eux adulés. Réunis dans le même hôtel, les combattants du K-1 se retrouvent ensemble pendant plusieurs jours dans un espace (relativement) réduit et il est très enrichissant de les voir déambuler dans le lobby parmi les équipes adverses et les groupes de collectionneurs d'autographes. Parmi tous ces héros du ring, Jérôme Le Banner fait figure d'exception.

Tout d'abord par ses qualités athlétiques : souplesse, puissance, rapidité et condition physique, un cocktail explosif que trahit une démarche féline et très bien équilibrée alors que d'autres semblent handicapés, raidis par une prise musculaire incohérente. C'est bien d'avoir des muscles, encore faut-il savoir les porter et... s'en servir.

 

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Enchaînant avec aisance les attitudes de sourire et de concentration, Jérôme s'amuse, Jérôme joue et gagne grâce à l'intelligence instinctive. Sa détermination en dehors du ring et sur le ring sont au diapason de ses déclarations pré-combat et lorsque son visage apparaissait sur les écrans géants du Saitama Super Arena puis s'animait pour déclarer que ce soir c'était K-1 contre Pride et qu'il ne laisserait aucune chance à son adversaire Gary Goodridge de repartir indemne, tout le monde le prit très au sérieux.

Fidèle entre les fidèles de Maître Ishii Jérôme se transformait en bras vengeur de la justice du K-1. Une vedette du Pride osait défier les compétences d'un champion du K-1. OK, l'heure du jugement avait sonné. Gong !

 

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A 118 kg pour 1m90 Jérôme Le Banner ne cédait qu'un petit centimètre à l'Américain pesé lui en dessous des 110 kg. Des différences indécelables lorsque les deux boxeurs se retrouvaient face à face sur le ring de l'Arena de Saitama. Alors que Goodridge provoquait le Français, le clash était immédiat. Jérôme rentrait dans la garde de l'Américain et ne lâchait plus sa proie.

Enchaînant les poings, les jambes, en haut, en bas, Jérôme réécrivait l'encyclopédie du kick boxing en quelques secondes. Tout y passait et dans les rangs du public galvanisé, on sentait bien que LE moment de la soirée était enfin arrivé. A la fin de la première minute, Goodridge lançait un uppercut.

 

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Tout en se déplaçant pour éviter le choc, Jérôme sonnait alors l'hallali avec un coup si rapide que pratiquement personne ne le voyait et l'Américain tombait. Très vite, le match reprenait et un direct du droit de Jérôme (son bras avant) piquait Goodridge au menton en expédiant la star du Pride FC dans une autre dimension où le monde devient étrangement flou, ralenti et sombre.

Accompagné de son entraîneur Robert Rite et des ses hommes de coin Rani Berbachi et Gilles Arsène, Jérôme Le Banner levait les bras au ciel, une fois de plus, une fois encore pour la gloire et pour l'honneur du K-1 aussi.

 

 

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Tous les combattants de la soirée posent à la fin de l'évènement.

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Jérôme Le Banner : "Ma tactique, c'est le bowling"

Interview Karaté Bushido n°306 - Novembre 2002

 

A Saitama, Jérôme Le Banner est apparu particulièrement affûté. Bien dans sa tête et dans son corps, le Français revient sur cette victoire expéditive et évoque le "cas" Bob Sapp, sans langue de bois.

Karaté Bushido : A Saitama, on t'a senti très affûté...

Jérôme Le Banner : J'ai perdu 6 kilos cet été, il le fallait... Aujourd'hui je suis à 116 kilos. Ca me permet d'avoir une condition physique énorme. Si je me sens très bien en ce moment, c'est aussi grâce à mon entraînement en Jiu-Jitsu avec mon professeur brésilien, Renato Paganini du team Aliance. Ca me permet de voir autre chose, de me remettre en question, ce qui est très important pour moi... Aujourd'hui, j'ai une nouvelle équipe, plus resserrée, avec notamment Robert Rite qui m'avait entraîné à mes débuts. Aujourd'hui, c'est quelqu'un de mûr. Il tient une salle à Rouen, il est aussi préparateur physique pour champions de haut niveau.

 

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KB : Une chose est sûre, tu as tout de suite montré à Goodridge qui était le patron...

JLB : C'est un adversaire que j'ai pris très au sérieux, mais j'ai vite compris que face à des gars comme ça, comme face à beaucoup d'adversaires d'ailleurs, il fallait rentrer dedans... C'est un peu comme le principe du bowling, tu prends une boule, tu la balances et ensuite, tu regardes ce qui reste encore debout... Voilà, ma tactique, c'est le bowling !

 

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KB : Parles-nous un peu de Bob Sapp, qui était encore inconnu voilà trois mois et qui s'est qualifié pour la finale du 7 décembre... On dit déjà que tu es le seul à pouvoir faire tomber ses 170 kilos !

JLB : Pour moi, Bob Sapp donne une mauvaise image du K-1. Il vient de la NFL et on sait ce que cela veut dire au niveau des moyens utilisés pour prendre de la masse musculaire... Nous, on se demande quand il va mourir sur le ring ! Trop c'est trop. Je pense qu'il y'a des limites que l'on va bientôt connaître... Maintenant, si je devais le rencontrer sur un ring, je le boxerais...

 

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KB : Justement, comment aborder un combat face à un tel monstre physique ?

JLB : Dans ma tête, j'aborderais ce combat comme n'importe lequel, il faut lui rentrer dans le lard, bouger beaucoup, surtout ne pas reculer.

B : Malgré sa grande expérience, Ernesto Hoost n'a rien pu faire face à lui...

JLB : En ce qui concerne Hoost, je pense qu'il a eu tort d'accepter ce combat, alors qu'il était malade et qu'il avait combattu quelques semaines plus tôt face à Schilt. Sapp, il ne fallait pas le pendre à la légère. Avant de le mettre face à Hoost, ils auraient dû me le donner ! Bob Sapp, je n'ai rien contre lui, c'est un mec sympa, mais franchement, quand les 170 kilos vont tomber sur le ring, ça va me faire plaisir.

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Jérôme Le Banner "Un combat contre moi-même"

Interview Karaté Bushido n°307 - Décembre 2002 -Ludovic Mauchien

 

Le grand moment arrive. L'occasion de faire le point avec le champion français avant le tournoi final.

