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Jimmy_Peters

Hommage à la carrière de Jérôme Le Banner !

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Je sais pas ce que vous en pensez mais ce combat Le Banner/Musashi pour le jubilé du japonais est magnifique. Autant techniquement que dans l'engagement et dans l'esprit respectueux, j'avais trouvé ce combat d'une grande beauté.

Comme ton post JP magnifique  :6yaisse:

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C'est sympa mboris ! ;)

 

"Deauville", Acte 2

Articles Karaté Bushido et ffboxe.com - Novembre 2009

 

Avant de regagner le Japon pour y disputer la finale du K-1 World Grand-Prix (le 5 décembre), le Français effectue son 2ème combat de Boxe anglaise le 13 novembre au Casino de Deauville. Lors de son retour victorieux au Noble Art en mai dernier, Le Banner a fait exploser "son adversaire" et l'audimat d'Eurosport. Succès quasi assuré pour ce deuxième acte. Jean-Christophe Courrèges, promoteur du Normand, aimerait monter par la suite "Mormeck vs. Le Banner".

L'invaincu poids lourd havrais Jérôme Le Banner 36 ans ; 1,90 m ; 6 victoires, dont 5 avant la limite) a battu par arrêt de l'arbitre dans le deuxième round le Tchèque Ladislav Kovarik (34 ans ; 8 succès, dont 4 avant terme, 5 revers), le vendredi 23 mai au salon des Ambassadeurs du Le Casino de Deauville. Contré une première fois le visiteur effectue un voyage au sol dans le premier round. Dans la reprise suivante, ce dernier ce dernier se retrouve en difficulté et l'arbitre arrêté sagement la confrontation.

 

 

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Pas de soucis Viddal, je m'arrangerai pour réaliser ça et briser le sort :6yaisse:  :D

 

Le Banner battu par un Schilt Puissance 4

Article Karaté Bushido n°382 - Janvier 2010 - Envoyé Spécial et récit par Ernesto Hoost

 

Après un léger passage à vide, le Néerlandais Semmy Schilt a fait un retour triomphal à l'Arena de Yokohama. Il décroche un quatrième sacre en battant, en moins d'un round, Jérôme Le Banner, Remy Bonjasky et Badr Hari.

 

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"Jérôme n'était pas dans les meilleures conditions pour gagner"
Commentaires d'Ernesto Hoost (quadruple vainqueur de l'épreuve "reine" des poids lourds de la planète Kickboxing)

Ce 5 décembre au Yokohama Arena, Jérôme Le Banner affronte en quart de finale du K-1 World Grand-Prix, Semmy Schilt (Pays-Bas).

Je trouve que Jérôme a agi bizarrement. Il est arrivé au Japon très tard, il n'était pas assez préparé. Vu son âge, il aurait dû venir plus tôt car il a besoin de plus de repos après le vol. Donc, il n'était pas dans les meilleures conditions pour gagner. Semmy en profite et lui inflige 2 knock-down. Il sort prématurément, pas à cause de la technique, mais de sa préparation et d'un repos mal géré.

 

 

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1 > Le Banner va vite se faire piquer au corps par la pointe de pied de Schilt.

2 > Le Français tente de surprendre, en vain, Schilt avec sa gauche.

 

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Une année 2009 contrastée entre un retour réussi en Boxe anglaise et une finale du K-1 World Grand-Prix manquée. L'un des moments forts de la saison de Jérôme Le Banner restera la victoire face au Japonais Musashi lors des éliminatoires du K-1 à Séoul.

 

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Jérôme Le Banner préfère quitter le ring

Article Karaté Bushido n°1011 - Novembre 2010

 

Éliminatoires du K-1 World Grand-Prix 2010 du 2 octobre à Séoul

Jérôme Le Banner manquera à l'appel de la grande finale du K-1 World Grand-Prix le 11 décembre. Malheureusement, le Français ne sera pas du voyage. Opposé au Japonais Kyotaro, Le Banner s'est estimé lésé lorsque 2 juges (1 le donnait vainqueur) ont réclamé un extra-round. Furieux, il a préféré quitter le ring du Gymnasium de Séoul... Il n'y aura donc aucun Français pour cette 18ème finale.

 

 

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Le Banner résiste à un médaillé d'or de Pékin

Article Karaté Bushido n°388 - Février 2011

 

K-1 et MMA lors du Dynamite!! 2010 le 31 décembre à Saïtama

Le dernier combat de MMA de Jérôme Le Banner remonte... à mars 2006. Ce soir-là, le Français battait en moins d'un round l'Américain Jimmy Ambriz. Pour son grand retour dans les règles du Mixed Martial Arts, Le Banner n'a pas hérité d'un adversaire facile. Mais tout au long de sa carrière, il s'est rarement frotté à des faire-valoir. Son adversaire va être le Japonais Satoshi Ishii, Champion Olympique de Judo en 2008 à Pékin dans la catégorie des poids lourds. Il n'est pas certain que le combattant nippon ait accepté de défier la star du K-1 dans ses propres règles. Mais Le Banner ne trouve l'ivresse que dans les rencontres à haut risque et là, il devrait être servi.

