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Jimmy_Peters

Hommage à la carrière de Jérôme Le Banner !

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J ai tendance aussi à combattre en gaucher dans ma pratique en dilettante surtout depuis que j ai été opéré au poignet droit.

 

Il y a d autres cas plus ou moins célèbre, comme Profesor X qui est un faux gaucher et De La Hoya qui est un faux droitier, d'ou la puissance de son crochet gauche.

 

c'est vraiment la fin d'une époque, car à part Hunt qui évolue à l'UFC il ne reste plus personne de la glorieuse époque. Et il n y a pas vraiment eu de relève :(

Il n y avait pas juste un grand combattant mais toute une génération de poids lourds, ce qui explique que Géronimo n'a jamais été titré alors qu'il a battu tout le monde.

Edited by STAROS

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Il n y avait pas juste un grand combattant mais toute une génération de poids lourds, ce qui explique que Géronimo n'a jamais été titré alors qu'il a battu tout le monde.

Un peu comme l'équipe de france de rugby, un entraineur australien disait dans les années 2000 que l'équipe de France pouvait battre n'importe qui sur 1 match de coupe du monde mais que généralement après elle s'écroulait.

 

Cette initiative (le post de Jimmy_Peters) est formidable et touchante. Honnêtement je n'ai jamais été fan ( à part de moi je m'aime trop) mais je reconnais que jérome lebanner m'a toujours impressionné; j'étais même rentré d'une soirée importante à 22H58 en promettant de revenir rapidement, et grace à Jérome j'ai pu sortir de chez moi à 23H10. Car il savait quand il fallait abréger les combats.

 

Au niveau des regrets, son avant-bras face à Ernesto, ca m'a fait mal pour lui, sans cet incident il aurait été encore plus haut selon moi. Au moment où il avait la maturité pour remporter un tournoi voilà qu'il se fait démolir à vie (vie sportive) son avant-bras. Bref. Passons. Un autre regret, ses teintures en blond. Pourquoi ?

 

Longue vie à ce post.

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retro1995.jpg

 

Après une année 1994 où il remporte le titre de champion d'Europe ISKA de Full Contact à Elbeuf face à l'anglais Andy Mayo, et après avoir combattu victorieusement à plusieurs reprises en Afrique du Sud où il remporte à Johannesburg le titre mondial RCFA et devient également champion Intercontinental ISKA toujours dans les règles du Full Contact, en battant par décision unanime le redoutable Mike Bernardo, chez lui au Cape Town, Jérôme Le Banner est invité en mars 1995 à participer aux éliminatoires du K-1 Grand Prix, grand et prestigieux tournoi de kickboxing japonais réservé aux 16 meilleurs combattants poids lourds de l'année, sélectionnés pour leurs performances. Malgré n'avoir jamais boxé en boxe thaïlandaise, JLB accepte le défi.

 

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A l'époque, c'est par l'intermédiaire de Paul Hennessy, agent anglais et responsable important de la prestigieuse fédération ISKA, que le K-1 recherche des combattants talentueux pour le tournoi.

Paul Hennessy décidait de prendre conseil auprès du spécialiste français des sports pieds/poings, Jean-Paul Maillet, qui contactait Pascal Igliki, journaliste du magazine Karaté Bushido, anciennement représentant français de l'ISKA et promoter/matchmaker, qui proposait alors, Jérôme Le Banner. C'est grâce aux efforts conjoints de ces 3 personnes que JLB intégra l'organisation du K-1.

 

Une première réussie en terre nippone

 

Le 3 mars au Nippon Budokan de Tokyo, lors de la phase éliminatoire du tournoi, Jérôme Le Banner est donc opposé au Thaïlandais Nokveed Devy, 7 fois champion du célèbre Lumpinee Stadium de Bangkok.

Son entraîneur de l'époque, René Pollet, étant dans l´impossibilité d'effectuer le déplacement, c'est Pascal Igliki qui accompagne et est présent dans le coin de Jérôme Le Banner pour ce premier combat en terre nippone.