Le Normand va disputer son quatrième K-1 World Grand Prix le 7 décembre prochain. Jérôme Le Banner nous parle de sa préparation, de son évolution, de ses adversaires. Détonnant, comme son style...

Karaté Bushido : Vous avez commencé par le Jeet Kune Do quand vous étiez adolescent. Cela vous sert-il encore ?

Jérôme Le Banner : Non. Si ce n'est que, comme j'ai commencé tout seul dans mon garage, à l'aide de bouquins que j'avais achetés, j'ai gardé l'état d'esprit de travailler seul. En fait, ce qu'il m'en reste aujourd'hui, c'est surtout ma garde. Je combats en fausse garde, poing droit en avant. Le principe du Jeet Kune Do est de mettre son poing fort en avant pour stopper les coups.

KB : Vous utilisez de nouveau beaucoup vos jambes. Avez-vous changé votre méthode de travail ?

JLB : Complètement. Après l'épopée américaine avec Don King (1998), mes jambes restaient dans mon jeans. Cela m'a manqué. On ne fait pas de l'anglaise ! On fait de la boxe thaie. C'est comme les coups de genou. Avant, ce n'était vraiment pas mon truc. Mais, maintenant, franchement, j'aime bien. Je me renouvelle.

 

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KB : Quelles ont été vos priorités de travail ?

JLB : Avec mon entraîneur Robert Rite, on a axé la préparation sur la boxe thaie pure et dure et la boxe anglaise. On travaille aussi la vitesse, le déplacement, va boxe en arrière au cas où je serai touché, où il faudrait gérer un peu. Avant, je n´arrivais pas à reculer. Mais, bon, me connaissant... Tu peux faire toutes les tactiques du monde. Moi, d'entrée de jeu, j'y vais. En fait, on travaille surtout sur mes qualités. Je passe en vitesse V12 à chaque fois. Il n'y a pas besoin de tactique...

KB : Vous retrouvez Robert Rite avec lequel vous avez atteint la finale en 1995. Doit-on y voir un signe ?

JLB : Y voir un signe... Je ne suis pas superstitieux. J'espère qu'on va aller en finale et même au delà. Quoiqu'il arrive, je resterai avec lui. Il s'accorde bien avec mon caractère. C'est important. Il faut quand même l'arrêter sinon il me ferait faire des entraînements 24 heures par jour. En ce moment, je suis aussi rapide qu'un léger car on a énormément travaillé la vitesse.

 

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KB : Cette année, il n'y a pas eu de tournois de qualification. N'est-ce pas préférable de se qualifier de cette manière ?

JLB : Bien sûr? J'arrive plus frais. Je n'ai même pas fait cinq rounds cette année ! C'est bien. Par rapport à l'année dernière, je gère différemment. Je m´entraîne chez moi. Je n'ai pas de pression. J'évite pas mal de trucs car tout se gère... Il n'y a pas que le niveau technique. Cette année, je gère vraiment différemment. Par exemple, je me rendais compte qu'il me manquait cinq, six rounds de gant. Thierry Chamtefort m'a trouvé le mec qu'il faut, Johann Duhaupas, un mec de 110 kg, gitan, 12 combats, 12 KO en boxe anglaise. Je vais le boxer une semaine avant la finale (il va aussi boxer contre le technicien Djahfar Djeddi).

KB : Faites-vous très attention à votre nutrition ?

JLB : Oui car je suis quelqu'un qui prend rapidement du poids. Gérer mon alimentation, c'est comme boire ou dormir, je le fais tous les jours. Cela fait très longtemps que je ne suis pas allé au Mc Do ou que je n'ai pas mangé de kebab. En fait, j'essaie de moins m'entraîner à l'approche d'un combat, car cela me donne faim et je n'arrête pas de bouffer. Mais, bon, j'habite à deux minutes de la ferme. Tous les produits sont frais. Le lait, il n'a pas fait 20 cm qu'il est déjà dans mon bol ; le poulet, c'est pareil, je le vois en train de cavaler le matin. Cela vaut toute la diététique du monde.

KB : Combien d'heures vous entraînez-vous par semaine à l'approche d'un combat ?

JLB : Ca dépend. J'essaie de courir minimum cinq fois. Je fais une fois de la musculation mais j'arrête trois semaines avant le combat. Je fais aussi un peu de jiu-jitsu avec kimono pour la force de traction notamment, puis la boxe, trois à quatre fois. En tout, cela représente environ 15 h par semaine.

 

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KB : Vous allez rencontrer le Japonais Musashi en quart de finale. Quelles sont vos impressions sur lui ?

JLB : C'est un mec qui démarre généralement très lentement mais, cette fois-ci, peut-être va-t-il démarrer vite ? On n'en sait rien. Tant mieux si c'est le cas. Comme ça, il fera des erreurs. Moi, ma technique, c'est celle du bowling. La première boule, c'est le premier round. Il n'y a pas besoin de faire des plans de travail. Je verrai après le 1er round si sa jambe, son bras, sa tête... est heurtée. Son truc, c'est de cogner, de rentrer dans la gueule. Ce serait tant mieux. Mais bon, c'est un combat contre moi-même, pas contre lui.

KB : Êtes-vous enthousiaste à la possibilité de retrouver Mark Hunt en demi-finale ?

JLB : Ca peut être sympa. Mais je préfèrerais prendre Leko. J'ai envie de lui mettre une bonne rouste. Comme ça, je ne sais pas pourquoi... J'ai été un peu déçu par l'issue de Hoost-Sapp. Hoost, pour moi, est quelqu'un d'emblématique, comme Aerts. Aerts, il a fallu que je le dégomme. Hoost, on est à 2-2... Donc j'aurai voulu gagner contre lui. Hunt, ce serait sympa mais, bon, je m'en fiche de toute façon.

KB : Il semblerait que les Japonais font de Bob Sapp leur favori. Que pensez-vous de lui ?

JLB : Bob Sapp, ce que j'en pense ?... Rien ! Il a des atouts physiques et il boxe à travers ça, c'est bien. Cela marche puisque l'on arrête pas de m'en parler. Leur truc (NDLR : à la K-1 Corporation), c'était de se développer aux Etats-Unis mais cela ne marche pas. Tu ne peux pas faire passer en boxe thaie ou en free fight quelqu'un qui a joué en NFL. Mais je pense que ce mec est un phénomène.