Si elle va à son terme, la rencontre est prévue en 3 rounds de 5 minutes. Le Japonais ne prend pas le risque de rester longtemps debout, il amène presque immédiatement le Français au sol. A partir de ce moment-là, Ishii va constamment chercher le sol afin de placer des "kimura" et des clés de chevilles que Le Banner va systématiquement faire avorter. Même lorsqu'il va se trouver en position montée pour frapper en "ground and pound", Ishii ne va pas trouver les bonnes frappes. Le Français va bien tenter aussi de frapper au sol mais en vain. Dans l'impossibilité de soumettre Jérôme Le Banner, Satoshi Ishii va m'emporter aux décomptes des juges, le visage quelque peu tuméfié.

 

 

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Jérôme Le Banner aura retrouvé son meilleur niveau durant cette année 2010. Le travail effectué avec les membres du Chakuriki Gym d'Amsterdam et avec le coach Thom Harinck aura porté ses fruits.

 

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Le 11 juin 2011 à Genève, Jérôme Le Banner retrouve l'Allemand Stefan "Blitz" Leko pour la seconde fois de sa carrière, titre mondial de Kickboxing Freestyle I.S.K.A. en jeu.

 

Interview de Jérôme Le Banner

Orange Sport - 10 juin 2011

 

Jérôme, demain soir, vous allez combattre Stefan Leko. Quelle a été votre préparation pour ce combat ?
Jérôme Le Banner : Cela fait un mois et demi que je m’entraîne tous les jours à Amsterdam avec mon entraîneur Thom Harinck et des sparring partners de qualité.

La journée-type d’un entraînement de Jérôme Le Banner, ça ressemble à quoi ?
JLB : Le matin, je m’entraîne de 10h00 à 11h15 et je reprends l’après-midi avec essentiellement du power-training et du conditionning. Un entraînement donc principalement axé sur la condition physique.

Vous allez combattre le même adversaire qu’il y à 10 ans...
JLB : Et oui, on avait combattu à Sendaï, cette ville durement touchée par le tsunami et « on s’était dit rendez-vous dans dix ans » (en chantant). Je suis confiant. On va faire le show.

 

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Vous êtes toujours sur le ring, à 38 ans, et pour combien de temps encore ?
JLB : Je n’en ai aucune idée !

En dehors de la boxe, vous avez également une carrière d’acteur.
JLB : Oui. Je viens d’ailleurs de finir un film avec Gilles Lelouche et Jean Dujardin qui va s’appeler « Les infidèles ». Un film sur l’infidélité dans le couple dans lequel Mélanie Doutey joue le rôle de ma femme. Je vais également faire « Braquage » avec Clovis Cornillac qui sortira l’année prochaine.

 

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Le Banner "C'est vrai, je suis un gladiateurs"

Interview Tribune de Genève - Par Daniel Visentini le 09/06/2011

 

Demain soir, «Geronimo» défiera Leko au Bout-du-Monde. Un championnat du monde très attendu.

A 38 ans, Jérôme Le Banner est une sorte de légende vivante des sports de combat. N’est pas «Geronimo» qui veut et nombreux sont ceux qui l’ont éprouvé dans leur chair, détruits par la puissance dévastatrice du Français. Les Genevois ont de la chance: samedi soir, ils pourront vérifier de leurs propres yeux, à l’occasion d’un championnat du monde de kick-boxing, que le champion a toujours la rage. Il l’a depuis toujours d’ailleurs. Et il ne se voile pas la face: «Bien sûr que je suis un gladiateur des temps modernes, c’est vrai, sourit-il. Il ne faut pas se mentir.»

La terrible blessure

Non, pas de mensonges avec Le Banner. L’homme est un roc, entier, dur au mal. Il faut se souvenir de ce combat de 2002 quand il s’est fracturé le radius. Qu’il a serré les dents et poursuivi la bataille. Le verdict sera terrible: triple fracture et un an et demi pour retrouver vraiment ses moyens.

«Parce que je ne sais pas rester tranquille pendant un mois et demi, souffle-t-il. Parce que je boxais avec une plaque en fer et 24 vis dans le bras. Alors depuis ce moment, j’ai peut-être perdu un peu du punch que j’avais, mais je suis un cogneur maintenant.»

Sur un ring, pas possible de tricher. Mais ça, Jérôme Le Banner le sait depuis longtemps. Il a commencé par le judo, a poursuivi par le karaté en fan de Bruce Lee. Avant de se lancer dans le full-contact, à 18 ans.

«Le judo, c’est une belle école, dit-il. J’ai appris le respect. Après, il y a eu Bruce Lee, c’est vrai, après avoir vu la Fureur de vaincre. Mais j’avais toujours quelque part en moi la volonté de boxer. Comme mon père. C’est ma mère qui ne voulait pas, en fait. Alors quand j’ai eu 18?ans, je me suis inscrit tout seul.»