Après un combat disputé, Jérôme Le Banner s'impose par décision unanime des juges et se qualifie pour la grande finale à 8 du tournoi.

"Ils m'ont opposé le champion de Thaïlande, rien que ça ! Mais je l'ai détruit et j'ai gagné ma place pour le tournoi final, deux mois plus tard."

 

 

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@@Jimmy_Peters

J'ai été aussi influencé par le JKD, ce pourquoi il m arrive de passer en gaucher.

Cependant, j'ai à mon grand regret des sensations complétement différentes. j'ai toujours eu des mal à lancer ma droite bien en ligne alors quemon cross  part plus naturellement à gauche.

Je suis plus puissant en droitier mais plus précis en gaucher. Et si je me sens  malgré tout plus mal à l aise en gaucher du fait de l ouverture, j'ai l impression que mes adversaires sont plus dérangés que moi de me prendre en gaucher.

 

D'ailleurs, la proportion de gaucher en pro est bien plus importante que la proportion de gauchers totales car, la plupart des gens sont mal à l aise avec le fait de combattre un gaucher.

C'est vraiment un avantage.

Edited by STAROS

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je dois au moins deux grands remerciements à jerome

 

le premier pour le match avec mark hunt qui reste pour moi le match le plus dingue en pied poings que j'ai vu de ma vie : les coups que hunt se prenait en continuant à avancer etaient d'une autre galaxie

 

le second pour m'avoir permis d'aller avec lui - et le gillou - au K1 (souvenirs souvenirs)

 

en tout cas @@jimmy_peters  super idée que ce bel hommage a un vrai champion - une petite pensée pour pascal iglicki en passant

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@@pele-landi-jons75 > C'est fou quand même, on peut dire que tu l'as clairement suivi depuis ses débuts... Ça devait être super de voir un frenchy s'imposer comme ça sur un tel circuit ! Beaucoup ont accroché à son style et c'est vrai que quand tu le vois sur un ring, il dégage vraiment quelque chose de fort et de différent.

 

Contre Botha en effet c'était dommage, en 2004 il avait faim de revenir. S'il s'était qualifié pour la grande finale, il aurait pu remporter le tournoi vu la faiblesse du niveau général cette année là. Ça aurait pu le relancer mais il souffrait encore de son bras contre le sud-africain, il avait eu une tendinite et il venait de perdre sa mère, une des rares fois où il avait craqué...

 

Après contre Abidi en 2005 c'était excellent, le K-1 devenait un peu tristounet et cette rivalité franco-française avait pimenté un peu l’actualité et fait chavirer les fans du K-1 et Bercy. Il y a eu pas mal de choses dites sur leur rivalité (règlement de compte à Marseille ?), à la base c'est vrai qu'ils s'étaient entrainés ensemble, Jérôme avait même été dans le coin du marseillais je crois pour un K-1 puis est venu cette gueguerre mais je crois que les deux ne s'en veulent pas et n'ont aucune rancune l'un envers l'autre aujourd'hui. Abidi était même à Saint-Tropez pour le dernier combat de Geronimo...

 

@@STAROS > Tu as bien dit, c'est souvent plus déstabilisant d'affronter un gaucher. En tapant sur google j'étais tombé sur un thread ouvert par kissifrot où tu pourras peut-être trouver quelques analyses et réponses.

 

@@godzillou > Le combat contre Hunt en 2002 à Bercy était l'un des plus violents... Son meilleur, son plus beau, de son propre dire c'était la même année contre Hunt à Tokyo. Quand tu vois ce combat pour ma part c'était le poids lourds parfait d'exception, la rapidité, la puissance, l'anglaise, les techniques de jambes et genoux, le fighting spirit, il y avait tout. Quest-ce que j'aurai aimé voir des Hari, Ghita, Saki, Spong et autres face au Jérôme de cette époque, à mon avis ils auraient dégusté...

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Jérôme Le Banner et Robert Rite

Article magazine Uppercut

 

Pour se préparer et faire la transition complète avec les règles du K-1 (notamment les coups de genoux), Jérôme Le Banner se déplace à Rouen et fait appel à Robert Rite, entraîneur du Swaying Naja Camp, qui va lui faire travailler les techniques spécifiques du muaythai.