KB : Aimeriez-vous le rencontrer ?

JLB : Ah, bah, bien sûr. Ma finale préférée ce serait contre Sapp. Ce n'est même pas l'effet sportif, c'est l'effet folklorique. L'aspect sportif serait de rencontrer Aerts en finale.

KB : Pour vous, ne serait-ce pas l'année ou jamais pour gagner le K-1 ? En tout cas, le tirage au sort semble plus dégagé que l'an passé ?

JLB : C'est clair. Le tirage a une énorme importance. En plus, avec les trois-quatre derniers combats que j'ai fait, les mecs se "chient" un peu dessus quand j'arrive sur le ring. Ca fait un peu comme à l'époque de Mike Tyson. Musashi, c'est quand même bien mais il devrait me poser moins de problèmes qu'un Hunt, un Aerts ou un Sefo. Mais, bon, tu ne sais jamais. Peut-être va-t-il me péter les cuisses car je ne vais pas bloquer ? Beaucoup de choses dépendent du premier combat. Un tournoi, on sait quand ça débute mais on ne sait jamais quand cela se termine. C'est vrai que, cette année, j'ai toutes les chances de mon côté.

KB : Un pronostic ?

JLB : Non, non. Surtout que je pense que cela va avoiner de l'autre côté. Et je ne suis pas suffisamment prétentieux pour donner mon nom. Que le meilleur gagne. En tout cas, je me prépare à 150%.

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Certainement le plus beau GP réalisé par JLB avec une fin tellement cruelle...

 

Hoost, béni des dieux, Le Banner, héros malchanceux

Article Karaté Bushido n° 308 - Janvier 2003

 

Repêché in extremis après le forfait de Semmy Schilt, battu en quart de finale par Bob Sapp, puis repêché une seconde fois (Bob Sapp, blessé a préféré abandonner), Ernesto Hoost bat Jérôme Le Banner en finale. Le Français, auteur d'un magnifique parcours, termine le tournoi avec une triple fracture de l'avant-bras gauche.

Le Dôme de Tokyo, plein à craquer, avec plus de soixante-quatorze mille spectateurs, a été, le 7 décembre, le théâtre d'un tournoi complètement fou. Pour sa dixième édition, le finale du K-1 World Grand Prix 2002 restera à coup sûr la plus controversée. Jamais dans toute l'histoire de cette prestigieuse compétition, le vainqueur n'aura été aussi chanceux...

Il est 17 heures lorsque les huit protagonistes sont présentés à une foule complètement survoltée. Ecrans géants, fumigènes, feux d'artifices et décibels plein pot, donnent le coup d'envoi de ce dixième millésime. Les quatre quarts de finale vont opposer dans l'ordre : Peter Aerts (Pays-Bas) à Ray Sefo (Nouvelle Zélande), Bob Sapp (Etats-Unis) à Ernesto Hoost (Pays-Bas), qui remplace son compatriote Semmy Schilt, forfait sur blessure après avoir combattu et perdu au Pride Fighting Championship 23 (le 24 novembre dans ce même Dôme) face à Rodrigo Nogueira dit "Minotauro". Dans le deuxième tableau, les matches vont opposer Stefan Leko (Allemagne) à Mark Hunt (Nouvelle Zélande), tenant du titre et enfin, Musashi (Japon) à Jérôme Le Banner (France).

 

Quart de finale, Le Banner sérieux face à Musashi

 

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Musashi est un samouraï des temps modernes. C'est sans aucun complexe qu'il a défié Jérôme Le Banner dans le premier round et tenté crânement sa chance. Compté en fin de reprise sur un crochet du gauche à la tempe, le Japonais rejoint son coin avec difficulté. Le Français ne laisse plus aucune chance à Musashi dans le deuxième. Compté pour la deuxième fois sur une accélération des deux mains du Normand, Musashi reste cloué au tapis un long moment après avoir encaissé une dernière estocade, toujours portée avec les poings.

 

 

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Demi finale, Le Banner anéantit Hunt de nouveau

Les amateurs de sensations fortes en ont eu pour leur argent avec le choc Le Banner/Hunt (vainqueur en quart de finale de l'Allemand Stefan Leko). A l'instar de leur rencontre du 25 mai à Bercy, les deux kickboxeurs ont mis en ébullition tout le Dôme. Si le Français a préféré ne pas sortir ses jambes face à Musashi, il a tout de suite mis ses membres inférieurs en action, notamment par ses low-kicks. Si le risque est permanent face au Néo-Zélandais, les coups de butoirs du Français l'ont d'entrée mis à la raison. Un premier round très dur pour Hunt, éprouvé par l'activité infernale du Normand.

 

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Deuxième reprise : Le Banner continue sa marche en avant : middle-kicks, low-kicks, high-kicks et séries des deux mains mettent encore à mal Mark Hunt. Il est à la dérive et pose un genou à terre après avoir encaissé un énième low-kick. Compté, il termine tout de même le round, mais complètement épuisé.

C'est reparti pour l'assaut final. Le scénario est identique : Le Banner impose sa loi. Mais attention ! Hunt peut à n'importe quel moment retourner la situation, tant son punch est dévastateur. A huit secondes de la fin du combat, le Français se fait surprendre par une droite en contre. Même s'il est compté, Le Banner se remet immédiatement en garde, prêt à repartir au combat. Le gong sonne, le Français l'emporte à l'unanimité des trois juges : Mais quel combat !

 

 

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Finale, Le Banner est maudit

C'est maintenant la grande finale. Elle va donc opposer Ernesto Hoost à Jérôme Le Banner (Hoost battu en quart de finale au premier round par Bob Sapp mais repêché en demi finale pour cause de blessure de l'Américain. Hoost également vainqueur en demi finale du Néo-Zélandais Ray Sefo).

 

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Le hollandais démarre avec prudence son combat. Il cherche à surprendre Le Banner en contre avec sa droite. Le Français moins percutant que face à Hunt, contrôle tout de même le débat.

Idem lors de la deuxième reprise où le médecin du K-1 examine l'arcade (bien ouverte à deux endroits) du Néerlandais. A ce moment du combat, tout est possible : soit le staff médical décide de stopper, à juste titre, Hoost et Le Banner décroche la timbale, ou bien le match continue. C'est cette deuxième solution qui est choisie.