Seul? Il sait aussi ce que cela veut dire. Pas simple d’être une force de la nature.

«J’avais peu d’amis, explique-t-il. Alors oui, sans doute que cela m’a pesé. J’en ai parlé avec Johnny Hallyday. Lui aussi a cette part de solitude qui existe en lui. Comme moi, il aime avoir du monde autour de lui, chez lui, mais s’isoler quelque part et savoir que les gens sont là.»

Le cinéma aussi

Comme sur un ring. Seul, face à un adversaire, mais avec tant de monde autour, dans la salle. Ou seul face une caméra, quand il touche à une autre facette de sa personnalité, quand il devient acteur. Quand il passe du noble au septième art.

«Le cinéma, oui, pense-t-il songeur. J’aime bien cette idée de donner vie à des mots. C’est passionnant. J’ai eu la chance de jouer dans Astérix, avec Delon et Depardieu. J’ai plusieurs projets en cours, d’ailleurs.»

Mais il ne faut pas s’y tromper: Jérôme Le Banner est toujours l’immense combattant de toujours.

«Je sais bien qu’un jour je raccrocherai les gants, lance-t-il. Je l’ai même déjà accepté. Et je veux réussir mon départ. Cela dit, je n’ai rien planifié. Je pense au combat de samedi contre Leko et je veux offrir un grand spectacle pour Genève.»

Cela promet!

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Jérôme Le Banner enfin roi au Bout-du-Monde

Tribune de Genève - 13 juin 2011 - Par Philippe Roch

 

La 8ème Nuit des Sports de Combat

Vainqueur de Stefan Leko, le Normand devient champion du monde ISKA

Le roi n’est plus nu. Parfois surnommé le «Roi sans couronne», Jérôme Le Banner s’est paré au Bout-du-Monde du titre mondial de kick-boxing version ISKA, catégorie 115?kg, en s’imposant aux points face à l’Allemand Stefan «Blitz» Leko. Le Normand avait déjà détenu, tout de même, les titres version WKN (98) et WKA (2005). Une raison de plus pour le Français – qui a reçu la ceinture des mains d’Alain Delon! – de chérir Genève, où il se sent, comme nulle part ailleurs sans doute, à la maison.

«Mes adieux à Genève»

«Gagner ici est encore plus important pour moi que de m’emparer du titre mondial!» lâchait «Geronimo», dont la culotte s’ornait d’un écusson suisse… Le nouveau champion du monde, qui devrait défendre son titre au Luxembourg, reviendra au bout du lac, il en a pris l’engagement samedi soir. «Lorsque je mettrai un terme à ma carrière, c’est à Genève que je ferai mon combat d’adieux!» nous a-t-il assuré au terme d’un affrontement plus ardu que prévu.

Montée afin de lui offrir l’occasion de se parer d’un titre mondial, la 8e Nuit des sports de combat – coorganisée par son manager Olivier Muller avec Carl Emery et Philippe Brélaz, responsable du Team Compétition Genève – lui proposait un affrontement face à un adversaire au passé certes prestigieux (deux succès en K1 à Las Vegas), mais sur le déclin depuis deux ans et demi (7 défaites en 11 combats) et sorti de sa retraite, annoncée en février, pour l’occasion…

Entre deux combattants au crépuscule de leur carrière (75 ans à eux deux), le combat fut âpre et longtemps indécis. Plus en jambes, le physique plus affûté, Le Banner (38 ans) malmenait Leko, touché au visage, lors de la 5e et dernière reprise, pour emporter l’adhésion des juges à l’unanimité: «Mon adversaire était expérimenté, il fallait être prudent au début. Je suis heureux d’offrir cette victoire à mes amis et tous ceux qui ont travaillé pour mettre cette réunion sur pied.»

 

 

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Geronimo enflamme et déclare sa flamme

Karate Bushido n°1202 - Février 2012 - Par Pascal Iglicki

 

Le 30 décembre, Jérôme Le Banner a combattu pour la toute première fois de sa longue carrière en Thaïlande, dans la station balnéaire de Pattaya. Dans le stadium Thepprasit, tout acquis à sa cause, il bat le Russe Andrei Kirsanov par K.O. dans la 3ème reprise... Puis soudain devient romantique.

Japon, Corée, États-Unis, Suisse et bien évidemment France, Jérôme Le Banner a enflammé les foules et fait vibrer des millions de téléspectateurs à travers le monde. De Tokyo à Nagoya en passant par Sendai, Saitama ou bien Osaka... Sans oublier Séoul, Las Vegas ou encore Atlanta, Genève, Paris, Marseille et même... Caudebec les Elbeufs, Géronimo a livré des combats d'anthologie qui ont marqué à jamais, non seulement l'histoire du K-1, mais aussi celle des sports de combats. La Thaïlande, Jérôme Le Banner la connaît bien évidemment. Pas pour y avoir combattu, mais pour s'y être entraîné ) plusieurs reprises et y avoir fait escale quelques jours avant de se rendre au Japon afin de ne pas trop souffrir du décalage horaire. Il s'y est également rendu pour y passer des vacances en famille. On peut être un redoutable guerrier des rings sans pour cela oublier d'être un très bon père et un bon compagnon, bientôt époux...