"En 6 mois, il m'a énormément appris. Il m'a imposé la ponctualité à l'entraînement, la sieste comme les Thaïs. Il a une grande faculté d'écoute. Bien qu'il ne mesure qu'1m70, il arrive à me faire bouger en corps à corps ! Avec lui il n'y a pas de temps de repos, je n'ai pas le droit d'être fatigué. Des fois j'ai envie de lui faire mal !"

 

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Jérôme Le Banner brille au soleil levant

Uppercut n°9 - Juin 1995 / Karaté Bushido n°226 - Juillet/Août 1995

 

Deux mois plus tard, le 4 mai, au Yoyogi National Gymnasium de Tokyo, a lieu la finale du K-1 Grand Prix 1995. Les 8 participants vont s'affronter pour déterminer le meilleur combattant de pieds/poings au monde, quarts, demie et finale lors de la même soirée.

 

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Ci-dessus, Jérôme Le Banner en compagnie de son entraîneur de l'époque Robert Rite et du fondateur du K-1, Kazuyoshi Ishii.

Le Banner met KO Satake, le matador local

En quart de finale Jérôme Le Banner affronte la star japonaise du Karaté Seidokaikan, Masaaki Satake.

"Quand je suis monté sur le ring pour mon premier combat, le public grondait... Il attendait mon adversaire, le Jean-Claude Van Damme japonais ! Un boxeur qui tourne dans de nombreux films."

Le matador local, Masaaki Satake, monta sur le ring face au français Jérôme Le Banner. Les spectateurs agitaient des drapeaux japonais en masse et la salle, comble, en était recouverte. Chaque attaque de Satake était accompagnée de la jubilation des spectateurs. Mais les occasions se firent rares : en effet, le Français montrait son côté le plus dur. Il ne cessa d'assener le Japonais de lowkicks à l'intérieur des jambes, ce qui ne fut pas sans effet sur Satake. Exposé à une telle pression, il n'avait alors plus qu'un seul but : ne perdre, si possible, que par le nombre de points. Cependant, là aussi il avait compté sans le talent de Le Banner. Ce dernier fit grimacer le matador local sur un middle kick au foie et le fit s´écrouler sur un crochet gauche en contre. Le Japonais qui tombait immédiatement sur les genoux pour s'écrouler sur le sol du ring et y rester KO.

 

 

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"Nous disposions de vingt minutes entre chaque combat. Le plus dur ? Revenir dans les vestiaires en sachant qu'il fallait repartir..."

Le Banner/Bernardo : un combat bien mené par le Français

Le premier combat de la demi-finale fut les retrouvailles avec le Sud-Africain Mike Bernardo qu'il avait battu aux points l'année précédente pour le titre Intercontinental ISKA de Full contact au Cap Town. Ils se faisaient face sur le ring et s'observaient d'un air sombre, lorsque que Bernardo se jeta sur le Français et l'embrassa, ce qui ne manqua pas de surprendre ce dernier. Les spectateurs éclatèrent de rire et même Le Banner ne put retenir un sourire. Mais le gong retentit et il n'y eut soudain plus aucune trace de romantisme. C'était le passage en finale qui était en jeu, et les deux adversaires savaient qu'ils jouaient le tout pour le tout.

Le Français commença le combat par quelques lowkicks très forts dans les cuisses de son adversaire, ce qui lui apporta une légère avance aux points. Le Banner eut l'occasion d'utiliser sa technique de genoux à plusieurs reprises et ceci lui valut de nouveau plusieurs points. Après un moment Bernardo réussit une bonne attaque du poing à la tête et le nez de Le Banner se mit immédiatement à saigner. Le Sud-Africain Bernardo saisit l'occasion et passa tout de suite à une nouvelle attaque des poings. Le gong, qui sonna à la fin du deuxième round, délivra le Français du harcèlement de son adversaire.