 

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Troisième reprise : Tout va au mieux pour le Français jusqu'à qu'un middle-kick jambe droite du Batave vienne s'écraser violemment sur son avant-bras. Le Banner grimace de douleur. Un deuxième middle-kick, au même endroit, contraint le Français à se retourner et à être compté une première fois. Après un second décompte, Le Banner pose définitivement un genou à terre tant la douleur devient insupportable.

Ernesto Hoost décroche son quatrième K-1 World Grand Prix, en ayant perdu dès son entrée dans le tournoi ; une première dans l'histoire de cette compétition. Quant à Le Banner, c'est avec une triple fracture de l'avant-bras gauche que se termine l'aventure. "Je reviendrai l'année prochaine pour tenter la passe de cinq" a déclaré Ernesto Hoost vainqueur, il faut bien le dire, chanceux de ce dixième cru.

 

 

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Jérôme Le Banner "Je reviendrai encore plus fort"

Interview Karaté Bushido n°308 - Janvier 2003

 

Opéré de l'avant-bras gauche dès son retour en France, le 10 décembre à l'hôpital François 1er au Havre, Jérôme Le Banner est rentré chez lui le samedi 14. Il a gentiment accepté de répondre à nos questions, afin de rassurer ses nombreux supporters.

Karaté Bushido : Tout d'abord, comment vas-tu ?

Jérôme Le Banner : Mon opération s'est très bien passée. Je tiens d'ailleurs à remercier et féliciter le professeur Courage. Sans oublier mon médecin Jean-Marc Poupelle qui a pris le taureau par les cornes au moment où il le fallait ; c'est à dire le soir même de la fracture car je lui ai téléphoné de Tokyo. Je l´ai prévenu qu'une opération délicate était nécessaire. Il a directement réservé ma chambre afin de ne pas perdre de temps.

 

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KB : L'opération s'est donc plutôt bien passée ?

JLB : Très bien. Tout le personnel m'a mis à l'aise, du brancardier ("un petit clin d´oeil à Ramzy") aux femmes de ménage et à l´anesthésiste. Ils m'ont chouchouté. Tant mieux car j'avais très peur. L'opération a duré une heure et demie car il fallait remettre chaque fragment à sa place. J'ai donc douze vis mais mon avant-bras a été très bien reconstruit. D'après les médecins, je ne pourrais pas remonter sur un ring avant trois mois et demi. Ma femme va m'aider à me soutenir, c'est important !

KB : Ton analyse du tournoi ?

JLB : Comme je l'ai toujours dit, le tournoi c'est une histoire de chance. Il faut que l'on arrête de me dire que je suis le champion sans couronne. Je préfère ne pas en avoir que d'être "cocu"...

KB : Tu as réalisé un magnifique parcours...

JLB : Oui ! Je remercie Musashi qui m'a livré une grande bataille. Je lui tire mon chapeau car je pensais qu'il allait fuir pendant trois rounds et cela n'a pas été le cas. Le Japonais mérite tout mon respect. Comme je l'avais dit à Ludovic Mauchien (Interview KB n°307), il ne fallait pas prendre Musashi à la légère et j'ai bien fait. Avec Hunt, c'est la quatrième fois que l'on se rencontre et là encore, ça a été très chaud.

KB : A l'arrivée, c'est Ernesto Hoost qui gagne la finale...

JLB : Hoost ne devait pas être là et, ensuite, il perd en quart de finale. La finale aurait dû être Sapp contre Le Banner. Maintenant, cela fait presque sept ans que je ne prends pas de vacances, que je n'arrête pas. Mes os s'usent. Mais comme j'ai une excellente hygiène de vie, tout va vit rentrer dans l'ordre. J'avais une petite fracture il y a six mois au même endroit. Maintenant j'ai de l'acier ! Je reviendrai encore plus fort.

KB : Ta participation au K-1 de Bercy le 14 juin n'est-elle pas compromise ?

JLB : Non ! Je serai présent pour le K-1 de Bercy le 14 juin. Je serai prêt à cent cinquante pour cent !

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2002 fut une année où Jérôme Le Banner aura atteint un niveau de combat incroyable, avec un parcours sans faute jusqu'à la finale du K-1 World GP au Tokyo Dôme, où, alors qu'il menait nettement aux points à quelques secondes de la fin du combat, fut cruellement stoppé par le miraculé Ernesto Hoost.

 

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Jérôme Le Banner va effectuer sa rentrée le 14 juin (2003) à Bercy. Après six mois d'inactivité pour cause de blessure, le Français va enfin reprendre le chemin des rings. Son bras gauche est sur la voie de la guérison. Avant son unique rendez-vous hexagonal de l'année, la star du K-1 s'est confiée.

 

Je n'ai jamais arrêté de travailler

Article Karaté Bushido n°311 - Avril 2003 - par Pascal Iglicki

 

Jérôme Le Banner va mieux, beaucoup mieux même. De passage à Paris pour une séance photo, le numéro un mondial du K-1 a bien voulu répondre aux questions de Pascal Iglicki.

Karaté-Bushido : Tout d'abord, comment va ton bras ?

Jérôme Le Banner : Cela va beaucoup mieux. Je commence à refaire du calcium après trois mois d'opération.

K.B : Où en es-tu au niveau de tes entraînements ?

J.L.B. : Je cours deux à trois fois par semaine, j'ai repris les cours de Jiu-Jitsu. Par contre, je n'ai jamais arrêter de travailler les jambes et les genoux. J'ai, bien évidemment, banni pour le moment l'entraînement avec les poings et la musculation avec des charges lourdes. Cette interruption m'a aussi permis de prendre contact avec un nouveau préparateur physique. Il s'occupe de tout ce qui est cardio-vasculaire.

 

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K-B : Tu seras opérationnel pour le 14 juin à Bercy ?

J.L.B. : Oui, si Dieu le veut ! Aucun problème. Je vais commencer ma préparation aux alentours du 15 avril.

K-B. : On ne connaît pas encore le nom de ton futur adversaire, ce n'est pas un problème pour toi ?

J.L.B. : Non, je m'en fous ! Ce sera un combat de rentrée après une grosse blessure, donc je ne pense pas prendre tout de suite un combattant du Top cinq. Il faut y aller crescendo.

K-B : Revenons sur la finale du K-1 World GP 2002 du 7 décembre dernier à Tokyo. Que penses-tu de ton parcours et du résultat final ?