 

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1 - Kirsanov est au sol, compté par l'arbitre. Jérôme Le Banner sait déjà qu'il a gagné son combat.
2 - Le Stadium Thepprasit était chaud, vraiment chaud comme de la braise.

 

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3 - Baiser langoureux après avoir demandé la main à sa promise Mélissa.

Attention tout de même à Kirsanov

Si la carrière japonaise, ou si vous préférez K-1, de Jérôme Le Banner a démarré le 3 mars 1995 à Tokyo avec une victoire aux points sur le Thaïlandais Nokweed Devy, il faut savoir que notre Normand flirtait avec les rings du Full Contact depuis déjà 1990, un bail. Un parcours et un destin exceptionnel pour un champion hors normes. Le 26 décembre dernier, Jérôme Le Banner a fêté ses 39 printemps ou plutôt hivers. Si l'heure de la retraite n'a pas encore sonné, il faut tout de même commencer à y songer. C'est donc chose faite avec un "Le Banner Tour" co-organisé avec la World Pro League et la chaîne de télévision Orange Sport. Cette tournée prévoit quatre combats étalés normalement sur toute l'année 2012. C'est donc en Thaïlande que démarre ce jubilé. Jamais, Jérôme Le Banner pensait un jour aller combattre au Royaume du Siam, même si bien évidemment il y avait pensé à de nombreuses reprises. Surtout pas de nouveau face à un Thaïlandais afin d'éviter de faire passer ce "Le Banner Tour" pour une farce. Le premier adversaire de ce jubilé sera donc le Russe Andrei Kirsanov. Ce dernier a tout de même battu Alexander Ustinov (redoutable puncheur de 120 kilos), alors prudence ! Car comme tout le monde le sait, un combat, quel qu'il soit, n'est jamais gagné d'avance.

 

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4 - Marche avant de Le Banner sur l'attaque du Russe Kirsanov.

Un petit tour chez Nikièma

Les deux "acteurs" et leurs "Team" respectives arrivent à Pattaya le 27 décembre, quatre jours avant le combat. Le Russe est logé au Mercure et Jérôme au Fairtex, l'un de ses sponsors. Pourquoi Pattaya direz-vous ? Le Lumpinee qui voulait ce combat était trop exigeant et l'île de Phuket trop entreprenante. La station balnéaire la plus "chaude" de Thaïlande possède dorénavant un stadium complètement refait à neuf où des stars du pays comme Sudsakorn, Attachai, Narupol et même Yodsanklai ont boxé. De plus, de nombreux touristes français et russes y passent leurs vacances, même en famille. La pesée et la conférence de presse ont lieu la veille du combat au Mercure. L'ambiance est plutôt chaleureuse et conviviale, même si on sait qu'il en sera tout autrement le lendemain sur le ring. Kirsanov accuse un poids de 105 kilos et Le Banner 115 kilos. Denis-Marie Cintura, président de la World Pro League, supervise le bon déroulement des opérations. Alors que chacun regagne ses quartiers, rendez-vous est pris en début de soirée chez Stéphane Nikièma. Jérôme Le Banner tient absolument à aller saluer le champion de Muay dans son camp afin aussi d'y effectuer ses tout derniers réglages aux côtés de Brice Guidon, son sparring et ami. Le jour J arrive ! Comme Jérôme ne combat pas avant 23h10, direct sur Orange Sport oblige (combat retransmit à 17h15 heure française), son arrivée au Thepprasit est prévue aux alentours de 22 heures.

 

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5 - Malgré la présence de 1500 supporters, Jérôme est pour le moment seul au monde.
6 - C'est Yak, le père du champion Sudsakorn, qui prépare les bandages du Français.
7 - Brice Guidon et Stéphane Nikièma ajustent les bandages de Geronimo.

Un public acquis à sa cause

L'ambiance est chaude, très chaude lorsque Geronimo rejoint son vestiaire. Le public a déjà vibré grâce au combat fabuleux du Réunionnais Manu Payet. C'est l'heure de commencer à faire les bandages. C'est un Thaïlandais qui s'y colle et pas n'importe lequel. Il s'agit de Yak, le papa de Sudsakorn, grand champion de Muay Thaï dans la catégorie des moins de 70 kilos. Stéphane Nikièma et Brice Guidon le chauffent, le motivent et s'occupent des derniers réglages sur la stratégie à employer. Il est 23h10 lorsque Andrei Kirsanov fait son entrée dans "L'arène". Avant d'aller rejoindre l'enceinte de combat il monte sur l'estrade officielle pour y saluer Denis-Marie Cintura. L'ambiance est à son zénith lorsqu'à son tour Jérôme Le Banner fait son apparition. Le public est tout acquis à sa cause. Il est vrai que c'est peut-être pour eux une occasion unique de le voir combattre en chair et en os. Il n'y a pas de speaker ! Tout se déroule à la "thaï", même si le combat va s'effectuer dans les règles du Kickboxing (5x2).