Jérôme Le Banner avait bien récupéré pendant la pause et son entraîneur lui avait donné de nouvelles instructions. Dès la reprise du combat, il tint le très fort Sud-Africain à distance à l'aide de lowkicks, plus même, il exerça à son tour une très forte pression sur Bernardo : il lui assena sans cesse des lowkicks, toujours sur la jambe gauche et au même endroit. Bernardo souffrait tant qu'il ne pouvait pratiquement plus tenir debout. Pourtant, malgré la douleur, Bernardo laissa sa jambe gauche en avant. Erreur de poids, car Le Banner lança un quatrième lowkick qui ne manqua ni son but ni l'effet recherché. Mike Bernardo s'écroula et ne put se relever.

Un combat intelligemment conduit par le Français et une victoire méritée. Ainsi, il allait donc participer à la finale.

 

 

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"Seulement voilà, dans la première reprise, il m'a mis un coup de genoux qui m'a cassé le nez."

Le médecin tentera bien de dissuader Jérôme Le Banner de disputer la finale contre le hollandais Peter Aerts, vainqueur du tournoi l'année précédente. Peine perdue...

"C'était trop important pour moi. Mais l'expérience était de son côté. Obligé de lever ma garde à cause de mon nez cassé, il m'a alors cadré au plexus et m'a mis KO dans la première reprise. J'étais bien sûr un peu déçu. Mais ensuite les japonais sont venus me voir pour me proposer une revanche contre leur star."

Finale Le Banner/Aerts : 150.000 dollars pour le vainqueur

Dès lors il s'agissait donc pour les deux finalistes, le Français Jérôme Le Banner et le Hollandais Peter Aerts, de gagner la plus grosse part du gâteau, et celle-ci était de 150 000 dollars sous forme de chèque payable au comptant.

Le Hollandais cadre et place un highkick. Le Français contre en lowkicks. Sur une accélération en poings, Aerts touche Le Banner au visage. Celui-ci réplique aux poings mais se laisse enfermer dans un coin, la garde très haute pour protéger son nez. Il ne pourra éviter la terrible droite au plexus et met un genou à terre, souffle coupé. L'arbitre arrête le combat. Ainsi Peter Aerts remportait le Grand Prix 1995.

 

 

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Le fair play de Peter Aerts

A l'issue du tournoi de Tokyo, le champion Hollandais a pris le micro sur le ring pour saluer le parcours du jeune Français qu'il venait de vaincre et l'a félicité pour son esprit sportif.

Pour sa première participation, et à seulement 22 ans, Jérôme Le Banner marque les esprits en atteignant la finale du K-1 Grand Prix (Plus jeune combattant à atteindre la finale du tournoi du K1 GP). L'histoire est lancée.

 

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De rien mishima  :6yaisse: 

 

Sa carrière fut tellement riche, je trouve ça bien de la partager, ça laissera une trace et des souvenirs.

 

On continue avec une interview après sa finale du K-1 Grand Prix 95...

 

Le Banner la prodigieuse machine de guerre

Article Uppercut n°11 - Septembre 1995

 

Geronimo est la révélation de l'année en boxe thaï. Et il n'est pas près de fumer le calumet de la paix. Même sous les drapeaux.

Le nouveau venu de cette rentrée des classes, chez les lourds, a stupéfié les spectateurs japonais au mois de mai dernier en se hissant en finale du tournoi des 200 000 dollars organisé à Tokyo.

"Je veux prouver qu'un lourd peut être aussi agile, aussi souple et rapide qu'un autre"

Ce boxeur au physique de golgoth, passionné de combat depuis son plus jeune âge, a de qui tenir. "J'ai commencé par le judo à 5 ans avec mon père. On l'appelait le "Taureau de Normandie" car c'était une force de la nature. Il travaillait à l'époque comme routier et il a même été champion de France des lourds de boxe anglaise, en 1963." A l'âge de 12 ans, "pleine vague Bruce Lee", Jérôme débute le karaté. Il souhaite également se tourner vers la boxe mais sa mère le lui interdit. "Mon père était toujours en train de se battre, moi j'adorais le voir. Surtout qu'il avait toujours le dessus mais ma mère ne supportait pas de le voir arriver le week-end avec l'oeil dans le sac." Aujourd'hui assagi, son père est devenu son homme de coin, celui qui encourage et panse les blessures. "Il est d'une nature celtique, bagarreur. Je me souviens lorsqu'ensemble on parlait de guerriers vikings ou apaches." Attiré par l'effort, Jérôme tente ensuite de s'aventurer en triathlon mais doit mettre un terme à ses velléités : "J'étais trop lourd et en natation je ramais vraiment."