J.L.B. : Les données ont été faussées d'entrée car Hoost ne devait pas combattre. Ensuite, Peter Aerts ne devait pas perdre face à Ray Sefo et l'emporter aux points. Je pense également que Hoost ne devait pas être stoppé dans le deuxième round face à Bob Sapp. Cela change tout. Maintenant, quand je revois les images à la télévision, je peux dire que j'étais dans un grand jour. J'étais aussi fort mentalement que physiquement. Pas de chance...

K-B : Que peux-tu rajouter pour conclure ?

J.L.B. : Un grand merci à tous ceux qui m'ont écrit. Je suis même un peu surpris de toutes ces marques d'affection. La plus belle des récompenses que je puisse leur donner à tous, c'est d'être présent sur le ring de Bercy le 14 juin.

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Le Banner, le grand retour

Interview Karaté Bushido n°313 - Juin 2003 - par Pascal Iglicki, à Etretat

 

Au moment où nous avons réalisé cet entretien, le nom de l'adversaire de Jérôme Le Banner ne nous avait pas encore été communiqué. Le Français, en pleine préparation, est impatient de retrouver le ring de Bercy.

Karaté Bushido : Afin de rassurer les nombreux supporters qui vont effectuer le déplacement à Bercy, sera-tu opérationnel pour le 14 juin ?

Jérôme Le Banner : Aucun problème. Je serai bien présent le 14 juin au soir à Bercy.

 

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KB : Comment va ton bras gauche ?

JLB : Aujourd'hui, mon bras gauche n'est qu'à 60% de sa capacité normale. Le professeur Courage, qui m'a opéré, est satisfait de ma rééducation. Avec mon préparateur physique, on fait beaucoup de rééducation pour stimuler l'os et faire du cal osseux.

KB : Depuis quand as-tu repris l'entraînement ?

JLB : Pour ne rien cacher, je n'ai jamais vraiment arrêté ! J'ai réellement remis ça il y a deux semaines. Au niveau cardio, je travaille depuis un bon mois car j'avais beaucoup de lacunes.

 

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KB : Qu'attends-tu de ce deuxième K-1 à Paris ?

JLB : C'est avant tout, pour moi, un comeback.

KB : Est-tu impatient de remonter sur le ring ?

JLB : Honnêtement, j'attends ce moment depuis le 8 décembre dernier. J'ai bien vite compris que c'était vraiment ma vie. Sans le combat, je n'ai aucune raison d'exister. Je pense que je suis né pour ça et je vis pour ça ! Je ne sais rien faire d'autre. Je suis un combattant né. Depuis mon accident, j'ai dû me battre contre moi-même et c'est sûrement le plus dur combat de ma carrière. Il n'y a rien de plus dur que de se battre avec son corps car on n'est pas le maître à bord.

KB : Penses-tu qu'il y aura foule à Bercy ?

JLB : Bercy doit être plein ! Le plateau est magnifique. Le K-1 de Paris n'a rien à envier aux K-1 qui sont organisés dans le reste du monde.

KB : As-tu un favori pour le tournoi ?

JLB : J'aime les "mecs" qui se lancent des défis. Mon coeur penche donc vers Aziz Khattou. C'est un guerrier et j'aime sa "gueule". C'est mon favori.

KB : Malgré son problème de dos ?

JLB : Ce problème de dos pourrait rendre service à certains. J'aimerais qu'il se présente sur le ring au top et qu'il remporte son premier combat par KO.

KB : Tu vas retrouver Ernesto Hoost à Bercy et sûrement avant lors de la conférence de presse. Quelle va être ta réaction ?

JLB : Ernesto (Hoost) est la seule personne à être venue me voir le lendemain du K-1 World Grand Prix 2002. Il était très ennuyé pour mon bras et je pense qu'il était sincère. J'ai un respect martial pour lui. Je pense que c'est mon coin qui aurait peut-être dû jeter l'éponge avant. Hoost a fait son job comme j'aurais fait le mien. C'est un grand champion et il reste mon idole dès qu'il monte sur le ring. Je n'ai plus cette petite poussée de poils qui hérissent sur l'avant-bras. Il m'a fait vibrer au même titre que Kaman ou bien Roufus. J'ai toujours dit qu'il y avait un énorme facteur chance dans les tournois et bien je ne me suis pas trompé. Je l'ai prouvé et j'en ai fait les frais !

 

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KB : Ton impression sur la défaite de Bob Sapp face à Mirko "Cro Cop" Filipovic...

JLB : Dans une salle d'entraînement, on peut travailler les pectoraux ou bien les cuisses. Mais une paire de c... on ne la travaille pas, on naît avec.

KB : Donc bientôt un combat face à Mirko ?

JLB : C'est sûr ! Lorsque mon bras sera remis à 100%, je lui ferai une p... de guerre. Les gens en auront pour leur argent. Ce n'est pas quelqu'un que j'apprécie énormément ! Mark Hunt, je le respecte beaucoup. Il a une paire de c... aussi grosse que son ventre. Peter Aerts aussi. Mirko pas du tout... Je sais que je vais le défoncer.

KB : As-tu toujours la même équipe ?

JLB : Bien sûr, il y a Gilles Arsène et Rani Berbachi. Les nouveaux arrivés sont les frères Schiavo et Riccio. Il y a sûrement un grand nom de la Boxe Thaï et du combat libre français qui devrait venir nous rejoindre bientôt.

KB : Pour conclure...

JLB : Je voudrais encore remercier tous ceux qui m'ont envoyé des lettres de soutien comme Aurélien Simon, qui s'est fait tatouer mon visage sur ses deux épaules, et qui est venu jusqu'à chez moi quand j'étais convalescent ou bien Frank Fontanel. Bien sûr, je donne rendez-vous à tous les lecteurs de ton magazine et même aux autres le 14 juin à Bercy à 20 heures pour le premier coup de gong.

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Le Banner enflamme Bercy

Article Karaté Bushido n°314 - Juillet-Août 2003

 

Gros succès populaire pour la deuxième édition du K-1 World Grand Prix de Paris le 14 juin. 11 200 spectateurs ont assisté au grand retour de Jérôme Le Banner qui exécute Vitaly Akhramenko en deux rounds.