Le Banner "tueur" et romantique

C'est parti, le Russe entame la rencontre sans complexe alors que Le Banner semble devoir trouver ses repères et la bonne distance. Les poings de Kirsanov fusent, mais ne prennent pas à défaut le Français qui commence à ajuster ses low-kicks. Les séries des deux mains de Jérôme Le Banner manquent encore un peu de précision, mais plus pour longtemps. Le Russe semble vouloir emballer les échanges dès l'entame du deuxième round, mais le Français "shoote" admirablement en zone basse et moyenne. Ses tibias percutent en profondeur les cuisses de Kirsanov, également bien secoué sur une accélération des deux mains. Dès le début du troisième round, Stéphane Nikièma lui demande de continuer d'envoyer la jambe arrière (la gauche). Jérôme s'exécute et là, martyrise vraiment son rival. Un énième low-kick l'envoie au tapis. Compté, Andrei Kirsanov semble être complètement dans le rouge. Il repart pourtant au combat, mais après une accélération au poing, un petit pas de recul et un middle dévastateur du Français qui le pique durement au foie,c'est l'estocade. Andrei Kirsanov ne peut se relever après le 10 fatidique. Après avoir enflammé le public, Jérôme déclare au micro sa flamme à sa compagne Mélissa avec une demande officielle en mariage. On peut être prédateur des rings mais également un grand romantique, ce n'est surtout pas incompatible...

 

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8 - Jérôme Le Banner, un physique hors-norme et charismatique.
9 - Crochet du droit pour stopper l'avancée du Russe.
10 - Les low-kicks du Français ont fait souffrir Andrei Kirsanov jusqu'au K.O.
11 - Brice Guidon, Jérôme Le Banner et Dida Diafat, trois générations de champions.

 

Edited by Jimmy_Peters

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IGF Pro Wrestling pour les victimes du Japon

 

En parallèle de sa saison en Kickboxing, Jérôme Le Banner combat régulièrement dans des galas de Pro Wrestling IGF (Inoki Genome Federation - Fédération de catch japonais) pour les victimes du Tsunami au Japon, des évènements organisés par Antonio Inoki (légende du catch Japonais, aujourd'hui promoteur).

Le 28 avril lors de l'IGF Genome 15 à Tokyo, il affronte le Japonais Shinishi Suzukawa qu'il bat par KO. (Vidéo)

Le 10 juillet il s'impose lors de l'IGF Genome 16 par KO contre l'Américain Erik Hammer. (Vidéo)

Le 27 août, Jérôme Le Banner obtient la ceinture de Champion "Super Luxurious 200 Million Yen belt" en battant par KO le Japonais Kazuyuki Fujita lors de l'Inoki Genome Super Stars Festival 2011. (Vidéo)

Le 3 septembre à Aichi, il s'impose par arrêt de l'arbitre face au géant Brésilien Montanha Silva lors de l'IGF Genome 17. (Vidéo)

JLB conserve sa ceinture de Champion en remportant son combat face à Josh Barnett par KO lors de l'Inoki Bom-Ba-Ye 2011 le 2 décembre. (Vidéo)

Deux jours plus tard, le 4 décembre à Iwaki lors de l'IGF Fighting Spirit Festival, il effectue un combat exhibition de Kickboxing et bat le Japonais Masayoshi Kakutani par KO (3 knockdowns).

Pour terminer l'année, juste après sa victoire en Muaythaï à Pattaya en Thaïlande, Jérôme Le Banner bat Tim Sylvia par arrêt de l'arbitre le 31 décembre lors du Fight For Japan: Genki Desu Ka Omisoka 2011 à Saïtama. (Vidéo)

 

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Une année de succès pour Jérôme Le Banner qui continue de se réinventer grâce au travail effectué au Chakuriki d'Amsterdam. A côté, une participation aux évènements d'Antonio Inoki où il devient la tête d'affiche de ces shows de Pro Wrestling.

 

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Je pense qu'à ce moment là de sa carrière qui était plutôt sur la fin, c'est le genre de proposition que tu ne peux refuser.

 

Voyage tout payé au Japon, revoir ses fans japonais, rendre service à Inoki qui avait besoin de tête d'affiche pour relancer son show, faire une bonne action pour les victimes du tsunami...

 

Après sportivement parlant, je pense que le catch n'est pas vraiment son délire mais bon... Ça ne pouvait se refuser ;)

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J'ai toujours était fan de JLB et ça me fait vraiment plaisir de lire ce topic.