J'aimais voir mon père se battre

C'est à 18 ans qu'il franchit la porte de l'Espace Fitness du Havre pour débuter la boxe américaine sous l'égide de René Pollet. Acharné de l'entraînement, il se rend tous les jours à la salle. De 15 heures à 17 heures il fait de la musculation, puis il enchaîne par de la boxe entre 17 heurs et 20 heures. Son modèle de l'époque est Yip Man, un vieux maître de kung-fu de Hong-Kong, qui a appris le wingchung à Bruce Lee : "Je me rendais à Paris pour acheter du matériel d'entraînement. Tout y passait, mannequin de bois, assouplisseur de jambes. J'achetais aussi énormément d'ouvrages en anglais, cela m'a permis de me perfectionner dans la langue de Shakespeare. A 18 ans je pesais déjà 92 kilos et j'avais à coeur de prouver qu'un lourd pouvait être aussi agile, aussi souple et aussi rapide qu'un autre." Fort accaparé par les sports de combat, "Geronimo" parvient malgré tout à décrocher son Bac D, axé sur les sciences naturelles et lui permettant de s'orienter vers une carrière dans les Eaux et Forêts.

Pourquoi pas boxer Tyson ?

Actuellement appelé sous les drapeaux à proximité de chez lui, au DTIMA du Havre, Jérôme ne laisse pas pour autant sa passion de côté et continue à s'entraîner comme un forcené : "Je me lève tous les jours à cinq heures pour aller courir une petite heure avant de revenir au régiment pour l'appel du matin." Il travaille sa boxe avec Robert Rite et il est suivi par un diététicien qui s'occupe également des footballeurs du Havre. La suite de sa carrière, déjà bien lancée, se présente donc sous les meilleurs auspices. S'il obtient une permission de la part des autorités militaires, il devrait partir à Tokyo, début septembre, pour y rencontrer, une nouvelle fois, le Japonais Satake qu'il avait atomisé lors du tournoi des 200 000 dollars. Il a conservé un souvenir très fort de son passage sur l'archipel du soleil levant : "C'est la frénésie totale, les gens vous embrassent les tibias." Le Banner s'apprête également à signer un contrat, portant sur quatre combats avec le promoteur nippon Ishii. Il souhaite également disputer une revanche face au hollandais Peter Aerts et bien sûr affronter le terrible Schuster : "C'est un bon, il a l'esprit typiquement américain. Lorsqu'il monte sur le ring, c'est pour gagner. Toutefois, j'ai un léger avantage sur lui grâce au rapport taille-poids." Jérôme n'exclue pas non plus une carrière en anglaise : "Il faut progressivement franchir les étapes, championnat de France, d'Europe..." et pourquoi pas, un jour rencontrer Tyson qu'il admire ?

 

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Au DTIMA du Havre, Jérôme continue de s'entraîner comme un forcené.

 

Ce que je veux c'est gagner

Même si certains affirment qu'il manque encore d'expérience, Jérôme, en plus de son gabarit hors normes, possède une arme redoutable : sa détermination. "En France, rappelle-t-il, on aime bien ceux qui perdent avec panache, surtout après de longs affrontements. Moi je me fiche de la gloire, ce que je veux c'est gagner, si possible par un KO dans les premières secondes du combat !"

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Le MMA de l'époque n'était pas le MMA d'aujourd'hui.

 

Et quand je vois des vidéos des premiers UFC, je comprends pourquoi il parle de "confusion" des genres.

 

Mais c'est vrai que c'est rigolo. Tout évolue. Ca donne peut-être un peu d'espoir. :-)

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