 

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Lorsque Jean-Paul Maillet annonce l'arrivée sur le ring de Jérôme Le Banner, c'est tout Bercy qui se lève pour acclamer le numéro un mondial du K-1. Son adversaire, le Biélorusse Vitaly Akhramenko, est déjà sur le ring, prêt à en découdre. Lorsque le champion français fait enfin son apparition, vêtu de sa toge d´empereur romain, la température du Palais Omnisports de Bercy est à son zénith. Il n'y a pas de doute à avoir là-dessus, Jérôme Le Banner est bel et bien la grande star de la soirée.

"C'est contre l'avis de mes médecins que j'ai accepté de combattre pour cette grande réunion".

En effet, si l'avant-bras gauche du Français est en bonne voie de guérison, quatre semaines supplémentaires auraient été nécessaires pour lui permettre d'être opérationnel à 100%. Durant les recommandations de l'arbitre, Le Banner et Akhramenko sont tête contre tête. Ça sent la poudre !

 

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Jérôme Le Banner envoie les premières salves. Low-kicks et middle-kicks sont déjà de mise. Akhramenko fait bonne impression et évolue sans aucun complexe. Le Banner tente de sortir l'artillerie lourde avec ses poings. Le Biélorusse accepte, pour le moment, l'épreuve de force imposée par le Français.

Deuxième reprise : Jérôme Le Banner démarre pied au plancher. Ses low-kicks et son travail en crochet des deux mains au corps obligent Akhramenko à mettre un genou à terre. Compté, il ne semble pas avoir récupéré et un lourd crochet du droit à la tête le stoppe définitivement.

Jérôme Le Banner signe son retour en fanfare. Ses futurs challengers sont d'ores et déjà prévenus, Géronimo "is back" !

 

 

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Il est clair et net que Jérôme n'a plus pu rivaliser avec le top sur la durée après cette blessure et c'est d'ailleurs juste extraordinaire qu'il ait pu combattre encore 13 années de suite après cet incident et le nombre de guerres qu'il avait déjà effectué.

 

Malgré tout il était revenu très très fort en 2005 et en 2007 avec de grosses perfs et un niveau impressionnant. En 2008 il a encore eu la malchance avec ce bras qui lui a de nouveau joué des tours avant la finale du K-1 WGP, une année où on pensait qu'il pouvait faire enfin mouche. En 2010 il avait retrouvé un niveau impressionnant également en se faisant violence à tourner au Chakuriki Gym avec des crèves la dalle en sparrings. Ensuite ça a été une baisse de forme logique mais il a toujours su combattre avec générosité et adapter sa boxe intelligemment avec l'age, notamment en 2013 où il avait fait 5 combats dans l'année à 40 piges quand même.

 

Après 2002 les seuls combattants d'élite qu'il a pu battre ont été Remy Bonjasky, Tyrone Spong et des grosses victoires sur Goodridge, Choi... Il a quand même fait 4 combats face à Schilt sans pouvoir gagner, affronté Zimmerman, Kharitonov, ce qui montre que face aux jeunes loups et à l'imbattable tour Schilt c'était plus compliqué.

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Jérôme Le Banner a effectué un retour tonitruant, le 17 juillet lors du K-1 World Grand Prix de Séoul (Corée du Sud), en atomisant l'Américain Terence Reasby en 53 secondes. "Geronimo is back".

 

Retour fracassant au K-1 World GP 2004 de Séoul

Article Karaté Bushido n°326 - Septembre 2004

 

"A tous les fighters du K-1, j'espère que vous avez pris de bonnes vacances, que vous en avez profité un peu, car le clébard est de retour."

Jérôme Le Banner a d'entrée annoncé la couleur, la veille, lors d'une interview accordée aux télévisions coréenne et, bien sûr, japonaise. Depuis le 7 décembre 2002, suite à une triple fracture de l'avant-bras gauche contractée lors de la finale du K-1 World Grand-Prix contre Ernesto Hoost, Jérôme Le Banner est comme un fauve en cage. Malgré deux combats victorieux en 2003, le premier à Bercy le 14 juin contre le Biélorusse Vitali Akhramenko (KO 2e) et le deuxième à Yokohama (Japon) le 23 septembre face au Sud-Africain Shaka Zulu (KO 2e), le Français reste incertain sur son avenir. Après une première opération, une seconde, peut-être celle de la dernière chance, est nécessaire. Durant ces longs mois de pénitence, Jérôme n'a jamais cessé de s'entraîner : beaucoup de cardio-training et un entraînement quotidien au sac pour peaufiner ses techniques de jambes.

Le 30 juin dernier, Jérôme Le Banner reçoit, enfin car presque inespéré, le feu vert de son chirurgien. "Vous êtes bon pour le service." Tout s'accélère très vite. Alors qu'il n'était pas prévu au programme, les Japonais, qui attendaient avec impatience le retour de leur champion, le placent sans hésiter en tête d'affiche pour le premier K-1 World Grand Prix organisé en Corée.

Un retour qui ne va pas dépasser la minute de combat. Pourtant, l'Américain Terence Reasby (29 combats de Boxe anglaise par KO et 1 défaite) cherche à surprendre Le Banner d'entrée de jeu avec des enchaînements de poings, malheureusement pour lui, mal ajustés. Le temps pour le Français de trouver ses marques et de sortir l'artillerie lourde avec des directs du gauche, du droit, plusieurs kicks en zone moyenne et haute pour enfin conclure avec un coup de genou droit au menton.

 

 

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"Le clébard est de retour"

Interview Karaté Bushido n°326 - Septembre 2004

 

Jérôme Le Banner nous livre ses impressions sur son retour, son avenir et revient sur sa longue convalescence.

Karaté Bushido : Quelles ont été tes sensations du vestiaire jusqu'au ring avant ton combat contre Terence Reasby ?

Jérôme Le Banner : Je me suis dit : "je suis né pour ça". J'avais de très bonnes sensations et absolument pas de peur, que de la volonté.

KB : As-tu tout de suite trouvé tes repères ?

JLB : Il arrive à beaucoup de combattants de retourner au vestiaire et ne plus se rappeler du match. On t'en parle et tu te demandes ce qu'ils racontent. Je ne me rappelle plus de rien. J'ai comme un dédoublement de personnalité, il y a Jérôme Le Banner et Géronimo.

KB : Ne te rappelles-tu jamais d'aucun de tes combats ?

JLB : Surtout là car cela a été très rapide.