 

Encore une faute d'orthographe de @@mishima ! Ca sent le coup monté, je pense que c'est la DGSI qui a infiltré un espion, sur les conseils de Jean Luc Rougé, dans ce nid de jihadistes qu'est le MMA...

 

Monsieur nous vous avons démasqué, vous pouvez rendre son compte a mishima, votre orthographe est le seul terroriste présent sur ce forum.

Edited by Nakayaro

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Défense de titre à Genève

Interview Tribune de Genève - 18 avril 2012 - par Jean-Antoine Calcio

 

Jérôme Le Banner de retour à Genève pour défendre son titre mondial

Le champion français sera opposé au Lituanien Arnold Oborotov le 28 avril au Bout-du-Monde, titre mondial en jeu.

Voilà Jérôme Le Banner de retour à Genève. Pour y défendre une nouvelle fois son titre mondial de kick-boxing dans la catégorie des poids lourds.

Samedi 28 avril prochain, l'icône française affrontera le Lituanien Arnold Oborotov. Un jeune combattant aux dents longues qui vit et s'entraîne en Angleterre et qui avoue à peine 22 ans. En dépit de son jeune âge, le palmarès de cet athlète de 105 kg pour 1,95 m apparait déjà fort éloquent. Il a remporté 25 de ses 30 combats -dont 10 par k.o." et n'a concédé que 3 défaites.

Terrible affrontement

Voilà qui promet un terrible affrontement entre deux générations, puisque Le Banner (72 victoires, dont 58 par k.o. et 21 défaites) va fêter ses 40 ans le 26 décembre prochain. Et qu'il compte bien revenir à Genève en juin 2013 en tant que détenteur de la couronne mondiale pour un affrontement qui pourrait être le dernier et constituer l'apothéose de son immense carrière.

Quel prétendant ?

Quoi qu'il advienne le 28 avril prochain, le Normand sera en lice sur terre genevoise pour affronter son prétendant. Celui-ci sera désigné au terme des trois actes du tournoi des Le Banner Series au cours desquelles huit grands espoirs du kick-boxing s'affronteront pour avoir l'honneur de défiler l'immense champion. Et tenter de prendre sa relève au niveau planétaire.

 

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On en sourit encore. Mais un terrible pugilat ne risque-t-il pas d'opposer Carl Emery, Jean-Marc Tonus, Philippe Brélaz et Olivier Muller, les organisateurs de la réunion du 28 avril prochain, à Jérôme Le Banner ? Une sorte de bagarre de famille...

 

Jérôme, vous avez subi une rude défaite le 3 mars dernier à Moscou. Comment l'expliquez-vous ?

Plusieurs éléments se sont conjugués : je crois que j'ai pris mon adversaire, le Néerlandais Errol Zimmerman, un peu à la légère et que je ne me suis pas entraîné avec une assiduité suffisante. Et puis je ne me trouvais vraiment pas dans un bon jour. A ce niveau ça ne pardonne pas. Mais ça m'a permis de me remettre en question et de repartir du bon pied dans ma préparation.

Quelle est la genèse des Le Banner Series ?

L'idée a germé entre mes amis genevois et Denis Marie, d'Orange Sport, le média français très impliqué à Genève et qui retransmet mes combats. Ils me l'ont transmise et je l'ai trouvée bonne. Même si, intérieurement, je me demande s'ils ne cherchent pas à se débarrasser de moi... (rires)

Genève est un peu devenu votre fief ?

C'est vrai. Voilà plusieurs années que j'ai tissé des liens très étroits avec la cité du bout du lac. Mon ami Olivier Muller y a beaucoup contribué. Et puis j'ai retrouvé de grandes figures mondiales des sports de combat. A l'image des champions du monde de full-contact Jean-Marc Tonus et Carl Emery. Genève apparaît définitivement comme l'une des métropoles européennes des disciplines pieds-poings. D'ailleurs, je ne suis pas du tout hostile à l'idée d'ouvrir une école de kick-boxing ici. Il faut penser à la relève, il existe de réelles promesses, au travers d'une chaîne qui a débuté il y a une trentaine d'années et qui perdure au fil du temps.

D'autres activités actuellement ?

Dans le domaine de l'image essentiellement avec un DVD qui doit sortir dans un mois et demi, Tatoo, une série télé sur Canal +, et un court-métrage que je dois tourner prochainement à Genève.

Et l'avenir ?

A près de 40 ans, ma carrière de combattant est proche de son terme. Je pense évidemment à ma reconversion. Plusieurs possibilités s'offrent à moi, mais rien n'est encore décidé.

 

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"J'aimerais vivre à Genève !"

Interview Le Matin - 18 avril 2012 - par Didier Dana

 

Le Champion du monde de kick-boxing était à Genève pour présenter ses combats et parler cinéma.