KB : Ce combat à Séoul s'est décidé très rapidement. Comment as-tu obtenu le feu vert du chirurgien ?

JLB : Je suis parti en Moldavie pendant une semaine. Là-bas, j'ai mangé des aliments de chez eux extrêmement efficace pour les os. Une nourriture que j´ai ramenée chez moi et que je trouve dans des magasins spécialisés. Ce sont des produits riches en calcium. Lorsque je suis rentré sur Le Havre, je suis allé voir mon médecin. Il m'a fait une radio de l'avant-bras gauche et m'a confirmé que je pouvais combattre de nouveau et quand je voulais.

KB : Quand cela s'est-il passé ?

JLB : Le 30 juin.

 

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KB : Dès l'annonce de cette nouvelle, les Japonais t'ont mis en tête d'affiche pour le K-1 World Grand Prix de Séoul...

JLB : J'ai téléphoné à l'un des responsables du K-1 et je lui ai dit que je voulais boxer. Il m'a demandé ce qu'avait dit le médecin. Dès que je lui ai dit, il m'a répondu "pas de problème. On te met à l'affiche de Séoul car tu es très populaire en Corée." J'ai réuni une partie de mon équipe avec, entre autres, Rani Berbachi, Matthias Riccio, Anthony Réa et Christophe Midoux. Je remercie également Thierry Chambefort (qui s'occupe de trouver ses sparrings-partners en Boxe anglaise) et Djaffar, qui soit dit en passant bien progressé. Quand j'ai fait mon premier jour de sparring avec Djaffar, j'ai pas mal mangé. Lors de la deuxième séance, je me suis dit "c'est bon, je suis revenu".

KB : De décembre 2002 à juillet 2004, tu n'as livré que deux rencontres. Comment as-tu vécu cette quasi-inactivité ?

JLB : Je n'étais pas très bien et je pense que j'ai été touché par le destin. C'est une période durant laquelle j'ai eu une nouvelle vie. J'étais out. Je reviens de loin.

KB : As-tu pensé que tu ne pourrais peut-être plus jamais recombattre ?

JLB : Oui... (il s'interrompt) oui !

KB : As-tu pris du poids durant cette longue période ?

JLB : Non, je suis resté entre 118 et 120 kilos.

KB : Un sentiment de résurrection à Séoul ?

JLB : Bien sûr ! Damien (Leconte) était là, il dormait avec moi. Rani (Berbachi) combattait en ouverture. Je me suis tout simplement retrouvé chez moi.

 

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KB : Le Sud-Africain François Botha qui a déclaré, il y a un an, qu'il te mettrai KO en moins d'un round, va se retrouver face à toi, le 25 septembre à Tokyo, pour les éliminatoires du K-1 World Grand Prix...

JLB : Il va savoir ce que c'est que prendre une locomotive en pleine bouche. Je l'attends "grave" comme tous les autres. Les vacances sont finies, le clébard est de retour.

KB : Penses-tu avoir mûri durant ces deux ans ?

JLB : Oui, mais je referai sûrement encore des erreurs. Nul n'est parfait. Je vais réapprendre mon métier et c'est bien.

KB : Penses-tu avoir encore une marge de progression ?

JLB : Oui, oui. C'est pour cela que j'ai fait appel aux meilleurs. Arnaud Hussy qui est mon préparateur physique de tous les jours. Et maintenant Dominique Paris (ancien préparateur physique des boxeurs Oscar De La Hoya et Julien Lorcy) rejoint mon team.

KB : Que va t'apporter Dominique Paris ?

JLB : Avoir toujours l´oxygène après le troisième round. Pouvoir enchaîner trois combats d'affilée plein pot.

KB : Que penses-tu de Remy Bonjasky, vainqueur du dernier K-1 World Grand Prix ?

JLB : Rien ! C'est un bon combattant, c'est tout. Je n'ai vu aucun de ses matchs depuis sa finale face à Musashi.

KB : Que penses-tu de la défaite de Mike Tyson ?

JLB : Il s'est fait mettre KO par un mec qui s´est incliné face à Matt Skelton (ancien combattant du K-1 devenu champion Grande-Bratgane des poids lourds en Boxe anglaise). Ce dernier ne pas tenu un round face à moi. Donc, pour répondre à ta question, cela m'a fait sourire.

KB : Tu espères toujours pouvoir le rencontrer ?

JLB : Oui, bien sûr !

KB : Comptes-tu faire le ménage avec l'arrivée de ces combattants qui ne sont pas issus des sports de combat pieds-poings ?

JLB : Oui, quand je vois Bob Sapp ou bien Akebono, c'est le crique.

KB : Quand as-tu démarré ta préparation pour François Botha ?

JLB : Le 17 août.

KB : Tu peux t'entraîner normalement, sans avoir d'appréhension pour ton bras gauche ?

JLB : Oui, je n'ai plus aucun souci. J'ai même une sorte d'os qui a poussé sur l'avant-bras, pas loin du coude. J'espère que cela m'aidera dans certaines situations. Je peux m'entraîner en toute quiétude.

KB : Quels sont les combattants du K-1 qui te paraissent les plus sérieux ?

JLB : Remy Bonjasky, Alexey Ignashov, Mighty Mo (qui vient de remporter le dernier K-1 de Las Vegas), une espèce de Mark Hunt auquel je vais faire attention. Ray Sefo et Ernesto Hoost.

KB : Un peu revanchard de retrouver Hoost ?

JLB : Oui, bien sûr !

KB : Y a-t-il des combattants que tu apprécies ?

JLB : Bien évidemment ! Mark Hunt est un fantastique guerrier. Je l'aime bien. Il est vrai et ne fait pas de cinéma. Maintenant, je ne vais pas aller boire un café ou aller manger avec des types avec qui je vais m'empoigner. On dit sur certains sites Internet que je parle mal. Non, tout simplement, je ne suis pas un hypocrite. Je n'ai rien contre personne, mais j'ai un boulot à faire. On ne peut pas sympathiser avec des garçons que l'on est presque sûr de rencontrer sur un ring.

KB : Que peux-tu ajouter pour conclure ?

JLB : Attachez vos ceintures, relevez vos plateaux car ça va décoller...

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Éliminatoires du K-1 World GP : Le Banner hors course

Article Karaté Bushido n°327 - Octobre 2004

 

Jérôme Le Banner ne s'est pas qualifié pour la grande finale du K-1. Une tendinite l'a contraint à l'abandon face à Botha. Le 25 septembre, c'est au mythique Budokan de Tokyo, où se retrouve habituellement l'élite du Judo nippon, que les quatorze actuels meilleurs poids lourds se sont retrouvés pour arracher leur qualification. Après une cérémonie d'ouverture toujours très spectaculaire et pleine d'intensité, les quinze mille aficionados présents vont pouvoir assister aux affiches de choc du programme.

La dernière rencontre de ces qualifications va opposer Jérôme Le Banner à François Botha (Afrique du Sud). Le Français attaque le combat en conquérant. Ses low-kicks, intérieurs et extérieurs, matraquent tout de suite les cuisses de Botha. Le Banner se permet même le luxe de sortir ses genoux et de faire souffrir son rival avec ses kicks. S'il prend le round sans aucun problème, ses poings ne sortent pas comme à l'accoutumée. Le deuxième round n'a pas démarré depuis une minute que Le Banner, en permanence sur Botha, se fait contrer par un direct du droit. Après un léger flottement, il préfère mettre un genou à terre. Compté suit, ses low-kicks lui permettent de finir tant bien que mal la reprise.

Le Banner victime d'une tendinite

La minute de repos pourra t-elle permettre au Français de refaire complètement surface, alors qu'il se plaint d'une douleur au bras gauche lors de la récupération ? Les deux kickboxeurs repartent au centre du ring. Le Banner semble avoir bien récupéré et frappe à nouveau les membres inférieurs de son rival. Botha a décidé, malgré les attaques en zones basse et moyenne du Français, de passer encore à l'offensive. Il touche encore Le Banner avec plusieurs droites lourdes. Cette fois-ci, le Havrais encaisse sans broncher et finit le round apparemment sans trop de dégâts. Les deux champions vont au centre du ring pour attendre la décision. Un extra-round est nécessaire pour pouvoir les départager. Ce que l'on redoutait se confirme, Jérôme Le Banner, qui se plaignait depuis depuis la deuxième reprise d'une douleur au bras gauche, préfère ne pas repartir au combat. François Botha exulté, il sera, contre toute attente, présent le 4 décembre au Dôme de Tokyo. Craignant le pire pour l'avant-bras gauche du Français, les dirigeants du K-1 prennent la sage décision de conduire Jérôme Le Banner à l'hôpital pour une radio de contrôle, qui ne révèlera qu'une simple tendinite. Il sera malgré tout présent le 4 décembre pour la grande finale, mais uniquement en super-fight. C'est malheureusement la dure loi du sport et notamment celle du tournoi de Kick-Boxing le plus prestigieux de la planète.

 

 

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Botha avait livré une sacrée perf ce soir-la (la blessure du "Clébard"^^ à certainement un peu aidée).

D'ailleurs, il profitera également d'une blessure de Peter Aerts pour remporter une autre victoire de "prestige" lors du premier tour du WGP 2003.

 

Joli CV pour le "White Buffalo" même si je reste persuadé que si il avait affronter ces deux hommes intacts (ou le Jlb de 2002), il se serait tapé un aller direct Saitama/Johannesburg en traversant la stratosphère. 

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Période difficile pour JLB à cette époque avec le décès de sa maman et cette blessure au bras qui l'empêche de fighter à 100%. Malgré cela il faisait un très bon combat et il le remportait clairement si Botha ne l'avait pas fait compter... Dommage car je pense que JLB aurait eu toutes ses chances de remporter la couronne lors de cette édition.

 

Botha était bien dangereux avec ses poings, il avait beaucoup de charisme et de caractère aussi, il savait créer de électricité dans l'air.

Un me mes combats préférés du sud fricain c'est contre Abidi où ce dernier le met down sur un high kick de folie en toute fin de 3ème round lors du World GP 2003 Finals je crois.

 

Une autre version du Le Banner vs Botha avec les coulisses et interviews.

 

 

Intéressant je trouve de voir les combattants déambuler avant leurs fights,certains cools, d'autres concentrés, et d'autres stressés...

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Le Banner exécute Amada

Article Karaté Bushido n°330 - Janvier 2005

 

La douzième édition du K-1 World Grand-Prix a connu son épilogue le 4 décembre au Dôme de Tokyo. Si par le passé, le prestigieux complexe affichait presque complet, cette année, l'affluence s'est quelque peu diminuée. Ce sont tout de même près de 65 000 âmes qui ont assisté à ce cru 2004.

Éliminé lors des qualifications du mois de septembre au Budokan de Tokyo face à François Botha, Jérôme Le Banner a combattu en match de réserve du tournoi face au Japonais Hiromi Amada. La côte de popularité du Français, toujours à la hausse, était un argument de choc pour la vente des billets.

 

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En 2002, Hiromi Amada n'avait pas tenu plus d'un round face à Le Banner. Un high-kick, un coup de genou et deux crochets du gauche l'avaient expédié au pays des songes. Mais attention, depuis cet échec, le Japonais a énormément progressé. Lors des qualifications, il avait poussé Ray Sefo dans ses derniers retranchements. De son côté, Le Banner revient petit à petit à son meilleur niveau après sa triple fracture de l'avant-bras gauche contractée face à Ernesto Hoost durant la finale 2002. Comme pour le tournoi, la rencontre est prévue en trois rounds de trois minutes avec la possibilité de deux extra-rounds en cas d'égalité. Sans aucun complexe et surtout sans crainte apparente, Hiromi Amada se lanc dans l'épreuve de force que veut lui imposer d'entrée le Français.

 

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Les poings fusent d'un côté comme de l'autre et Le Banner se fait même surprendre par deux droites et plusieurs crochets des deux mains. Très vite, il reprend les choses en main, ou plutôt en poings et kicks dévastateurs. Cela semble un peu calmer les ardeurs du combattant nippon.

Le deuxième round est à peine entamé lorsque le Français balance un low-kick intérieur de la jambe gauche qui touche avec précision le genou gauche d'Amada. Au tapis et compté, le Japonais a un rictus qui en dit long sur sa douleur. Pourtant, il repart au combat. Peine perdue car Le Banner balance la même technique, au même endroit. Amada s´écroule de tout son long et est évacué du ring sur une civière. Sa rotule et ses ligaments croisés n'ont pas renu sous l'impact du shoot du Français !

 

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