On le surnomme "Géronimo" et son visage est une géographie bosselée qui dit sa vie de combattant. Jérôme Le Banner (JLB), champion du monde de kick-boxing K-1, 1,90 me, 120 kilos, 40 ans en décembre, est aussi un comédien. Il s'apprête à tourner à Genève, la ville qui accueille les Le Banner Series dans dix jours. Une succession de combats qui doivent faire émerger les talents du K-1 de demain. L'un d'eux aura le redoutable honneur d'affronter JLB en 2013, avant qu'il ne passe le témoin.

Jérôme Le Banner, vous venez à Genève le 28 avril disputer une série de combats et donner leur chance à de jeunes combattants. La préretraite a sonné ?

Je suis Apollo Creed, le boxeur joué par Carl Weathers qui donne sa chance à un plus jeune : Rocky, alias Sylvester Stallone. Je veux passer le témoin à la jeune génération. Je suis en phase de décélération. Et aussi comme dans un couloir sans lumière. Je ne sais rien faire d'autre. Que faire ? Me lancer dans le grand banditisme : (Rires.) Non, mais le fait de côtoyer un champion comme le Genevois Jean-Marc Tonus (ndlr : champion du monde de full-contact il y a 25 ans), qui a réussi sa reconversion professionnelle, est pour moi très encourageant.

 

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Lorsqu'il montre les dents, même pour rire, Jérôme Le Banner fait trembler les murs. A vérifier pour de vrai sur un ring le 28 avril à Genève.

 

Où en êtes-vous de l'option cinéma ? Votre seconde carrière ?

Le sketch de Jan Kounen que j'ai joué avec Mélanie Doutey et Gilles Lellouche, son mari, pour "Les infidèles" va apparaître en bnus dans le DVD qui sort bientôt. C'est assez violent. Il a été coupé au montage. Ma femme ramène des hommes à la maison. Celui-là, bon père de famille, je lui fais comprendre qu'il faut qu'il paie pour ses écarts de conduite. C'est un peu gore. Quel voyage que de côtoyer ces gens-là ! Entre Gilles Lellouche, Jean Dujardin et Jan Kounen, ça a été la journée la plus dure pour moi comme comédien.

Vous préparez vos rôles ?

A la virgule près. Chaque clignement d'yeux. C'était un travail d'une précision chirurgicale. J'ai besoin de recréer un passé pour vivre pleinement l'instant T à travers mon personnage. J'en ai beaucoup parlé à Alain Delon sur le tournage d'"Astérix contre César".

Vous allez tourner un court-métrage à Genève, réalisé par votre compagne, Mélissa Gallant.

C'est l'histoire d'un homme très bien dans sa vie mais très seul. Il passe beaucoup de temps sur Internet. Un jour, il découvre que sa fille est devenue escort girl et se rend dans le club. Je vais devoir me vieilli, maigrir, mettre des vêtements plus grands afin d'effacer l'enveloppe du sportif et jouer cet homme meurtri. Ma fiancée, qui travaille dans le cinéma, réalise. Il y aura aussi Karole Rocher, qui a joué dans la série "Braquo", Roger Cornillac, le père de Clovis.

Vous êtes papa d'une ado de 13 ans. Quelle relation avez-vous avec elle ?

Elle est en pleine crise d'amour avec un jeune garçon. Ce qu'il y a de bien, c'est quelle me prend comme confident et conseiller. Elle s'ouvre à moi. Elle n'a pas eu une enfance facile. J'étais toujours à droite et à gauche.

Que vous inspire la France en ce moment ?

J'en ai plein le c...! Quand on se sent Français, on nous prend pour des fachos ou des nationalistes. Aimer être Français, c'est beau. J’adore ma Normandie, mes vaches. Je suis un terrien. Je rentre juste d'Amsterdam, où on célèbre la reine, à travers le Queen's Day. Tout le monde est en orange. Dites-moi quand est-ce qu'on sera en bleu, blanc, rouge en dehors d'une victoire en foot ? On a choisi le coq comme emblème, parce que c’est le seul animal capable de chanter les deux pieds dans la merde !

Vous aimeriez venir vous installer en Suisse ?

Bien sûr. C'est un de mes objectifs. J'aimerais m'associer à Genève, aider à monter une école de combat. Chez vous, j'aime les gens, leur force de caractère, les accents, ce petit Etat qui est comme une tache et qui fait chier les autres. On peut vivre quatre saisons en une seule journée. Et, en amateur de vélo, j'adore le Tour de Romandie.

 

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Vous ressemblez beaucoup à Depardieu.

On me le dit souvent. Avec Gérard on a déjà tourné trois fois ensemble. On va se retrouver dans "Des gens bien", le premier film réalisé par Clovis Cornillac. Sur "Babylon A.D.", de Mathier Kassovitz, je lui avais fait une surprise en l'attendant dans sa caravane. On lui avait fait croire qu'un type, à l'intérieur, voulait lui péter la gueule. Il était là : "Heu ? Quoi ?" On s'est tombé dans les bras. Le van n'a pas résisté ! (Rires.)

Vous ne voulez pas être catalogué dans les rôles de brute, de combattant.

J'ai refusé de jouer sur M6 dans la série "Scènes de ménage" le type patibulaire au Q.I. d'huître. Le bon exemple, c'est mon pote Joey Starr, dont la carrière décolle au cinéma depuis "Polisse". Il faut trouver la personne qui vous donne votre chance. On me l'a donnée plusieurs fois, mais dans le registre de la comédie uniquement à cause du physique qui est le mien.

Ça vous blesse cette image ?

Pas du tout ! Je suis toujours le meilleur avocat de mon rôle. Dès que j'endosse un personnage comique, je vais jusqu'au bout. Aux Etats-Unis, ce serait peut-être différent, question de gabarit aussi. J'attends ma chance.

C'est Bruce Lee, maître en arts martiaux et star de cinéma, qui vous a donné envie de combattre. Et plus encore.

J'avais 14 ans lorsque j'ai vu "La fureur du Dragon" à la télé. J'ai été impressionné par la vitesse du mec et son charisme. C'était comme une vague sortie de l'écran que j'ai prise en pleine gueule. Je me suis intéressé à l'humain derrière le virtuose. J'ai lu tout ce qui était sorti sur lui. J'allais à Paris, chez Budo Store, une librairie spécialisée du Quartier latin. Je travaillais dans l'usine de ma mère, où je remplissais des containers, afin de pouvoir me payer ces bouquins.

 

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Comment s'est fait votre apprentissage de combattant ?

Mes parents m'ont amené au judo à l'âge de 6 ans. A 14 je me suis mis au karaté et à 18 à la boxe américaine.

Vos combats sont d'une violence extrême. Comment apprivoisez-vous la douleur ?

A l'entraînement déjà. On crée ses antidouleurs, plus les endomorphines sécréteés par le cerveau. Le jour du combat, l'adrénaline vous aide à encaisser tant bien que mal des chocs qui seraient insupportables dans la vie quotidienne.

Vous avez même combattu un jour avec une fracture du bras.

Tout l'avant-bras, oui. Je ne m'en suis même pas rendu compte dans l'euphorie de la victoire. On m'a posé 24 vis et des plaques de métal que j'ai gardées deux ans et demi. J'étais devenu Brico-Loisirs (rires). Chaque fois que je franchissais un portique de sécurité dans les aéroports, ça sonnait.

Comment vous protégez-vous des mauvais coups ?

On ne peut pas se protéger malheureusement. Tant qu'on a encore envie, on lève les bras. Sinon, on les baisse...

Vous avez toujours le même fighting spirit ?

Oui, mais je suis comme une marée. Ça va et ça vient. C'est sinusoïdal.

 

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Le Banner, sa fiancée Melissa Gallant et Olivier Muller.

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Jérôme Le Banner conserve son titre grâce à... Un match nul

Interview Tribune de Genève - 30 Avril 2012 - par Jean-Antoine Calcio

 

Le champion français partage l'enjeu avec le Lituanien Arnold Oborotov et conserve sa couronne

Fait rarissime en kick-boxing, alors que ce genre de décision intervient plus souvent en boxe anglaise : c'est un match nul qui a sanctionné le combat, titre W.K.N. des poids lourds en jeu, qui opposait Jérôme Le Banner au Lituanien Arnold Oborotov. L'icône française a ainsi conservé sa couronne samedi au centre sportif du Bout-du-Monde.

Mais les vivats qui ont salué son entrée dans la salle et son arrivée sur le ring se sont transformés en quelques marques de déception à l'issue d'un affrontement qui s'est finalement révélé relativement décevant. Il est vrai qu'à l'approche de la quarantaine, "Geronimo" ne possède plus la dévastatrice force de frappe qu'il affichait il y a quelques années encore.

Quelques éclairs

Quelques beaux éclairs ont encore jailli de ses pieds et de ses poings, mais il n'est pas parvenu à "exécuter" son jeune adversaire de 22 ans. Qui pourrait être... son fils ! Il l'a parfois ébranlé, certes, mais sans jamais lui porter un de ces coups décisifs dont il avait le secret. Ce fut, au contraire, le Lituanien qui termina plus fort. Au point de mettre le champion, émoussé au fil des rounds, en difficulté. Ce qui a sans doute justifié le verdict final de parité rendu par les trois juges et confirmé par le superviseur.

A l'issue du combat, Jérôme Le Banner regrettait : "Je suis déçu pour le public genevois et mes supporters qui sont venus de loin m'encourager. Ils méritaient que leur soutien soit marqué par une meilleur performance. Hélas, mon adversaire n'a pas accepté l'affrontement. Il a trop souvent fui, ce qui a nuï à la qualité du spectacle présenté."

En revanche, ce résultat pourrait déboucher sur une possible revanche. Avec tous les avantages financiers que celle-ci pourrait représenter pour chacune des parties concernées...

 

 

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